Restrictions au commerce de biens provenant des colonies israéliennes: le Canada doit faire beaucoup plus!
Tiohtià:ke/Mooniyang/Montréal, le 10 septembre 2026 – Affaires mondiales Canada a émis, conjointement avec onze pays européens, un communiqué indiquant qu’il avait l’intention d’imposer « des restrictions nationales au commerce de biens avec des colonies illégales », sans fournir un échéancier ni préciser la nature de ces « restrictions. C’est flou et trop peu!
Ce faisant, le Canada se conformera partiellement à l’avis de la Cour internationale de justice émis le 19 juillet 2024, demandant à l’ensemble de la communauté internationale de cesser d’entretenir des liens avec les colonies israéliennes (toutes illégales) dans les Territoires palestiniens occupés. Ça vient un peu tard!
Nous nous félicitons que le Canada s’indigne enfin contre la volonté israélienne d’aller en appels d’offres pour le projet de colonies E1 qui aurait pour effet de couper la Cisjordanie en deux. Mais qu’en est-il des autres colonies?
Le communiqué fait également référence à l’accroissement de la violence des colons à l’encontre de la population palestinienne de Cisjordanie, sans plus de précisions, sans s’indigner des appels au meurtre de Palestinien.nes par des ministres du gouvernement israélien ni parler des menaces de nettoyage ethnique sous la forme de la déportation des Palestinien.nes dans des pays tiers. Encore une fois, trop peu!
Comment le Canada et ses 11 acolytes peuvent-ils répéter encore qu’ils sont préoccupés par la sécurité d’Israël, alors qu’Israël poursuit son génocide à Gaza, affamant et bombardant toujours la population civile de Gaza et y accroissant le territoire contrôlé par son armée, au mépris de l’accord supposément conclu en octobre 2025?
La Coalition du Québec URGENCE Palestine prend acte des déclarations récentes du gouvernement canadien, suite aux pressions constantes des mouvements de solidarité avec la Palestine. Mais la paix à Gaza et la justice pour la population palestinienne exigent beaucoup plus. À court terme, cela implique entre autres :
- un cessez-le-feu réel à Gaza;
- la fin du blocus de ce territoire par Israël;
- la fin du génocide et de la famine à Gaza;
- la fin de la campagne de nettoyage ethnique en Cisjordanie;
- la fin du système d’apartheid israélien;
- la fin de la torture des prisonniers palestiniens et leur libération;
- le retrait de l’armée israélienne des territoires palestiniens illégalement occupés à Gaza, en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.
En termes d’actions que le gouvernement canadien peut prendre, on est toujours en attente :
- de la reconnaissance du droit d’autodétermination du peuple palestinien et du droit du retour des réfugiés palestiniens;
- de l’imposition des sanctions contre Israël;
- de la résiliation du traité de libre-échange avec Israël;
- de la fin du commerce canadien d’armes avec Israël;
- de la conformité canadienne avec la Convention pour la prévention et la répression du génocide;
- et de tant d’autres mesures qui sont à la disposition du gouvernement canadien pour que sa complicité dans les crimes israéliens de guerre et contre l’humanité cesse.
Sur tous ces sujets, le gouvernement canadien reste muet.
Citation
«Comment le Canada et les 11 autres pays signataires de cette déclaration peuvent-ils affirmer sérieusement leur engagement “sans réserve” envers un État palestinien souverain, alors que leur déclaration est muette sur le génocide en cours à Gaza et qu’ils y laissent libre cours en ne faisant rien pour le faire cesser?»
– Raymond Legault, porte-parole, Coalition du Québec URGENCE Palestine


