Campagne CDPQ Archives - https://urgencepalestine.quebec/category/campagne-cdpq/ Mon, 22 Jun 2026 13:27:02 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://urgencepalestine.quebec/wp-content/uploads/2025/02/cropped-Coalition-du-Quebec-Urgence-Palestine-LOGO_RGB-32x32.png Campagne CDPQ Archives - https://urgencepalestine.quebec/category/campagne-cdpq/ 32 32 Violations des droits du peuple palestinien : La Caisse doit désinvestir https://urgencepalestine.quebec/violations-des-droits-du-peuple-palestinien-la-caisse-doit-desinvestir/ Mon, 22 Jun 2026 13:06:39 +0000 https://urgencepalestine.quebec/?p=1472 LETTRE DE 5 DIRIGEANT·ES DE GRANDS SYNDICATS, PARUE LE 19 JUIN 2026 DANS LAPRESSE.CA Les signataires demandent le retrait de

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LETTRE DE 5 DIRIGEANT·ES DE GRANDS SYNDICATS, PARUE LE 19 JUIN 2026 DANS LAPRESSE.CA

Les signataires demandent le retrait de certains actifs de la Caisse de dépôt et placement du Québec liés à des violations des droits humains en Palestine.

Caroline Senneville, présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN)
Mélanie Hubert, présidente de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE) ; ainsi que trois cosignataires*

 

Nous, représentantes et représentants des syndicats de travailleuses et travailleurs du secteur public et parapublic cotisant au RREGOP, avons été consternés d’apprendre que la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) avait investi, en date du 31 décembre 2025, 26,4 milliards de dollars dans 81 entreprises que la Coalition du Québec URGENCE Palestine et le Mouvement pour une paix juste considèrent comme complices de violations des droits du peuple palestinien.

Nous tenons à rappeler que depuis le 7 octobre 2023, les forces israéliennes ont tué plus de 73 000 Palestiniennes et Palestiniens et détruit la majorité des infrastructures essentielles de la bande de Gaza. Cette offensive a été qualifiée de génocide par de nombreuses organisations internationales, dont Amnistie internationale⁠1, Médecins sans frontières⁠2 et la Commission d’enquête indépendante de l’ONU⁠3. Ces violations de droits fondamentaux ne se limitent pas à l’assaut contre Gaza ; ils s’inscrivent dans la continuité de décennies d’occupation et de colonisation de la Palestine, en violation flagrante du droit international, comme l’a constaté dans un avis en 2024 la Cour internationale de justice⁠4.

La CDPQ a pour mission de gérer l’épargne collective des travailleuses et travailleurs du Québec, notamment via le Régime des rentes du Québec et le RREGOP.

Nous sommes convaincues et convaincus que la population québécoise est en droit de s’attendre à ce que son épargne soit investie dans des entreprises qui respectent les droits humains.

Des organismes comme Amnistie internationale et Oxfam-Québec mettent aussi en évidence les investissements de la Caisse dans des entreprises qui contribuent, expliquent-elles, au génocide, à l’occupation, à la colonisation ou à l’apartheid en Palestine⁠5,6. Les récentes analyses de la Coalition du Québec URGENCE Palestine et du Mouvement pour une paix juste⁠7 montrent que 81 entreprises dans lesquelles la Caisse investit se trouvent dans cette situation, notamment :

  • CAE, qui fournit des simulateurs de vol pour l’entraînement des pilotes d’avions de chasse de l’armée israélienne ;
  • Caterpillar, qui fournit de la machinerie lourde utilisée pour la construction de colonies illégales et la destruction systématique d’infrastructures en Cisjordanie et à Gaza ;
  • Alphabet, Amazon et Microsoft, qui fournissent des systèmes de stockage infonuagique pour les données de surveillance israéliennes utilisées pour contrôler, arrêter et tuer la population palestinienne à Gaza et dans les territoires occupés ;
  • Motorola Solutions, qui fournit de l’équipement de surveillance pour les colonies et du matériel de communication à l’armée israélienne.

C’est pourquoi nous exigeons que la Caisse entreprenne sans délai les démarches nécessaires pour mettre fin à tous ses liens avec des entreprises complices de violations des droits humains en Palestine. Concrètement, cela signifie :

  1. Exiger de l’ensemble des entreprises ciblées qu’elles cessent toutes leurs activités liées à des violations des droits humains en Palestine ;
  2. Advenant un refus, retirer l’ensemble des investissements de la CDPQ de ces entreprises.

Processus de contrôle

Nous nous attendons également à ce que la Caisse se dote d’un processus transparent de contrôle pour s’assurer qu’aucun de ses investissements présents ou futurs ne soit lié à de telles violations. La mise en place d’un tel processus doit impérativement se faire en concertation avec les acteurs et actrices de la société civile et du milieu syndical.

Cette démarche devrait aller de soi, puisque la CDPQ s’est elle-même dotée d’une politique des droits de la personne, qui s’appuie sur les Principes directeurs des Nations unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme. Dans cette politique, elle s’engage notamment à « assurer le respect des droits de la personne dans ses activités d’investissement » et à « faciliter l’accès à des voies de remédiation lors d’une violation grave en matière de droits de la personne ».

Nous savons que la Caisse a les moyens d’agir. Elle a déjà retiré ses investissements de l’industrie du tabac et de la production d’hydrocarbures. Elle a également mis fin à ses investissements dans des entreprises russes à la suite de l’invasion de l’Ukraine. Nous avons donc de la difficulté à comprendre comment la CDPQ peut justifier son inaction face à la situation en Palestine.

L’heure est grave. Il est temps que la Caisse de dépôt se montre à la hauteur de la confiance que lui porte la société québécoise : elle doit cesser de financer l’oppression du peuple palestinien, dès maintenant.

*Cosignataires : Guillaume Bouvrette, président, Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) ; Robert Comeau, président, Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) ; Benoît Lacoursière, président, Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ)

  1. Consultez une publication d’Amnistie internationale
  2. Consultez une publication de Médecins sans frontières (en anglais)
  3. Consultez une publication de l’ONU
  4. Consultez l’avis de la Cour internationale de justice
  5. Consultez une publication d’Oxfam-Québec
  6. Consultez une publication d’Amnistie internationale
  7. Consultez une analyse des investissements de la Caisse en 2025 par la Coalition du Québec URGENCE Palestine et le Mouvement pour une paix juste

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Analyse du rapport 2025 de la CDPQ https://urgencepalestine.quebec/264-milliards-de-dollars-dans-81-entreprises-analyse-du-rapport-cdpq/ Thu, 18 Jun 2026 16:07:53 +0000 https://urgencepalestine.quebec/?p=1442 26,4 milliards $ dans 81 entreprises. En 2025, le bas de laine des Québécois·es est demeuré complice des crimes d’Israël en Palestine.

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En 2025, le bas de laine des Québécois·es est demeuré complice des crimes d’Israël en Palestine

Une analyse conjointe de la Coalition du Québec URGENCE Palestine et de Just Peace Advocates/Mouvement pour une paix juste publiée le 18 juin 2026.

Version française PDF – cliquez ici
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Table des matières

Résumé

Présentation

1. Les crimes d’Israël en Palestine et les activités économiques complices

2. Nos sources d’information concernant la Caisse et les entreprises complices

3. Principaux résultats

4. Évolution des investissements depuis le rapport annuel 2024

4.1. Étude de cas: WSP et Alstom

Alstom

WSP

4.2. Retrait de certains investissements

4.3. Nouveaux investissements complices

4.4. Une nouvelle hausse des investissements dans le secteur militaire

4.5. CAE

4.6. Alphabet, Amazon et Microsoft : au service des crimes d’Israël

4.7. Airbnb, Booking et Expedia : le tourisme colonial

4.8. Caterpillar : la machinerie lourde criminelle

5. Conclusion

 


Résumé

Une analyse détaillée du rapport annuel 2025 de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) révèle que la Caisse investit, au 31 décembre 2025, 26,4 milliards $ dans 81 entreprises ayant des activités qui contribuent aux crimes d’Israël en Palestine*. Cela représente 5,1 % de l’actif net de la Caisse, qui s’établit à 517,3 milliards $ à la même date.

Un an plus tôt, au 31 décembre 2024, la Caisse investissait 27,4 milliards $ dans 76 entreprises complices des crimes d’Israël, ce qui représentait 5,8 % du total de ses investissements qui s’élevaient alors à 473,3 milliards $.

Globalement, la situation n’a donc pas beaucoup changé de 2024 à 2025. Mais cela ne veut pas dire que rien n’a changé. Car la Caisse a tout de même démontré, dans quelques cas, un intérêt à désinvestir ou à faire pression sur une entreprise pour qu’elle mette fin à ses activités problématiques. Dans le cas de la multinationale québécoise WSP Global Inc, la Caisse a dit être intervenue auprès de l’entreprise pour qu’elle se départisse de ses activités dans ce que l’ONU considère être les territoires palestiniens occupés… sans formuler les choses ainsi évidemment. Cette décision est certainement à mettre au compte des pressions exercées sur l’institution par un ensemble d’acteurs d’ici et d’ailleurs, dont la campagne « Sortons la Caisse des crimes en Palestine ».

* Les entreprises identifiées comme complices de crimes contre le peuple palestinien se retrouvent dans une ou plusieurs des six listes suivantes  : base de données des Nations Unies, projet AFSC Investigate, Canada : Stop Arming Israel, Who Profits, Don’t Buy Into Occupation et Campaign Against Arms Trade.

Présentation

La présente analyse du rapport annuel 2025 de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) a été réalisée conjointement par la Coalition du Québec URGENCE Palestine et Just Peace Advocates/Mouvement pour une paix juste. Les deux organisations ont aussi produit une analyse conjointe du rapport 2024 de la Caisse.

La Coalition est un regroupement de 54 organisations syndicales, communautaires et citoyennes qui a lancé, le 17 mars 2025, la campagne panquébécoise Sortons la Caisse des crimes en Palestine. Le Mouvement pour une paix juste est une organisation indépendante de défense des droits humains. Il a réalisé des analyses similaires des investissements de la CDPQ pour les années 2021, 2022 et 2023, en collaboration avec Palestiniens et Juifs unis et Canadian BDS Coalition.

Encore cette année, l’analyse vise à mettre en lumière le fait troublant et inacceptable que la CDPQ continue d’investir l’argent des Québécois·es dans des entreprises ayant des activités complices des crimes actuels commis par Israël en Palestine : génocide, occupation, colonisation, apartheid et toutes formes de violations des droits humains des Palestinien·nes et du droit international associées à ces crimes.

1. Les crimes d’Israël en Palestine et les activités économiques complices

Les colonies israéliennes dans le Territoire palestinien occupé (TPO), qui comprend la bande de Gaza et la Cisjordanie (incluant Jérusalem-Est), ont été déclarées contraires au droit international par la Cour internationale de justice (CIJ) en 2004. En 2016, le Conseil de sécurité des Nations unies a réaffirmé que l’établissement de ces colonies par Israël constituait une violation flagrante du droit international.

Le 19 juillet 2024, la CIJ a confirmé de nouveau l’illégalité de l’occupation et de la colonisation israéliennes des territoires palestiniens occupés depuis 1967 et a ordonné qu’elles cessent dans les plus brefs délais. La Cour a déclaré que tous les États – ce qui inclut le Canada et le Québec – doivent « prendre des mesures pour empêcher les échanges commerciaux ou les investissements qui aident au maintien de [l’occupation illégale] » (par. 278), ce qui inclut les investissements de la CDPQ.

Le 18 septembre 2024, l’Assemblée générale des Nations Unies a donné à Israël un maximum d’un an pour mettre un terme à son occupation et sa colonisation illégales du TPO. Deux mois plus tard, la Cour pénale internationale (CPI) a lancé des mandats d’arrêt contre Benjamin Netanyahou et Yoav Gallant pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité à Gaza.

Le 26 janvier 2024, la CIJ a rendu une ordonnance dans une affaire intentée par l’Afrique du Sud contre Israël pour ses violations de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide de 1948 dans le cadre de son assaut militaire contre Gaza. La CIJ a reconnu qu’il existe un risque plausible de génocide à Gaza et a ordonné des mesures conservatoires qu’Israël n’a pas respectées. La CIJ continuera d’entendre l’affaire au cours des prochaines années. Il revient aux États, dont le Canada et le Québec, de poser des actions immédiates pour faire cesser le génocide qui est toujours en cours à Gaza.

Le 31 août 2025, l’Association internationale des chercheurs en génocide a adopté une résolution déclarant que « les politiques et actions d’Israël à Gaza répondent à la définition juridique du génocide ».

Le 16 septembre 2025, la Commission d’enquête internationale indépendante de l’ONU sur le territoire palestinien a publié un rapport affirmant qu’Israël avait commis un génocide à l’égard des Palestinien·nes.

Le 2 juillet 2025, la Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la situation des droits humains dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967, Me Francesca Albanese, a rendu public son troisième rapport intitulé De l’économie d’occupation à l’économie de génocide. Le rapport examine le rôle que les entreprises israéliennes et internationales ont joué dans la mise en œuvre, le maintien et l’extension de l’occupation et de la colonisation illégales du territoire palestinien par Israël depuis 1967. Et comment leur participation s’est poursuivie et s’est même accrue dans la phase génocidaire du projet de dépossession du peuple palestinien. Le rapport pointe spécifiquement la CDPQ parmi les facilitateurs du secteur financier qui acheminent « des fonds essentiels vers les acteurs publics et privés qui soutiennent l’occupation israélienne et l’apartheid, bien que de nombreuses entreprises du secteur se soient engagées à respecter les Principes pour l’investissement responsable et le Pacte mondial des Nations Unies ».

Le droit international interdit de fournir des armes, de la machinerie, de l’équipement, des matériaux, des produits et des services de quelque nature que ce soit qui contribuent au génocide à Gaza, à la création, au maintien ou à l’expansion des colonies israéliennes, au régime d’apartheid israélien et à l’occupation militaire en Palestine. Toute forme de complicité avec les crimes d’Israël doit cesser immédiatement.

2. Nos sources d’information concernant la Caisse et les entreprises complices

Le rapport annuel 2025 de la CDPQ a été rendu public le 6 mai 2026. Notre analyse  a porté spécifiquement sur la liste des investissements sur les marchés publics et privés au 31 décembre 2025 que l’on retrouve dans le document Renseignements additionnels au Rapport annuel 2025 (pp. 32 à 133).

Nous avons comparé la liste des investissements de la CDPQ avec six sources crédibles et reconnues qui fournissent des informations concernant des entreprises ayant des activités économiques en lien avec les crimes commis par Israël en Palestine : génocide, occupation, colonisation, apartheid et toutes formes de violations des droits humains des Palestinien·nes et du droit international associées à ces crimes.

Toutes ces listes sont des sources importantes d’information. Les cinq dernières proviennent d’organisations de la société civile qui surveillent méthodiquement les agissements d’un grand nombre d’entreprises, souvent depuis plusieurs années. La base de données des Nations unies ne saurait être considérée comme suffisante. D’une part, elle se concentre sur les compagnies engagées dans des activités de colonisation et ne comprend aucune compagnie d’armement. D’autre part, de son propre aveu, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH) n’a pas les ressources suffisantes pour faire un travail exhaustif. Lors de la dernière mise à jour, il avait reçu 733 contributions concernant l’implication alléguée de 596 entreprises. Faute de ressources suffisantes, le HCDH a dû prioriser l’examen de 215 entreprises, y compris les 97 entreprises répertoriées lors de la mise à jour de 2023. Sa liste comprend maintenant 158 entreprises.

Il est à noter que la majorité des entreprises se retrouvent dans plusieurs de ces listes.

3. Principaux résultats

Le rapport annuel  pour l’exercice se terminant au 31 décembre 2025 indique que la CDPQ a investi 26,4 milliards $ dans 81 entreprises complices de crimes d’Israël en Palestine. Cela représente 5,1% du total des actifs de la CDPQ, qui s’élèvent à 517,3 milliards $.

Le tableau suivant (Tableau 1) fournit la liste de ces entreprises, ainsi que le nombre d’actions que la  CDPQ y détient et la valeur de ces actions en millions de dollars (M$).

TABLEAU 1
Liste des investissements de la CDPQ au 31 décembre 2025 dans 81 entreprises complices

Entreprise Actions Valeur (M$)
ABB Ltd (2) (4) 615 024 63
ACS Actividades de Construcción y Servicios SA (1) 146 616 20
Airbnb Inc (1) (2) (4) (5) 984 268 183,1
Allianz SE (2) 497 649 312,8
Allison Transmission Holdings Inc (2) 596 888 80,1
Alphabet Inc (2) (3) (5) Classe A 7 243 276 3 107,7
Classe C 1 588 368 683,2
Amazon.com Inc (2) (3) (5) 7 786 509 2 463,6
Ametek Inc (6) 315 235 88,7
Amphenol Corp (6) 1 493 722 276,7
AP Moller – Maersk AS (2) (4) (5) 1 206 3,8
Asseco Poland SA (2) 22 512 2
Atlas Copco AB (2) (4) Classe A 3 901 291 96,3
Classe B 701 512 15,5
BAE Systems PLC (2) (3) (5) (6 3 002 133 94,9
Booking Holdings Inc (1) (2) (4) (5) 83 450 612,6
BRP Inc (2) Actions 977 000 94,8
Valeurs convertibles 500 *
CAE Inc (3) Actions 30 917 402 1 290,5
Obligations 78,2
Carrefour SA (2) (4) (5) 309 800 7,1
Caterpillar Inc (2) (3) (4) (5) (6) 480 122 377
Cemex SAB de CV (2) (4) 20 390 758 33,9
Cisco Systems Inc (2) (3) (4) (5) 4 228 315 446,5
CNH Industrial NV (2) (4) (5) 539 700 6,9
Coca-Cola Co, The (2) (5) 2 127 060 203,8
Curtiss-Wright Corp (3) (6) 41 038 31
Dell Technologies Inc (2) (4) (5) 80 100 13,8
Doosan Bobcat Inc (2) 37 355 2,1
Doosan Co Ltd (2) 5 135 3,8
Doosan Enerbility Co Ltd (2) 305 465 21,9
Expedia Group Inc (1) (2) (4) (5) 575 023 223,3
FANUC Corp (2) (3) (5) 533 345 28,4
First Solar Inc (2) (4) 18 448 6,6
Ford Motor Company (2) (3) (4) (5) 3 401 309 61,2
Fosun International Ltd (1) (2) 1 016 538 0,8
General Dynamics Corp (2) (3) (5) (6) 96 840 44,7
General Electric Co (maintenant GE Aerospace)  (2) (3) (4) (5) (6) 542 830 229,2
General Motors Co (2) (3) (4) 2 649 082 295,3
HD Hyundai Heavy Industries Co Ltd (2) 46 246 22,4
HDI Aerospace Intermediate Holding III Corp (Héroux-Devtek) (3) Obligations 100 *
Heidelberg Materials AG (1) (2) (4) (5) 290 267 104,2
Hitachi Ltd (2) (4) 6 514 168 279,2
Honeywell International Inc (2) (3) (5) (6) 435 639 116,5
Howmet Aerospace Inc (3) 591 680 166,3
Hyundai Heavy Industries Co Ltd (2) 258 379 100,1
Intel Corp (2) (5) 1 393 936 70,5
International Business Machines Corp (2) (4) (5) 208 434 84,6
Kongsberg Gruppen ASA (2) 927 275 32,6
L3Harris Technologies Inc (2) (3) (5) (6) 382 032 153,7
Leonardo SpA (2) (3) (4) (5) (6) 183 780 14,5
Logitech International SA (2) 1 326 296 187,1
Mercedes Benz Group AG (2) (4) (5) 765 839 74,1
Meta Platforms Inc (2) (5) Classe A 1 915 837 1 733,5
Obligations 51,1
Microsoft Corp (2) (3) (4) (5) 6 397 356 4 240,9
Minerals Technologies Inc (2) (4) 62 000 5,2
Mitsubishi Corp (2) (4) 360 585 11,3
Motorola Solutions (1) (2) (4) (5) 270 919 142,4
NVIDIA Corp (2) 17 181 325 4 392,3
Oracle Corp (4) (5) 44 820 12
Oshkosh Corp (2) (4) (5) 263 239 45,3
Palantir Technologies Inc (2) (3) (5) 22 331 5,4
PayPal Holdings Inc (2) 2 061 821 165
Phoenix Financial Ltd (2) 175 500 9,9
QinetiQ Group PLC (6) 547 400 4,5
Rheinmetall AG (3) (6) 4 953 12,4
Rolls-Royce Holdings PLC (2) (4) (5) (6) 13 628 828 288,9
RTX Corp (2) (3) (5) (6) 499 361 125,5
Safran SA (3) (6) 428 944 205,3
Siemens AG (2) (4) (5) 438 481 168,8
Smiths Group PLC (3) (6) 106 857 4,6
Solvay SA (2) (4) 54 100 2,4
Sony Group Corp (2) (4) 4 396 625 154,7
Tata Motors Ltd (2) 752 543 4,8
Teledyne Technologies Inc (6) 225 931 158,2
Textron Inc (2) (6) 334 500 40
Thermo Fisher Scientific Inc (6) 315 957 251
Top Aces Inc (3) 100 *
Toyota Motor Corp (2) (4) (5) 4 072 487 119,5
Trelleborg AB (6) 27 714 1,6
Vinci SA (2) (5) 200 381 38,7
Vintage Fund of Funds VI (Israel) LP ** Actions 100 *
Volvo AB (2) (4) (5) 219 600 9,7
Wartsila Oyj Abp (6) 3 593 053 175,8
Woodward Inc (2) (5) 12 100 5
TOTAL 26 396,3
Sources : (1) ONU (2) AFSC (3) World Beyond War (4) Who Profits (5) Don’t Buy Into Occupation (6) Campaign Against Arms Trade
* La Caisse ne fournit pas les montants exacts des investissements sur les marchés privés, mais des intervalles de valeurs. Faute de données plus précises, nous avons retenu la valeur médiane: 100 pour l’intervalle [0-200] et 500 pour l’intervalle [400-600].

** Vintage Fund of Funds VI (Israel) LP est un fond d’investissement israélien dont le dépositaire est Bank Leumi (1) (2) (4) (5); il a donc été inclus.

4. Évolution des investissements depuis le rapport annuel 2024

Du 31 décembre 2024 au 31 décembre 2025, les investissements de la Caisse dans des compagnies complices des crimes d’Israël en Palestine ont diminué de 1 milliard $ , passant de 27,4 milliards $ à 26,4 milliards, soit 5,8 % et 5,1 % des actifs de la Caisse à ces dates respectives. De 2023 à 2024, nous avions plutôt constaté une augmentation de 5,3 milliards $.

En comparant les données au 31 décembre 2025 avec celles de l’année précédente, on constate que cette diminution globale de 1 milliard $ est le résultat de plusieurs changements en directions opposées, parfois plus significatifs :

  • Alstom et WSP Global, deux entreprises qui constituaient des investissements majeurs de la Caisse au 31 décembre 2024 (2,6 milliards $ et 5,2 milliards $ respectivement) ont cessé leurs activités complices au cours de l’année 2025; à lui seul, ce changement représente une réduction de facto de 7,8 milliards $ des investissements problématiques de la Caisse. Voir la section 4.1.
  • La Caisse n’investit plus dans 14 des compagnies complices recensées l’an dernier. Cela représente une réduction de 649,5 millions $ de ses investissements problématiques. Voir la section 4.2.
  • Par ailleurs, la Caisse investit dans 9 nouvelles entreprises complices, pour un total de 180,4 millions $. Voir la section 4.3.
  • Il y a aussi un bloc de 60 entreprises citées dans l’analyse du rapport 2024 dans lesquelles la Caisse a maintenu des investissements d’une fin d’année à l’autre. Du 31 décembre 2024 au 31 décembre 2025, le total de ces investissements est passé de 19 milliards $ à 24,8 milliards $, une augmentation de 5,8 milliards $. À elles seules, sept entreprises sont responsables des trois quarts de cette augmentation :
    • Les investissements de la Caisse dans quatre entreprises du secteur technologique (Alphabet, Amazon, Microsoft et NVIDIA) sont passés de 11,2 milliards $ (fin-2024) à 14,9 milliards $ (fin-2025).
    • Les investissements de la Caisse dans trois entreprises du secteur tourisme (Airbnb, Booking et Expedia) sont passés de 330 millions $ à 1 milliard $. Notons que ces trois entreprises sont sur la liste de l’ONU depuis plusieurs années.
  • Aussi, 12 nouvelles entreprises dans lesquelles la Caisse investit ont été identifiées comme complices. Il ne s’agit pas de nouveaux investissements, puisque la Caisse détenait déjà ces actifs en date du 31 décembre 2024: elles ont plutôt été ajoutées dans la mise à jour des listes de référence qui ont servi à l’analyse du rapport 2025. Leur valeur totale représente près de 1,5 milliards $.
  • Au 31 décembre 2025, les investissements de la Caisse dans des entreprises du secteur militaire complices du génocide à Gaza ont augmenté de 500 millions $. Voir la section 4.4

4.1. Étude de cas: WSP et Alstom

WSP Global est une multinationale québécoise de génie-conseil, et Alstom est une multinationale française du secteur des transports, dont le siège pour la région des Amériques est situé au Québec. Au 31 décembre 2025, elles représentent toutes deux des investissements importants de la CDPQ, avec respectivement 4,6 milliards $ pour WSP et 3,3 milliards $ pour Alstom. Pendant plusieurs années, ces deux entreprises ont joué un rôle dans l’expansion et le maintien des colonies israéliennes illégales en Cisjordanie occupée, y compris à Jérusalem-Est.

Alstom

Alstom a fourni les wagons pour le projet de train léger de Jérusalem, et en assurait l’entretien via sa filiale Citadis. Ce projet a permis de relier des colonies israéliennes de Jérusalem-Est, facilitant le transfert de colons en violation flagrante du droit international. Alstom a fait l’acquisition de Bombardier Transport en 2021. En tant que partie intégrante d’Alstom, Bombardier Transport a fourni à Israël des trains et de l’équipement pour la ligne A1 Jérusalem – Tel-Aviv. Ce train coupe à travers la Cisjordanie occupée et passe sur des terres palestiniennes publiques et privées, dont certaines ont été confisquées pour le projet. Ceci est illégal en droit international, d’autant plus que la ligne A1 est réservée aux citoyens israéliens et ne relie aucune ville en Palestine occupée.

Depuis 2023, Alstom affirme n’avoir plus aucune activité dans (ou en lien avec) le territoire palestinien occupé. La compagnie a finalement été retirée de la liste de l’ONU en septembre 2025. Alors que le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH) est transparent envers les compagnies qui font l’objet d’une enquête de sa part, il n’est absolument pas transparent envers le public quant aux raisons de ses décisions de retrait. Suite à la décision du HCDH, nous avons retiré Alstom de notre liste des investissements complices de la Caisse en 2025.

WSP

De son côté, WSP a assuré l’électrification de la ligne Jérusalem – Tel-Aviv via sa filiale Parsons Brinckerhoff, acquise en 2014. WSP a aussi joué un rôle essentiel dans le projet de train léger de Jérusalem, dont elle a supervisé la réalisation pour le compte de l’État israélien, en faisant notamment la révision des plans et le contrôle de qualité.

En 2022, Just Peace Advocates et l’organisation palestinienne de défense des droits humains Al-Haq ont présenté une demande conjointe à l’ONU pour que WSP Global soit ajoutée à la base de données. En 2024, en réponse à un appel de la rapporteuse spéciale des Nations unies, Francesca Albanese, les deux organisations ont de nouveau soumis une demande d’ajout de WSP à la base de données des Nations unies sur les entreprises complices.

En septembre 2025, le journal d’affaires israélien Globes rapporte que WSP a l’intention de fermer sa branche israélienne. WSP justifie ce retrait par une décision de réduire sa présence dans des « petits pays ». Mais l’article laisse plutôt entendre que c’est le résultat des « fortes pressions subies par les compagnies occidentales pour qu’elles cessent leurs opérations en Israël à cause de la guerre à Gaza ». Quelques semaines plus tard, l’ONU publie la liste mise à jour, où WSP reste absente.

En février 2026, le média Web Pivot publie les résultats de son enquête révélant que WSP a cédé sa filiale israélienne à l’équipe de direction locale, qui en aurait changé le nom pour « PBIL Consulting Engineers LTD ». Mais des zones d’ombre demeurent quant à son indépendance complète, la transaction n’ayant été annoncée officiellement ni par le vendeur, ni par l’acquéreur, et le nom de domaine de la nouvelle compagnie (pbisrael.com) semblant toujours appartenir à WSP.

En mai 2026, en commission des finances publiques, le PDG de la Caisse, Charles Emond, a confirmé que WSP n’avait plus d’activités en Israël : « Dans le cas de WSP, où on est un actionnaire majeur, on a eu des discussions et ils ont indiqué publiquement avoir cédé ces opérations ». Il a qualifié le retrait d’Israël de WSP de « résultat tangible » de l’intervention de la Caisse.

Le retrait de WSP démontre la capacité d’action bien réelle de la Caisse en tant qu’actionnaire principal. Mais il illustre avant tout l’impact de l’ensemble des pressions sur les entreprises (comme WSP) et les institutions (comme la Caisse) pour qu’elles coupent tout lien avec l’occupation et la colonisation israéliennes. On pense ici aux mémoires de Just Peace Advocates au HCDH, à la campagne de désinvestissement de la Coalition, mais aussi au rapport de Francesca Albanese qui épinglait spécifiquement la Caisse, et même à certains pays qui commencent à exiger des compagnies soumissionnaires de gros projets que leurs activités en Israël soient conformes au droit international et respectent les droits humains. Le retrait de WSP et l’intervention de la Caisse en ce sens sont des victoires à mettre au compte de ce large mouvement, dont nous faisons partie.

Ceci dit, le manque d’honnêteté et de transparence de WSP et de la Caisse dans toute cette affaire demeure condamnable. Leur adhésion aux Principes directeurs de l’ONU relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme en est une de façade seulement. Sans reconnaître, encore aujourd’hui, qu’elles ont été partie prenante de violations des droits des Palestiinien·nes pendant tant d’années, elles se dérobent à leur obligation de « prévoir des mesures de réparation ou collaborer à leur mise en œuvre suivant des procédures légitimes » (Article 22).

4.2. Retrait de certains investissements

En comparant les rapports annuels 2024 et 2025, on constate que la CDPQ a retiré ses investissements de 14 entreprises présentées ci-dessous (Tableau 2), qui représentaient, en 2024, un total de 649,5 millions $.


TABLEAU 2
Liste des entreprises dans lesquelles la CDPQ n’investit plus au 31 décembre 2025

Entreprises 2024 2025
Actions Valeur (M$) Actions
Airbus SE (6) 184 600 42,6 0
Apollo Global Management Inc (2) 1 500 0,4 0
Boeing Company, The (2) (3) (4) (5)  (6) 405 517 103,2 0
Canon Inc (2) 260 748 12,3 0
Hewlett Packard Enterprise Co (2) (3) (4) (5) 3 346 799 102,8 0
Leidos Holdings Inc (2) (3) 96 578 20,0 0
Lockheed Martin Corp (2) (3) (5) (6) 228 692 159,8 0
Northrop Grumman Corp (2) (3) (5) (6) 79 695 53,8 0
Orbia Advance Corp SAB de CV (2) 7 602 500 7,9 0
Syensqo SA (4) (5) 20 400 2,1 0
Tempur Sealy International Inc (2) (4) * 216 196 17,6 0
Terex Corp (2) (4) 256 0,0 0
Teva Pharmaceutical Industries Ltd (2) (4) 616 753 19,7 0
Thales SA (2) (3) (6) 519 882 107,3 0
TOTAL 649,5 0
Sources : (1) ONU (2) AFSC (3) World Beyond War (4) Who Profits (5) Don’t Buy Into Occupation (6) Campaign Against Arms Trade
* Tempur Sealy a cessé ses activités dans le territoire palestinien occupé en 2025, et a donc été retiré de la liste d’analyse.

On note que cinq de ces entreprises sont du secteur militaire : Airbus, Boeing, Lockheed Martin, Northrop Grumman et Thales. Cependant, cela n’est pas une indication d’une volonté de la Caisse de cesser d’investir dans des entreprises du complexe militaro-industriel qui alimentent la machine de guerre israélienne. D’une part, parce que le rapport trimestriel de la Caisse à la U.S. Securities and Exchange Commission en date du 31 mars 2026 indique que les investissements ont repris dans Boeing et dans Northrop Grumman. D’autre part, parce que les investissements complices de la Caisse dans le secteur militaire ont augmenté de 10,7 %; voir la section 4.4.

Teva Pharmaceutical Industries Ltd est une entreprise pharmaceutique israélienne. La Caisse y investissait fin-2022 et fin-2024. Mais elle n’y investissait pas fin-2023 et fin-2025. Donc pas de volonté claire de désinvestissement dans ce cas non plus.

4.3. Nouveaux investissements complices

En 2025, la CDPQ a investi dans 9 entreprises dans lesquelles elle n’avait aucun investissement au 31 décembre 2024, pour un total de 180,4 millions $. Cela inclut 3 nouvelles entreprises militaires.

TABLEAU 3
Liste des nouveaux investissements complices de la CDPQ au 31 décembre 2025

Entreprises Actions – 2025 Valeur (M$) – 2025
AP Moller – Maersk AS 1 206 3,8
Ford Motor Company 3 401 309 61,2
Fosun International Ltd 1 016 538 0,8
Leonardo SpA 183 780 14,5
Oshkosh Corp 263 239 45,3
Phoenix Financial Ltd 175 500 9,9
Smiths Group PLC 106 857 4,6
Trelleborg AB 27 714 1,6
Vinci SA 200 381 38,7
TOTAL 180,4

 

4.4.               Une nouvelle hausse des investissements dans le secteur militaire

 

En date du 31 décembre 2025, la Caisse investissait 4,2 milliards $ dans 27 entreprises du secteur militaire, une augmentation de 24 % par rapport aux 3,4 milliards de dollars d’investissements dans 24 entreprises identifiées l’an dernier. Rappelons que notre analyse de l’an dernier avait révélé que ces mêmes investissements complices étaient passés de 2 milliards $ à 3,4 milliards $ entre 2023 et 2024, soit une augmentation de 70 %.

D’un côté, la Caisse a investi dans 3 nouvelles entreprises militaires: Leonardo, Smiths Group et Trelleborg. De l’autre, la Caisse ne détenait plus aucun actif dans 5 entreprises militaires identifiées dans le rapport de l’an dernier: cela dit, comme expliqué plus haut, ce retrait ne relève pas d’une volonté de désinvestissement.

Il faut cependant noter que les résultats de cette année incluent 5 nouvelles entreprises dans lesquelles la Caisse détenait déjà des actifs au 31 décembre 2024. Or, ces entreprises ne faisaient pas partie des bases de données utilisées pour l’analyse de l’an dernier. Elles ont donc été incluses seulement dans l’analyse de cette année. En prenant en compte ce facteur, l’augmentation réelle des investissements militaires de la Caisse est de 409,5 millions $, soit d’environ 10,7 %. Il s’agit d’une augmentation comparable à l’évolution de l’actif global net de la Caisse, de 9,3% en 2025. En conclusion, on constate que le poids relatif des investissements complices de la Caisse dans le secteur militaire s’est maintenu autour de 0,8 % de son portefeuille.

Le tableau ci-dessous présente l’évolution des actifs de la Caisse dans ces 32 entreprises (Tableau 4).

TABLEAU 4
Variation des investissements dans des entreprises du secteur militaire, entre le 31 décembre 2024 et le 31 décembre 2025

Entreprises Actions

Variation 2024-2025

Valeur (M$) Variation 2024-2025
Airbus SE (2) –          184 600 –          42,6
Allison Transmission Holdings Inc (3) +         152 370 +         11
Ametek Inc +         157 050 +         47,7
Amphenol Corp –          1 014 736 +         26,1
BAE Systems PLC +         1 662 440 +         67,2
Boeing Company, The (2) –          405 517 –          103,2
CAE Inc Actions 0 +         162,0
Obligations +         0,1
Curtiss-Wright Corp +         27 342 +         24
General Dynamics Corp –          125 269 –          39,5
General Electric Co –          356 790 +         13,4
HDI Aerospace Intermediate Holding III Corp (Héroux-Devtek) ? ?
Honeywell International Inc –          332 693 –          133,1
Howmet Aerospace Inc +         114 436 +         91,2
Kongsberg Gruppen ASA +         154 118 –          92,7
L3Harris Technologies Inc +         307 032 +         131
Leonardo SpA (1) +         183 780 +         14,5
Lockheed Martin Corp (2) –          228 692 –          159,8
Northrop Grumman Corp (2) –          79 695 –          53,8
QinetiQ Group PLC (3) –          1 294 753 –          9,3
Rheinmetall AG –          23 915 –          14
Rolls-Royce Holdings PLC +         2 398 790 +         173,9
RTX Corp +         498 561 +         125,4
Safran SA +         187 630 +         129,1
Smiths Group PLC (1) +         106 857 +         4,6
Teledyne Technologies Inc –          68 170 –          38,1
Textron Inc +         243 200 +         30
Thales SA (2) –          519 882 –          107,3
Thermo Fisher Scientific Inc (3) –          8 052 +         8,6
Top Aces Inc (3) ? ?
Trelleborg AB (1) +         27 714 +         1,6
Wartsila Oyj Abp (3) +         2 875 070 +         157,5
Woodward Inc –          75 466 –          16
TOTAL +         409,5
(1) Entreprise dans laquelle la Caisse ne détenait aucun actif en date du 31 décembre 2024.

(2) Entreprise dans laquelle la Caisse ne détenait aucun actif en date du 31 décembre 2025.

(3) Nouvelle entreprise identifiée dans laquelle la Caisse détenait des actifs en date du 31 décembre 2024.

Dans l’ensemble, la CDPQ a augmenté le nombre d’actions qu’elle détenait dans 14 entreprises d’armements (dont 3 nouvelles entreprises).

  • 7 fois plus d’actions de L3Harris, fabricant de composants qui sont intégrés dans de nombreux systèmes d’armes de l’armée israélienne, notamment dans les bombes air-sol et dans ses avions, chars et navires de guerre. L3Harris possède plusieurs succursales au Canada, dont une à Mirabel.
  • 2 fois plus d’actions de BAE, qui fournit à l’armée israélienne une large gamme d’armements, notamment des composants pour avions de combat, des munitions, des kits de lancement de missiles et des véhicules blindés.

4.5. CAE

CAE est une entreprise basée à Montréal qui fabrique différents simulateurs d’appareils. Bien qu’une part de ses activités concerne l’aviation civile, CAE fabrique également des simulateurs pour des appareils militaires, notamment des avions de chasse, des hélicoptères d’attaque (Apache et Black Hawk), des drones militaires et des navires de guerre.

CAE a travaillé en partenariat avec plusieurs entreprises militaires israéliennes, dont IAI, Aeronautics Defense Systems et Elbit Systems. L’entreprise a également fourni des simulateurs d’avions de combat à l’armée israélienne. Cet équipement a servi à entraîner les pilotes israéliens qui ont conduit les frappes meurtrières contre la population palestinienne lors de l’assaut génocidaire à Gaza.

Par ailleurs, CAE a été citée dans le rapport Exposing Canadian Military Exports to Israel publié en juillet 2025 dans le cadre de la campagne Arms Embargo Now. Le rapport révèle qu’entre juin 2024 et avril 2025, l’entreprise a fait pas moins de 6 livraisons de matériel militaire vers Israël. En ce sens, CAE collabore à ce jour encore étroitement avec l’armée israélienne, et se rend donc complice des crimes de guerre perpétrés contre la population palestinienne.

En date du 31 décembre 2025, la Caisse détenait près de 1,4 milliard $ d’actifs dans CAE, dont près de 10 % des actions de l’entreprise. En tant qu’un des principaux actionnaires, il va sans dire que la Caisse dispose d’un levier de pression important pour que CAE rompe tous ses liens avec Israël, comme elle a pu le faire dans le cas de WSP.

4.6. Alphabet, Amazon et Microsoft : au service des crimes d’Israël

Les géants du numérique – Alphabet, Amazon et Microsoft – fournissent depuis des années une infrastructure essentielle au gouvernement, à l’armée, aux services de renseignement et au système carcéral israéliens. Leurs technologies soutiennent la surveillance de masse des Palestinien·nes, l’administration du système d’apartheid qui les encarcane, et le fonctionnement des colonies israéliennes illégales.

Les ressources informatiques d’Alphabet, d’Amazon et de Microsoft ont aussi joué un rôle déterminant dans le génocide à Gaza. Dès le début, pour les préparatifs de l’invasion terrestre de Gaza, l’armée israélienne s’est tournée vers leurs parcs de serveurs, leur puissance de calcul et leurs outils d’intelligence artificielle. En mars 2024, la consommation des services d’intelligence artificielle de Microsoft Azure par l’armée israélienne était 64 fois supérieure à ce qu’elle était avant le début du génocide.

Le 6 août 2025, une enquête conjointe du Guardian et des webmagazines israéliens Local Call et +972 révélait que Microsoft avait développé une version sur mesure d’Azure pour l’Unité 8200 du renseignement israélien, qui lui servait à héberger les fichiers audio de millions d’appels cellulaires passés chaque jour par des Palestinien·nes à Gaza et en Cisjordanie. Le 25 septembre, la compagnie a cessé de fournir ses services cloud destinés à cette unité, et le 11 mai 2026 elle a limogé le directeur général de sa filiale israélienne. Mais ce n’était là qu’une des facettes de la collaboration de Microsoft avec l’occupation, la colonisation et le génocide.

Au 31 décembre 2025, la Caisse investissait :

  • 3,8 milliards $ dans Alphabet;
  • 2,5 milliards $ dans Amazon;
  • 4,2 milliards $ dans Microsoft.

4.7. Airbnb, Booking et Expedia : le tourisme colonial

En plus du génocide actuel à Gaza, Israël dépossède le peuple palestinien depuis des décennies, par son déplacement forcé et son remplacement par une population de colons israéliens. Actuellement, plus de 700 000 colons vivent illégalement en territoires palestiniens occupés.

Au mépris du droit international, des compagnies de partout dans le monde contribuent à la construction et au développement des colonies, et à la normalisation de cette colonisation.

Des compagnies comme Airbnb, Booking et Expedia proposent des locations dans des colonies israéliennes illégales et les présentent comme étant en Israël plutôt que dans les territoires palestiniens occupés. Elles fournissent ainsi des emplois et des revenus aux colons, tout en dissimulant aux clients que leurs paiements soutiennent la colonisation. Et elles se rendent complices de discrimination contre les Palestinien·nes de Cisjordanie, qui n’ont pas accès à ces endroits contrairement aux Israéliens et aux touristes.

Au 31 décembre 2025, la Caisse investissait :

  • 183 millions $ dans Airbnb;
  • 613 millions $ dans Booking;
  • 223 millions $ dans Expedia.

Rappelons que ces trois entreprises sont sur la liste de l’ONU depuis plusieurs années.

4.8. Caterpillar : la machinerie lourde criminelle

Depuis 1967, 62 000 maisons palestiniennes ont été démolies en Cisjordanie et à Jérusalem-Est par l’armée israélienne. Des bulldozers blindés D-9 de la compagnie Caterpillar sont souvent utilisés pour ces démolitions. Ils ont aussi servi à la construction des colonies, où vivent illégalement 700 000 Israéliens. Et ils ont aussi servi à construire le mur de l’apartheid, permettant à Israël de s’emparer de 10 % du territoire de la Cisjordanie.

Ces mêmes bulldozers ont servi au génocide à Gaza. Comme éclaireurs et démolisseurs pour l’avancée des troupes au sol. Comme principal outil pour la destruction systématique de quartiers et de villes entières, comme la ville de Rafah. Et comme arme pour écraser des civil·es palestinien·nes ou les enterrer une fois assassinés.

Au 31 décembre 2025, la Caisse investissait 377 millions de dollars de NOTRE ARGENT dans Caterpillar…

5. Conclusion

Les investissements complices de la Caisse ont diminué de 1 milliards $ au cours de l’année 2025, soit une réduction de 3,6 %. Mais comme nous ne comptabilisons plus, comme investissements complices, les actifs de 7,9 milliards $ de la Caisse dans Alstom et WSP, cela indique plutôt une augmentation importante des autres investissements complices de la Caisse! En outre, nous constatons une croissance de 10,7 % des investissements de la Caisse dans les entreprises militaires qui profitent du génocide à Gaza; de 30 % dans Alphabet, Amazon et Microsoft; de 208 % dans Airbnb, Booking et Expedia.

Depuis plus de trois ans, divers acteurs de la société civile québécoise interviennent auprès de la Caisse afin qu’elle reconnaisse le caractère hautement problématique, au plan légal et éthique, de toutes les activités économiques qui contribuent, d’une manière ou d’une autre, aux crimes d’Israël contre le peuple palestinien. Et nous demandons qu’elle désinvestisse de toutes les compagnies ayant de telles activités.

Mais, immanquablement, la Caisse tente de ramener le sujet sur « son exposition en Israël », c’est-à-dire sur ses investissements dans des compagnies israéliennes, qui ont diminué de 44 % en deux ans, passant de 431,5 millions $ fin-2023 à 240,7 millions $ fin-2025, soit de 0,1 % de son portefeuille à 0,04 % de son portefeuille. C’est une tendance que nous reconnaissons d’emblée, qui résulte de la mobilisation citoyenne, mais la Caisse a l’obligation de faire beaucoup plus. Car notre analyse révèle qu’au 31 décembre 2025, la Caisse investissait 26,4 milliards $ dans 81 entreprises de partout dans le monde ayant des activités complices des crimes d’Israël, ce qui représente 5,1 % de son portefeuille et 140 fois plus que son « exposition en Israël ».

Non seulement la Caisse doit faire plus, mais elle peut clairement faire plus, comme l’a révélé lui-même le PDG de la Caisse, Charles Émond, en commission des finances publiques le 12 mai 2026. Il a alors clairement affirmé que la vente de la division israélienne de WSP Global était un « résultat tangible » d’une intervention de la Caisse (guidée par sa politique des droits de la personne) auprès d’une entreprise dont elle est un actionnaire important. Et quand elle n’est pas un actionnaire important, la Caisse a d’autres canaux pour intervenir de concert avec d’autres investisseurs.

De plus en plus de Québécois·es découvrent avec stupéfaction que des investissements de la Caisse les rendent complices des crimes contre le peuple palestinien et font connaître leur opposition, notamment à travers la campagne « Sortons la Caisse des crimes en Palestine ». Cette analyse se veut un outil de plus pour soutenir leur mobilisation.

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Des centrales syndicales et des groupes de la société civile exigent que la CDPQ retire 26,4 milliards $ dans des entreprises complices des crimes d’Israël en Palestine https://urgencepalestine.quebec/des-centrales-syndicales-et-des-groupes-de-la-societe-civile-exigent-que-la-cdpq-retire-264-milliards-dans-des-entreprises-complices-des-crimes-disrael-en-palestine/ Thu, 18 Jun 2026 14:06:17 +0000 https://urgencepalestine.quebec/?p=1431 Le 18 juin 2026, les dirigeant·es de la FNEEQ, de la CSN, de la FAE, du SPGQ et de l’APTS ont transmis une lettre à la Caisse.

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Communiqué de presse – Pour diffusion immédiate

Coalition du Québec URGENCE Palestine
Mouvement pour une paix juste

Tiohtià:ke/Mooniyang/Montréal, le jeudi 18 juin 2026 – La Coalition du Québec URGENCE Palestine et Just Peace Advocates/Mouvement pour une paix juste (JPA) rendent aujourd’hui publique leur analyse complète du rapport annuel 2025 de la Caisse de dépôt et placement du Québec (La Caisse). L’analyse révèle qu’au 31 décembre 2025, La Caisse investissait 26,4 milliards $ dans 81 entreprises ayant des activités économiques complices du génocide, de l’occupation, de la colonisation et des violations des droits du peuple palestinien, ce qui représente 5,1 % de son actif total. Après avoir été épinglée dans un rapport de l’ONU, « D’une économie d’occupation à une économie de génocide », en juin 2025, La Caisse maintient sa complicité. La Coalition, JPA et plusieurs syndicats exigent une action immédiate concernant tous ces investissements.

Des dirigeant·es de grands syndicats écrivent à la Caisse

Depuis le lancement de la campagne Sortons la Caisse des crimes en Palestine (la campagne) le 17 mars 2025, plus de 20 organisations syndicales locales et nationales ont adopté des résolutions demandant à La Caisse de désinvestir des entreprises complices, en solidarité avec la lutte de libération du peuple palestinien. Aujourd’hui, les dirigeant·es de la FNEEQ, de la CSN, de la FAE, du SPGQ et de l’APTS ont transmis une lettre à la Caisse pour exiger « que la Caisse entreprenne sans délai les démarches nécessaires pour mettre fin à tous ses liens avec des entreprises complices de violations des droits de la personne en Palestine ». Elles et ils demandent aussi « que la Caisse se dote d’un processus transparent de contrôle pour s’assurer qu’aucun de ses investissements présents ou futurs ne soit lié à de telles violations ».

Ensemble, ces organisations syndicales représentent 488 000 travailleur·​euses qui cotisent au Régime des rentes du Québec et au Régime de retraite du personnel employé du gouvernement et des organismes publics (RREGOP). Ces deux fonds de pension sont respectivement le 1er et le 3e plus important déposant à la Caisse, totalisant 238,6 milliards $, soit 46 % de l’actif net de la Caisse. C’est l’argent de tous les Québécois·es que gère la Caisse: elle devrait être à leur écoute.

Des investissements complices en hausse dans divers secteurs

Il y a un an, l’analyse du rapport annuel 2024 de La Caisse mettait en cause des investissements de 27,4 milliards $ dans 76 entreprises. Il y a donc eu une réduction globale d’un milliard $ des investissements auprès d’entreprises complices. Mais cela résulte de mouvements contradictoires et n’indique pas une volonté explicite de La Caisse. D’une part, les investissements majeurs dans Alstom et WSP l’an dernier (7,8 milliards) n’ont pas été comptabilisés cette année en raison de l’abandon des activités complices de ces entreprises. Cette réduction est donc ‘compensée’ par une augmentation importante des autres investissements de La Caisse auprès d’entreprises complices. En outre, les investissements dans les entreprises militaires qui profitent du génocide à Gaza ont augmenté de 10,7%; ceux dans Alphabet, Amazon et Microsoft de 30%; ceux dans Airbnb, Booking et Expedia de 208%.

Plus de deux années et demie après le début du génocide en Palestine il est nécessaire de réitérer les demandes de la campagne à la Caisse : qu’elle exige de l’ensemble des entreprises ciblées de cesser toutes leurs activités liées à des violations des droits humains en Palestine; et, advenant un refus, qu’elle retire l’ensemble de ses investissements de ces entreprises. Les organisations demandent aussi instamment que La Caisse se dote d’un processus transparent de contrôle pour s’assurer qu’aucun de ses investissements présents ou futurs ne soit lié à des violations des droits humains et du droit international.

CITATIONS

« La Caisse se targue d’avoir réduit de 190 millions $ son ‘exposition en Israël’ depuis deux ans. Mais ce n’est pas de risque financier dans une ‘zone de conflit’ dont nous parlons. C’est du respect de la vie et des droits du peuple palestinien. Et du désinvestissement de 26,4 milliards $ – soit 140 fois plus d’argent, de NOTRE argent – de compagnies complices des crimes d’Israël en Palestine. » déclare Raymond Legault, porte-parole de la Coalition du Québec URGENCE Palestine.

« La Caisse a beau dire ce qu’elle veut sur ses pratiques d’investissement responsables, elle n’aura aucune crédibilité tant et aussi longtemps qu’elle finance des entreprises impliquées dans un génocide. Elle doit agir de manière immédiate, définitive et transparente. » déclare Benoît Allard, porte-parole du collectif Désinvestir pour la Palestine qui a organisé un campement au Square-Victoria, à Montréal, à l’été 2024 pour exiger le désinvestissement de La Caisse.

« La CDPQ continue d’ignorer les preuves de plus en plus nombreuses qui pèsent contre elle. Elle prétend agir en « toute indépendance », mais c’est elle qui finance le meurtre des Palestinien·nes et la destruction de leurs terres, par le biais d’investissements dans des entreprises telles que Caterpillar, BAE Systems et bien d’autres. Les bulldozers et les balles ne sont pas gratuits : ils sont financés par la CDPQ grâce à l’argent des Québécois·es. La CDPQ doit cesser de financer l’occupation illégale, le génocide et l’apartheid pratiqués par Israël. », déclare Becca Steckle, porte-parole de Just Peace Advocates.

Informations complémentaires sur les conclusions de l’analyse

Le secteur militaire

Au 31 décembre 2025, la Caisse investissait 4,2 milliards $ dans 27 entreprises du secteur militaire approvisionnant l’armée israélienne, une augmentation de 24 % par rapport aux 3,4 milliards de dollars d’investissements dans 24 entreprises identifiées l’an dernier. La Caisse investissait notamment 153,7 millions $ dans L3Harris Technologies, presque 7 fois plus que l’an dernier. Cette compagnie fabrique des composants qui sont intégrés dans de nombreux systèmes d’armement de l’armée israélienne, notamment dans les bombes air-sol et dans ses avions, chars et navires de guerre. L3Harris possède plusieurs succursales au Canada, dont une à Mirabel.

Les technologies numériques

Au 31 décembre 2025, la Caisse investissait 3,8 milliards $ dans Alphabet, 2,5 milliards $ dans Amazon et 4,2 milliards $ dans Microsoft. Ces géants du numérique fournissent depuis des années une infrastructure essentielle au gouvernement, à l’armée, aux services de renseignement et au système carcéral israéliens. Leurs technologies soutiennent la surveillance de masse des Palestinien·nes, l’administration du système d’apartheid qui les encarcane, et le fonctionnement des colonies israéliennes illégales. Dès le début du génocide à Gaza, pour les préparatifs de l’invasion terrestre de Gaza, l’armée israélienne s’est tournée vers leurs parcs de serveurs, leur puissance de calcul et leurs outils d’intelligence artificielle.

Le tourisme colonial

Au 31 décembre 2025, la Caisse investissait 183 millions $ dans Airbnb, 613 millions $ dans Booking et 223 millions $ dans Expedia. Ces trois compagnies proposent des locations dans des colonies israéliennes illégales et les présentent comme étant en Israël plutôt que dans les territoires palestiniens occupés. Elles fournissent ainsi des emplois et des revenus aux colons, tout en dissimulant aux clients que leurs paiements soutiennent la colonisation. Et elles se rendent complices de discrimination contre les Palestinien·nes de Cisjordanie, qui n’ont pas accès à ces endroits contrairement aux Israéliens et aux touristes. Rappelons qu’Airbnb, Booking et Expedia sont, depuis plusieurs années, sur la liste de l’ONU des entreprises ayant des activités contribuant à la colonisation

La machinerie lourde criminelle

La Caisse investit également 377 millions $ dans la compagnie Caterpillar. Cette entreprise a été la cible de campagnes d’Amnistie Internationale et Human Rights Watch pour son implication dans la destruction de milliers de maisons et la construction de colonies illégales en Palestine occupée. Plus récemment, les bulldozers blindés D-9 de Caterpillar ont servi à raser des quartiers et des villes entières lors de l’assaut génocidaire israélien contre Gaza.

DEMANDES DE LA CAMPAGNE

  1. Nous exigeons que La Caisse entreprenne sans délai les démarches nécessaires pour mettre fin à tous ses liens avec des entreprises complices de violations des droits humains en Palestine. Concrètement, cela signifie :

    • Exiger de l’ensemble des entreprises ciblées qu’elles cessent toutes leurs activités liées à des violations des droits de la personne en Palestine;

    • Advenant un refus, retirer l’ensemble des investissements de La Caisse de ces entreprises.

  2. Nous exigeons également que La Caisse se dote d’un processus transparent de contrôle pour s’assurer qu’aucun de ses investissements présents ou futurs ne soit lié à des violations des droits humains et du droit international. La mise en place d’un tel processus doit se faire en concertation avec la société civile.


Pour en savoir plus:

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À propos de la Coalition

La Coalition du Québec URGENCE Palestine s’est formée en février 2024 pour rendre visible l’indignation de la société civile québécoise devant le génocide perpétré par Israël à Gaza et pour soutenir la lutte palestinienne contre l’occupation, la colonisation et la dépossession. Elle rassemble 54 groupes syndicaux, communautaires et citoyens partout au Québec.

urgencepalestine.quebec

À propos du Mouvement pour une paix juste/Just Peace Advocates

Just Peace Advocates est une organisation indépendante de défense des droits humains basée au Canada qui promeut la « Paix juste » par le biais de l’État de droit et du respect des droits humains au Canada et dans le monde entier, en faveur des peuples palestinien et cachemiri ainsi que de ceux qui leur manifestent leur solidarité.

www.justpeaceadvocates.ca

Pour informations et entrevues

(514) 690-5113/urgencepalestine.qc@gmail.com

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Investissements de 26 milliards $ de La Caisse en 2025: le bas de laine des Québécois·es toujours complice des crimes en Palestine https://urgencepalestine.quebec/investissements-de-26-milliards-de-la-caisse-en-2025-le-bas-de-laine-des-quebecois%c2%b7es-toujours-complice-des-crimes-en-palestine/ Thu, 07 May 2026 13:42:41 +0000 https://urgencepalestine.quebec/?p=1369 Communiqué de presse: Pour diffusion immédiate Coalition du Québec URGENCE Palestine et le Mouvement pour une paix juste Tiohtià:ke/Mooniyang/Montréal, le jeudi

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Communiqué de presse: Pour diffusion immédiate

Coalition du Québec URGENCE Palestine et le Mouvement pour une paix juste

Tiohtià:ke/Mooniyang/Montréal, le jeudi 7 mai 2026 – La Coalition du Québec URGENCE Palestine et Just Peace Advocates/Mouvement pour une paix juste (JPA) rendent publique leur analyse préliminaire du rapport annuel 2025 publié hier par la Caisse de dépôt et placement du Québec (La Caisse). L’analyse révèle qu’au 31 décembre 2025, le bas de laine des Québécois·es investissait 25,6 milliards $ dans 80 entreprises* complices du génocide, de l’occupation, de la colonisation et des violations des droits du peuple palestinien, ce qui représente 4,9 % de son actif total. Après avoir été épinglée dans un rapport de l’ONU, « D’une économie d’occupation à une économie de génocide », en juin 2025, La Caisse maintient largement sa complicité. La Coalition et JPA exigent une action immédiate concernant ces investissements.

* Ces entreprises sont dans l’une ou plusieurs des six (6) listes reconnues qui fournissent des informations concernant des entreprises ayant des activités économiques en lien avec les crimes commis par Israël en Palestine : (1) base de données des Nations unies sur les entreprises engagées dans certaines activités de colonisation israélienne dans le Territoire palestinien occupé, mise à jour le 26 septembre 2025; (2) AFSC Investigate, incluant Companies Profiting from the Gaza Genocide; (3) Canada : Stop Arming Israel de World Beyond War; (4) Who Profits Database of Complicit Companies; (5) Don’t Buy Into Occupation; (6) Campaign Against Arms Trade.

Investissements complices dans L3Harris et Caterpillar

Au 31 décembre 2025, La Caisse investissait 153,7 millions $ dans L3Harris Technologies, presque 7 fois plus que l’an dernier. L3Harris fabrique des composants qui sont intégrés dans de nombreux systèmes d’armes de l’armée israélienne, notamment dans les bombes air-sol et dans ses avions, chars et navires de guerre. Ces armes ont été utilisées lors d’attaques contre des zones civiles densément peuplées, faisant des milliers de morts à Gaza et au Liban. L3Harris possède plusieurs succursales au Canada, dont une à Mirabel.

La Caisse investit également 377 millions $ dans la compagnie Caterpillar. Cette entreprise a été la cible de campagnes d’Amnistie Internationale et Human Rights Watch pour son implication dans la destruction de milliers de maisons et la construction de colonies illégales en Palestine occupée. Plus récemment, les bulldozers blindés D-9 de Caterpillar ont servi à raser des quartiers et des villes entières lors de l’assaut génocidaire israélien contre Gaza.

WSP aurait quitté Israël

La Caisse est le principal actionnaire de WSP, une multinationale québécoise de génie-conseil, avec un investissement de 4,6 milliards $ en 2025. Pendant de nombreuses années, WSP a été complice des crimes que constituent le maintien et l’expansion des colonies israéliennes en Cisjordanie occupée. Jusqu’à récemment, elle supervisait directement la réalisation de l’extension du train léger de Jérusalem vers les colonies israéliennes illégales de Jérusalem-Est.

En septembre dernier, le magazine d’affaires israélien Globes a annoncé que WSP quittait Israël. Puis, en décembre, la filiale israélienne de WSP a changé de nom, passant de « WSP Consulting Engineers Israel LTD » à « PBIL Consulting Engineers LTD », ou simplement « PB Israel ». Ces changements ne sont évidemment pas sans lien avec la mobilisation locale et internationale visant WSP et La Caisse depuis des années. Toutefois, des zones d’ombre subsistent (voir article Pivot, 24 février 2026). La Coalition et le Mouvement pour une paix juste exigent que WSP et La Caisse fassent preuve d’une complète transparence envers les Québécois·es quant à la cessation complète de toute activité qui viole les prescriptions du droit international en Palestine. Nous demandons aussi à WSP de prendre des mesures concernant les violations des droits humains commises dans le cadre de sa participation à des projets en Palestine occupée, comme le prévoit sa politique en matière de droits humains.

Larges appuis à la campagne de désinvestissement

Depuis le lancement de la campagne Sortons la Caisse des crimes en Palestine le 17 mars 2025, plus de 20 organisations syndicales locales et nationales, dont la CSN et la FAE, ont adopté des résolutions demandant à La Caisse de désinvestir des entreprises complices, en solidarité avec la lutte de libération du peuple palestinien. Cette mobilisation se poursuit et prend de l’ampleur. Des municipalités se sont aussi jointes au mouvement, dont celles de Price, Saint-Cuthbert, Saint-Germain-de-Kamouraska, Saint-Valérien et Sainte-Angèle-de-Mérici.

CITATIONS

« Le droit international interdit de fournir des armes, de la machinerie, de l’équipement, des matériaux, des produits et des services de quelque nature que ce soit qui contribuent au génocide à Gaza, à l’établissement, au maintien ou à l’expansion des colonies israéliennes, au régime d’apartheid israélien et à l’occupation militaire en Palestine. Quand la CDPQ prendra-t-elle au sérieux les activités criminelles des compagnies dans lesquelles elle investit notre argent? » déclare Raymond Legault, porte-parole de la Coalition du Québec URGENCE Palestine.

« Ce qu’on voit avec la vente par WSP de sa filiale israélienne, c’est que la pression fonctionne. Depuis 2024, la pression ne fait que s’accroître sur la Caisse, et nous allons poursuivre nos actions jusqu’à ce que le bas de laine des Québécois-es coupe tous ses liens avec l’occupation et le génocide en Palestine. » déclare Benoît Allard, porte-parole du collectif Désinvestir pour la Palestine qui a organisé un campement au Square-Victoria, à Montréal, à l’été 2024 pour exiger le désinvestissement de La Caisse.

« Alors qu’Israël continue d’intensifier ses violences génocidaires en Palestine occupée, dans le Golan syrien occupé et au Liban, La Caisse continue de financer ses crimes. Il est grand temps de désinvestir des entreprises qui soutiennent les crimes d’Israël. Même si La Caisse aime à prétendre qu’elle est « indépendante » des activités réelles de ces entreprises complices, elle peut et doit être tenue responsable de ses investissements. Il ne s’agit pas d’un appel moral, mais d’une exigence juridique », déclare Becca Steckle, porte-parole de Just Peace Advocates.

DEMANDES DE LA CAMPAGNE

  1. Nous exigeons que La Caisse entreprenne sans délai les démarches nécessaires pour mettre fin à tous ses liens avec des entreprises complices de violations des droits humains en Palestine. Concrètement, cela signifie :

    • Exiger de l’ensemble des entreprises ciblées qu’elles cessent toutes leurs activités liées à des violations des droits de la personne en Palestine;

    • Advenant un refus, retirer l’ensemble des investissements de La Caisse de ces entreprises.

  2. Nous exigeons également que La Caisse se dote d’un processus transparent de contrôle pour s’assurer qu’aucun de ses investissements présents ou futurs ne soit lié à des violations des droits humains et du droit international. La mise en place d’un tel processus doit se faire en concertation avec la société civile.

LIGNE DU TEMPS

Ligne du temps complète

 

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La section 207 du SFPQ adopte une position en faveur du désinvestissement https://urgencepalestine.quebec/la-section-207-du-sfpq-adopte-une-position-en-faveur-du-desinvestissement/ Tue, 25 Nov 2025 15:04:33 +0000 https://urgencepalestine.quebec/?p=1235 Le 20 novembre dernier, en réunion du conseil des délégué⸱es, la section 207 du Syndicat de la fonction publique et

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Le 20 novembre dernier, en réunion du conseil des délégué⸱es, la section 207 du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) a adopté une résolution en faveur du désengagement immédiat de la Caisse de dépôt et placement du Québec des entreprises identifiées comme complices du génocide, de l’occupation et de la colonisation israéliennes des territoires palestiniens, et de mettre en œuvre un processus transparent de contrôle afin de garantir qu’aucune entreprise dans laquelle elle investira à l’avenir ne soit associée à des violations des droits humains et du droit international.

Ces placements de quelque 27,4 milliards sont faits avec l’argent des travailleuses et travailleurs, le fonds d’investissement de la CDPQ étant composé entre autres par les cotisations au régime de  retraite du secteur public (RREGOP), au Régime des rentes du Québec (RRQ) et à la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST).

La section 207, qui représente essentiellement l’ensemble des fonctionnaires du ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale sur l’Île de Montréal, demande ainsi à la direction nationale du syndicat de mandater ses représentants au Comité de retraite et au Comité de placement du RREGOP, ainsi qu’à ses représentants au Conseil d’administration de Retraite Québec de porter au sein de ces instances les demandes de désinvestissement susmentionnées. Elle invite également l’ensemble des organisations syndicales à prendre une position semblable et à diffuser, partout où c’est possible, un refus catégorique de toute forme de complicité avec un État génocidaire.

On rappelle les positions historiques du SFPQ en soutien aux droits du peuple palestinien, notamment par sa participation au sein de la Coalition du Québec URGENCEe Palestine. À la fin octobre, la direction nationale affichait notamment sur sa page Facebook un appel à la fermeture du bureau du Québec à Tel-Aviv, qualifiant Israël d’État criminel.

On souligne également que cette démarche a pour origine l’initiative d’un petit groupe de syndiqué⸱es mobilisés en faveur de la libération de la Palestine.

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TEXTE DE LA RÉSOLUTION

  • Considérant que nos collègues de la section C-15 du SPGQ viennent d’adopter une position dans le même sens ;
  • Considérant que l’occupation israélienne des Territoires palestiniens viole le droit international, la IVe Convention de Genève et la Résolution 2334 du Conseil de sécurité de l’ONU (2016) appelant à la fin des colonies ou exigeant « de nouveau d’Israël qu’il arrête immédiatement et complètement toutes ses activités de peuplement dans le  Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est » ;
  • Considérant que le risque réel et imminent de génocide a été reconnu par la Cour internationale de justice, qu’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale a été émis contre le Premier ministre d’Israël et son ancien ministre de la Justice, qu’une commission d’enquête de l’ONU accuse Israël de commettre un génocide depuis 2023 et qu’un rapport de l’ONU accuse la Caisse de dépôts et placements (CDPQ) de participer à l’économie du génocide ;
  • Considérant qu’Israël mène des offensives militaires en violation du droit international dans plusieurs pays voisins, comme le Liban, la Syrie et l’Iran ;
  • Considérant l’appel de plus de 30 syndicats palestiniens à cesser d’armer Israël et à mettre fin à toute complicité avec ses crimes, dont le génocide à Gaza ;
  • Considérant les liens économiques et politiques entre le Québec et Israël, notamment par la présence d’un bureau du Québec à Tel-Aviv ;
  • Considérant qu’au 31 décembre 2024, la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), gestionnaire de fonds de pension de travailleuses et travailleurs du Québec, a investi 27,4 milliards de dollars dans 76 entreprises liées à l’occupation, à la colonisation israélienne et au génocide du peuple palestinien ;
  • Considérant que le Régime des rentes du Québec (RRQ) et la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST), auxquels participent toutes les travailleuses et les travailleurs du Québec, constituent parmi les plus gros déposants de la CDPQ ;
  • Considérant que le Régime de retraite du personnel employé du gouvernement et des organismes publics (RREGOP), qui gère notre fond de retraite, est le troisième plus important déposant de la CDPQ ;

Il est proposé que le SFPQ :

  • Demande à la CDPQ de se désengager immédiatement des entreprises identifiées comme complices du génocide, de l’occupation et de la colonisation israéliennes des Territoires palestiniens, et de mettre en œuvre un processus transparent de contrôle afin de garantir qu’aucune entreprise dans laquelle elle investira à l’avenir ne soit associée à des violations des droits humains et du droit international ;
  • Mandate ses représentants au Comité de retraite et au Comité de placement du RREGOP et à ses représentants au Conseil d’administration de Retraite Québec de porter au sein de ces instances les demandes de désinvestissement susmentionnées ;
  • Demande à Québec de fermer immédiatement son bureau à Tel-Aviv, un bureau consacré au maintien et à l’intensification de liens économiques et politiques avec Israël ;
  • Demande au Canada de mettre fin immédiatement à la vente de tout matériel militaire à Israël, incluant les composantes de ce matériel militaire, même si cela n’est pas transigé directement avec Israël ;
  • Exerce une pression sur le RRQ et la CNESST pour que la CDPQ se désinvestisse des entreprises impliquées dans des violations des droits humains et du droit international en Palestine ;
  • Invite l’ensemble du milieu syndical québécois à prendre une position semblable et à diffuser, partout où c’est possible, un refus catégorique de toute forme de complicité avec un État génocidaire et participe à la formation d’un mouvement élargi pour cet enjeu.

Il est proposé que la section 207 du SFPQ présente une motion en ce sens dans les instances régionales et nationales.

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Résolution de la section C-15 du SPGQ https://urgencepalestine.quebec/resolution-de-la-section-c-15-du-spgq/ Wed, 01 Oct 2025 13:19:16 +0000 https://urgencepalestine.quebec/?p=1187 Nous publions ci-dessous la résolution adoptée le 24 septembre 2025 par la section C-15 du Syndicat de professionnelles et professionnels

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Nous publions ci-dessous la résolution adoptée le 24 septembre 2025 par la section C-15 du Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ), demandant au SPGQ « de se positionner en faveur du désinvestissement de la CDPQ de toutes les entreprises associées à des violations des droits humains et du droit international en Palestine » et d’intervenir en ce sens auprès de la CDPQ, de Retraite Québec, de la CNESST et du RREGOP. La résolution demande aussi au SPGQ d’intervenir auprès du gouvernement du Québec pour la fermeture du bureau du Québec à Tel-Aviv, et auprès du gouvernement du Canada pour que cesse la vente de tout matériel militaire à Israël.

La section C-15 regroupe des employé.es de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) et de l’Office québécois de la langue française (OQLF).


SPGQ-C-15

 Résolution pour le désinvestissement de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ)
en solidarité avec le peuple palestinien

 

Considérant que plusieurs organisations internationales majeurs dont l’ONU, Amnesty International, l’association internationale des chercheurs en génocide, ainsi que des organisations israéliennes telles que B’Tselem ont déclaré qu’un « Génocide est en cours à Gaza »

Considérant qu’Israël mène une politique de famine contre les habitants de Gaza en imposant un blocus total de l’aide humanitaire et de l’accès à l’eau et aux médicaments et que l’ONU a déclaré « l’État de famine » le 22 août 2025;

Considérant que l’occupation israélienne des Territoires palestiniens viole le droit international, la IVe Convention de Genève et la Résolution 2334 du Conseil de sécurité de l’ONU (2016) appelant à la fin des colonies ou exigeant « d’Israël qu’il arrête immédiatement et complètement toutes ses activités de peuplement dans le Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est »;

Considérant l’appel de plus de 30 syndicats palestiniens à cesser d’armer Israël et à mettre fin à toute complicité avec ses crimes, dont le génocide à Gaza (source : Workers In Palestine );

Considérant les liens économiques et politiques entre le Québec et Israël, notamment par la présence d’un bureau du Québec à Tel-Aviv;

Considérant qu’au 31 décembre 2024, la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), gestionnaire de fonds de pension de travailleuses et travailleurs du Québec, a investi 27,4 milliards de dollars dans 76 entreprises liées à l’occupation, à la colonisation israélienne et au génocide du peuple palestinien, raison pour laquelle, la caisse a été directement visée par le rapport de Mme Francesca Albanese, rapporteuse spéciale des Nations unies pour les territoires palestiniens occupés, rapport intitulé « De l’économie d’occupation à l’économie de génocide » et qui accuse la CDPQ de «Participer à l’économie du génocide » à Gaza;

Considérant que le Régime des rentes du Québec (RRQ), auquel participent toutes les travailleuses et les travailleurs du Québec, constituent parmi les plus gros déposants de la CDPQ;

Considérant que le Régime de retraite du personnel employé du gouvernement et des organismes publics (RREGOP), qui gère notre fond de retraite, est le troisième plus important déposant de la CDPQ;

 

Il est proposé que le SPGQ-C15:

Demande au SPGQ de se positionner en faveur du désinvestissement de la CDPQ de toutes les entreprises associées à des violations des droits humains et du droit international en Palestine;

Demande au SPGQ de demander à la CDPQ de se désengager immédiatement des entreprises identifiées comme complices du génocide, de l’occupation et de la colonisation israéliennes des Territoires palestiniens, et de mettre en œuvre un processus transparent de contrôle afin de garantir qu’aucune entreprise dans laquelle elle investira à l’avenir ne soit associée à des violations des droits humains et du droit international;

Demande au SPGQ d’exercer une pression sur le RRQ et la CNESST pour que la CDPQ se désinvestisse des entreprises impliquées dans des violations des droits humains et du droit international en Palestine;

Demande au SPGQ de mandater ses représentant.e.s au Comité de retraite et au Comité de placement du RREGOP et à ses représentant.e.s au Conseil d’administration de Retraite Québec de porter au sein de ces instances les demandes de désinvestissement susmentionnées;

Demande au SPGQ d’inviter l’ensemble du milieu syndical québécois à prendre une position semblable et à diffuser, partout où c’est possible, un refus catégorique de toute forme de complicité avec un État génocidaire et participe à la formation d’un mouvement élargi pour cet enjeu.

Demande au SPGQ de demander au gouvernement du Québec de fermer immédiatement son bureau à Tel-Aviv, un bureau consacré au maintien et à l’intensification de liens économiques et politiques avec Israël;

Demande au SPGQ de demander au gouvernement du Canada de mettre fin immédiatement à la vente de tout matériel militaire à Israël, incluant les composantes de ce matériel militaire, même si cela n’est pas transigé directement avec Israël.

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Résolution de la municipalité de Saint-Valérien https://urgencepalestine.quebec/resolution-de-la-municipalite-de-saint-valerien/ Sun, 14 Sep 2025 17:36:04 +0000 https://urgencepalestine.quebec/?p=1166 Nous publions ci-dessous la résolution adoptée le 8 septembre 2025 par le conseil municipal de Saint-Valérien demandant le retrait par

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Nous publions ci-dessous la résolution adoptée le 8 septembre 2025 par le conseil municipal de Saint-Valérien demandant le retrait par la Caisse de dépôts et placements du Québec des investissements complices des crimes de guerre d’Israël ainsi que la fermeture par le gouvernement du Québec de son bureau à Tel-Aviv.

EXTRAIT DU PROCÈSVERBAL de la séance ordinaire du conseil municipal, tenue le 8 septembre 2025, à la salle du conseil, 181, route Centrale à SaintValérien

Sont présents les conseillers suivants

  1. MM. Donald Dubé, Christian Beaulieu, Gilles SaintPierre, Ghislain Blais, Carl Desrosiers et Christian StPierre, conseillers, formant quorum sous la présidence du maire, Robert Savoie. Mmes MariePaule Cimon, directrice générale et greffièretrésorière et Magali Savoie, greffière- trésorière adjointe étaient aussi présentes

2025-146 

Retrait par la Caisse de dépôt et placements du Québec (CDPQ) des investissements complices des crimes de guerre d’Israël 

CONSIDÉRANT QU’Israël a tué plus de 60 000 personnes palestiniennes depuis octobre 2023, dont 70 % sont des femmes et des enfants

CONSIDÉRANT QUE des organisations de défense des droits humains comme Amnistie internationale et des expert es comme la rapporteuse spéciale des Nations Unies, Me Francesca Albanese, ont qualifié l’assaut israélien contre Gaza depuis octobre 2023 de génocide

CONSIDÉRANT QUE l’occupation israélienne des Territoires palestiniens viole le droit international, la IVe Convention de Genève et la Résolution 2334 du Conseil de sécurité de l’ONU (2016) appelant à la fin des colonies

CONSIDÉRANT QU’Israël mène des offensives militaires en violation du droit international dans plusieurs pays voisins, comme le Liban et la Syrie

CONSIDÉRANT QU’au 31 décembre 2024, la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) a investi 27,4 milliards de dollars dans 76 entreprises qui profitent de l’occupation israélienne et du génocide en Palestine

CONSIDÉRANT QU’il est contraire à nos valeurs humanitaires de paix et de justice que nos fonds publics contribuent à ce qui a été qualifié d’une « économie du génocide » par l’ONU

CONSIDÉRANT QUE la CDPQ gère l’argent des fonds de pensions de l’ensemble de la population du Québec, dont le Régime des rentes du Québec, du Fonds de la santé de la sécurité du travail (CNESST) et du Fonds d’assurance automobile du Québec (SAAQ)

CONSIDÉRANT QUE plus de 6 500 000 Québécois es contribuent ou bénéficient des fonds gérés par la CDPQ

CONSIDÉRANT QUE le gouvernement du Québec entretient des liens économiques et politiques avec le gouvernement israélien, entre autres à travers le bureau du Québec à Tel Aviv

EN CONSÉQUENCE, il est proposé par Carl Desrosiers, appuyé par Donald Dubé et résolu à l’unanimité que la municipalité de SaintValérien

Demande à la CDPQ de retirer immédiatement tous ses investissements des entreprises identifiées complices du génocide, de l’occupation et de la colonisation israéliennes en Palestine

Demande à la CDPQ de mettre en place un processus transparent de contrôle afin de garantir qu’aucune entreprise dans laquelle elle investira à l’avenir n’est associée à des violations des droits humains et du droit international

Demande aux membres du comité de retraite et du comité de placement du Régime de retraite des élus municipaux (RREM) ainsi qu’aux membres du conseil d’administration de Retraite Québec de porter au sein de ces instances les demandes de désinvestissement susmentionnées

Demande à la Fédération québécoise des municipalités (FMQ) de se positionner en faveur du désinvestissement de la CDPQ de toutes les entreprises associées à des violations des droits humains et du droit international en Palestine

Demande au gouvernement du Québec de fermer immédiatement son bureau à TelAviv, un bureau consacré au maintien de liens économiques et politiques avec Israël

Adopté avec dispense de lecture

(S) Magali Savoie 

(S) Robert Savoie 

Greffièretrésorière adjointe 

Maire 

Copie certifiée conforme le 10 septembre 2025 

af avoie 

Magali Savoie, Greffièretrésorière adjointe 

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RPC et PSP détiennent plus d’actions de Lockheed Martin que La Caisse selon La Presse Canadienne https://urgencepalestine.quebec/les-fonds-de-pension-investissement-rpc-et-psp-detiennent-plus-dactions-de-lockheed-martin-que-la-caisse-selon-la-presse-canadienne/ Wed, 03 Sep 2025 02:16:54 +0000 https://urgencepalestine.quebec/?p=1153 À l’instar de la Caisse de dépôt et placement du Québec qui investit dans la guerre génocidaire en Israël, des

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À l’instar de la Caisse de dépôt et placement du Québec qui investit dans la guerre génocidaire en Israël, des fonds de retraite fédéraux canadiens sont coupables d’investissement dans des entreprises qui continuent de fournir des armes à Israël. Un article publié récemment par La Presse Canadienne décrivant cette situation a été repris par plusieurs médias francophones. En voici une liste:

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Résolution du Conseil municipal de Saint-Germain-de-Kamouraska https://urgencepalestine.quebec/resolution-du-conseil-municipal-de-saint-germain-de-kamouraska/ Mon, 01 Sep 2025 16:22:15 +0000 https://urgencepalestine.quebec/?p=1141 Nous publions ci-dessous la résolution adoptée à la majorité, le 4 août 2025, par le conseil municipal de Saint-Germain-de-Kamouraska, à

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Nous publions ci-dessous la résolution adoptée à la majorité, le 4 août 2025, par le conseil municipal de Saint-Germain-de-Kamouraska, à la suite d’une démarche du Centre des travailleurs et travailleuses immigrants (CTTI) du Bas-Saint-Laurent inspiré par la campagne « Sortons la Caisse des crimes en Palestine ». Cette résolution a fait l’objet d’une publication sur le site de Radio-Canada : Une résolution au Kamouraska pour « la fin du génocide à Gaza »


Province de Québec

Municipalité de Saint-Germain-de-Kamouraska

[extrait du] Procès-verbal de la séance ordinaire du lundi 4 août 2025

Procès-verbal de la séance ordinaire du conseil municipal tenue le lundi 4 août 2025 à compter de 19 heures 30 à la salle municipale, située au 506, rue Jean-Baptiste-Moreau, à Saint-Germain-de-Kamouraska.

Sont présents :

  • Monsieur Roger Moreau, maire
  • Madame Julie Gagnon, conseillère
  • Madame Catherine Legault, conseillère
  • Monsieur Maxime Alexandre, conseiller
  • Madame Jacinthe Thiboutot, conseillère
  • Les membres du conseil forment quorum sous la présidence du maire.
  • Assiste également à la séance, Hélène B. Bernier, directrice générale et greffière-trésorière.

(…)

RÉSOLUTION NUMÉRO 2025-08-192

Résolution en solidarité avec le peuple palestinien

  • Considérant que nous croyons à l’État de droit et au respect de la vie humaine ;
  • Considérant que le Canada dit vouloir reconnaître l’État de la Palestine ;
  • Considérant que la population du Kamouraska s’est mobilisée à plusieurs reprises et de différentes façons dans les derniers mois pour apporter son soutien au peuple palestinien et demander l’action des gouvernements provincial et fédéral ;
  • Considérant que des organisations de défense des droits humains comme Amnistie internationale, B’Tselem et des expert·es comme la rapporteuse spéciale des Nations Unies, Me Francesca Albanese, ont qualifié l’assaut israélien contre Gaza depuis octobre 2023 de génocide ;
  • Considérant que l’occupation israélienne des Territoires palestiniens viole le droit international, la IVe Convention de Genève et la Résolution 2334 du Conseil de sécurité de l’ONU (2016) appelant à la fin des colonies ;
  • Considérant qu’Israël mène des offensives militaires en violation du droit international dans plusieurs pays voisins, comme le Liban et la Syrie ;
  • Considérant qu’au 31 décembre 2024, la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) a investi 27,4 milliards de dollars dans 76 entreprises qui profitent de l’occupation israélienne et du génocide en Palestine ;
  • Considérant que le gouvernement du Québec entretient des liens économiques et politiques avec le gouvernement israélien, entre autres à travers le bureau du Québec à Tel-Aviv ;
  • Considérant que par le fait même le Canada et le Québec contribuent au génocide actuel en Palestine ;

Il est proposé par Julie Gagnon et résolu à la majorité des conseillers que la Municipalité de Saint-Germain-de-Kamouraska :

  • Demande la fin immédiate du blocus d’aide humanitaire à Gaza, et la fin des attaques envers les civils ;
  • Demande la fin du génocide à Gaza ;
  • Demande à la CDPQ de retirer immédiatement tous ses investissements des entreprises identifiées complices du génocide, de l’occupation et de la colonisation israéliennes en Palestine ;
  • Demande à la CDPQ de mettre en place un processus transparent de contrôle afin de garantir qu’aucune entreprise dans laquelle elle investira à l’avenir ne soit associée à des violations des droits humains et du droit international ;
  • Demande à l’Union des municipalités du Québec (UMQ) et à la Fédération québécoise des municipalités (FMQ) de se positionner en faveur du désinvestissement de la CDPQ de toutes les entreprises associées à des violations des droits humains et du droit international en Palestine.

La conseillère Catherine Legault est contre ladite proposition.

 

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La Caisse et la Palestine : tenter de rassurer tout en évitant de répondre https://urgencepalestine.quebec/la-caisse-et-la-palestine-tenter-de-rassurer-tout-en-evitant-de-repondre/ Wed, 23 Jul 2025 16:12:55 +0000 https://urgencepalestine.quebec/?p=1131 Réponse à la lettre ouverte dans La Presse de Charles Émond, pdg de la Caisse Le 15 juillet, La Presse

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Réponse à la lettre ouverte dans La Presse de Charles Émond, pdg de la Caisse
Le 15 juillet, La Presse publiait une lettre ouverte du PDG de la Caisse, Charles Émond, intitulée “Nous nous préoccupons de la crise humanitaire en Palestine”. Dès le lendemain, nous avons contacté La Presse pour sonder leur intérêt à publier une réaction de la Coalition. Après quelques échanges, nous avons reçu la réponse suivante le 21 juillet : “La Presse a publié plusieurs textes sur cette question récemment, qui présentaient des points de vue différents, c’est pourquoi nous n’avons pas retenu le vôtre pour publication.” Il s’agit d’une réponse standard qu’on aurait pu nous faire dès le départ… Mais, en nous répondant ainsi après quelques jours de réflexion, La Presse prend surtout la décision de laisser le dernier mot à La Caisse, car elle n’a publié aucun texte de réponse à la lettre ouverte de Charles Émond.
Pour mieux comprendre cette décision, il faut savoir que c’est La Presse qui avait elle-même sollicité cette lettre ouverte de La Caisse dans des circonstances, disons, un peu troubles, autour de la publication d’un autre article intitulé “Sortez nos caisses de retraite de « l’économie du génocide »”, initialement soumis le 7 juillet et paru le 15 juillet, sous la signature de Rafaëlle Sinave et 124 autres personnes. Cette lettre avait fait l’objet de longues discussions et de nombreux ajustements de contenu entre son autrice principale et la section “Dialogue” de La Presse, qui avait indiqué, tour à tour, que la lettre pourrait être publiée le 9, puis le 10, puis le 11 juillet. Puis, coup de théâtre, l’autrice apprend le 10 juillet que La Presse décide de ne pas publier! Et enfin, dernier revirement, face aux protestations plus que légitimes de Rafaëlle Sinave, La Presse offrait une nouvelle date de publication, le 15 juillet, à condition que La Caisse – qu’ils avaient eux-mêmes pris l’initiative de solliciter entretemps – accepte de publier une lettre ouverte en même temps. Que la publication d’une lettre de citoyen.nes dépende de la publication d’une lettre d’une institution publique qui jouit de multiples forums pour faire connaître sa position est plutôt renversant!
Notons finalement que Le Devoir a décidé de ne pas publier le texte de la Coalition, en invoquant qu’une “réplique” devait être faite dans le même média que le texte critiqué. Et que Le Soleil n’a pas répondu à notre demande.

La Caisse de dépôt et placement du Québec (La Caisse) est nommément pointée du doigt dans le rapport du 30 juin de la Rapporteuse spéciale de l’ONU, Me Francesca Albanese, intitulé « De l’économie d’occupation à l’économie de génocide ». En réponse à la couverture médiatique significative de ce rapport, le PDG de La Caisse, Charles Émond, a adressé une lettre ouverte à tous les Québécois.es, parue dans La Presse le 15 juillet. Sa lecture révèle une simple opération de sauvetage de l’image de La Caisse, évitant systématiquement d’aborder les enjeux véritables tout en appelant à « continuer d’avoir un dialogue constructif ».

Quel est le fond de la question ?

Le droit international interdit de fournir des armes, de la machinerie, de l’équipement, des matériaux, des produits et des services de quelque nature que ce soit qui contribuent au génocide à Gaza, à l’établissement, au maintien ou à l’expansion des colonies israéliennes, au régime d’apartheid israélien et à l’occupation militaire en Palestine.

Ce que le rapport de Me Albanese démontre, c’est que les grandes entreprises et institutions financières de partout dans le monde ont systématiquement ignoré leurs obligations à cet égard, y compris jusqu’au génocide actuel. Le rapport de Me Albanese indique que la CDPQ investit 9,6 milliards $ dans la quarantaine de compagnies qui y sont nommées. Me Albanese indique qu’il ne s’agit que de la pointe de l’iceberg. Une analyse plus détaillée de la Coalition du Québec URGENCE Palestine et du Mouvement pour une paix juste, en avril 2025, montre en effet qu’il s’agit plutôt de 27,4 milliards $ dans 76 entreprises. C’est sur cette base que se mène la campagne panquébécoise « Sortons la Caisse des crimes en Palestine ».

La Caisse déforme ou minimise ce qui lui est reproché

D’entrée de jeu, la Caisse se disculpe et se veut rassurante. Elle ramène les critiques qui lui sont adressées à des « allégations ». Elle se défend par la simple réaffirmation de sa bienveillance. Et elle prétend qu’elle a déjà agi, en bloquant tout nouvel investissement en Israël et dans le Territoire palestinien occupé (TPO).

Or, comme nous l’avons fait savoir plusieurs fois à la Caisse, ce qui nous préoccupe, ce ne sont pas principalement ses investissements en Israël, mais bien ses investissements dans des compagnies de partout dans le monde, dont certaines activités s’inscrivent dans l’économie d’occupation et l’économie de génocide, dénoncées par Me Albanese. M. Charles Émond nomme bien quelques-unes de ces compagnies, mais il prend soin de ne jamais mentionner ce qui leur est reproché.

Concernant Lockheed Martin, qui fournit à Israël la majorité des avions servant à bombarder Gaza, largement responsables pour les 62 000 morts et 112 000 blessés depuis le début du génocide, M. Émond ramène le problème à « une exposition de 0,025 % » dans « des actions déjà en circulation sur les marchés, qui font partie de paniers de titres standards ». En quoi ce jargon financier exonère-t-il La Caisse ?

Concernant Caterpillar, M. Émond affirme qu’il « est extrêmement difficile de tracer une ligne entre les entreprises qui ont des politiques pourtant claires et l’utilisation finale de leurs produits par leurs clients ». Or l’utilisation des bulldozers D9 de Caterpillar par l’armée israélienne pour démolir des dizaines de milliers de maisons palestiniennes est documentée depuis des décennies et a fait l’objet de nombreuses campagnes de dénonciation, notamment par Human Rights Watch (2004) et Amnesty International (2010). Dans le génocide en cours à Gaza, les bulldozers D9 de Caterpillar ont joué et continuent de jouer un rôle central dans la destruction impitoyable de toutes les infrastructures civiles de Gaza. M. Émond mentionne aussi que Caterpillar « fabrique des machines pour usage dans la construction, dont de grands projets d’infrastructure ». Nous lui rappelons qu’en plus des démolitions, cette entreprise a notamment participé aux « grands projets d’infrastructure » des colonies où plus de 700 000 Israélien.nes vivent illégalement dans le TPO, et du mur de séparation de plus de 700 kilomètres qui a servi à annexer près de 10 % de la Cisjordanie.

Pour qu’un dialogue soit possible, il faut un réel attachement aux droits

Les activités des compagnies mentionnées ci-haut et de dizaines d’autres dans lesquelles la Caisse investit participent à des crimes commis par Israël. De répéter qu’il ne s’agit que d’une petite partie de leurs activités dans le monde démontre le peu d’importance qu’accorde la Caisse au droit international et, particulièrement, aux  violations des droits du peuple palestinien.

La Caisse décrit la situation en Palestine avec des termes vagues comme « conflit » et « crise humanitaire », alors que c’est d’occupation militaire, de colonisation, d’apartheid et de génocide qu’il s’agit, comme le démontre bien le rapport de Me Albanese. Il documente abondamment la participation de nombreuses entreprises à travers le  monde, dont la CDPQ, à la commission de ces crimes.

C’est notre argent que gère la Caisse et elle doit le faire de manière responsable, éthique et transparente. S’assurer qu’aucun de ses investissements ne contribue, de manière directe ou indirecte aux crimes commis contre le peuple palestinien fait partie de ses obligations. À mesure que la population québécoise est mise au courant, son  indignation croît. Le déni total de la Caisse ne passera pas !

 

  • Bruce Katz (Palestiniens et Juifs Unis — PAJU)
  • Martine Eloy (Collectif Échec à la guerre)
  • Raymond Legault (porte-parole de la Coalition du Québec URGENCE Palestine)
  • Amélie Nguyen (Centre international de solidarité ouvrière — CISO)
  • Catherine Pappas (Alternatives)
  • Glenn Rubenstein (Voix juives indépendantes — Montréal)

membres du Comité de coordination de la Coalition du Québec URGENCE Palestine

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