Campagne CDPQ Archives - https://urgencepalestine.quebec/category/campagne-cdpq/ Tue, 25 Nov 2025 16:21:23 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://urgencepalestine.quebec/wp-content/uploads/2025/02/cropped-Coalition-du-Quebec-Urgence-Palestine-LOGO_RGB-32x32.png Campagne CDPQ Archives - https://urgencepalestine.quebec/category/campagne-cdpq/ 32 32 La section 207 du SFPQ adopte une position en faveur du désinvestissement https://urgencepalestine.quebec/la-section-207-du-sfpq-adopte-une-position-en-faveur-du-desinvestissement/ Tue, 25 Nov 2025 15:04:33 +0000 https://urgencepalestine.quebec/?p=1235 Le 20 novembre dernier, en réunion du conseil des délégué⸱es, la section 207 du Syndicat de la fonction publique et

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Le 20 novembre dernier, en réunion du conseil des délégué⸱es, la section 207 du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) a adopté une résolution en faveur du désengagement immédiat de la Caisse de dépôt et placement du Québec des entreprises identifiées comme complices du génocide, de l’occupation et de la colonisation israéliennes des territoires palestiniens, et de mettre en œuvre un processus transparent de contrôle afin de garantir qu’aucune entreprise dans laquelle elle investira à l’avenir ne soit associée à des violations des droits humains et du droit international.

Ces placements de quelque 27,4 milliards sont faits avec l’argent des travailleuses et travailleurs, le fonds d’investissement de la CDPQ étant composé entre autres par les cotisations au régime de  retraite du secteur public (RREGOP), au Régime des rentes du Québec (RRQ) et à la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST).

La section 207, qui représente essentiellement l’ensemble des fonctionnaires du ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale sur l’Île de Montréal, demande ainsi à la direction nationale du syndicat de mandater ses représentants au Comité de retraite et au Comité de placement du RREGOP, ainsi qu’à ses représentants au Conseil d’administration de Retraite Québec de porter au sein de ces instances les demandes de désinvestissement susmentionnées. Elle invite également l’ensemble des organisations syndicales à prendre une position semblable et à diffuser, partout où c’est possible, un refus catégorique de toute forme de complicité avec un État génocidaire.

On rappelle les positions historiques du SFPQ en soutien aux droits du peuple palestinien, notamment par sa participation au sein de la Coalition du Québec URGENCEe Palestine. À la fin octobre, la direction nationale affichait notamment sur sa page Facebook un appel à la fermeture du bureau du Québec à Tel-Aviv, qualifiant Israël d’État criminel.

On souligne également que cette démarche a pour origine l’initiative d’un petit groupe de syndiqué⸱es mobilisés en faveur de la libération de la Palestine.

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TEXTE DE LA RÉSOLUTION

  • Considérant que nos collègues de la section C-15 du SPGQ viennent d’adopter une position dans le même sens ;
  • Considérant que l’occupation israélienne des Territoires palestiniens viole le droit international, la IVe Convention de Genève et la Résolution 2334 du Conseil de sécurité de l’ONU (2016) appelant à la fin des colonies ou exigeant « de nouveau d’Israël qu’il arrête immédiatement et complètement toutes ses activités de peuplement dans le  Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est » ;
  • Considérant que le risque réel et imminent de génocide a été reconnu par la Cour internationale de justice, qu’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale a été émis contre le Premier ministre d’Israël et son ancien ministre de la Justice, qu’une commission d’enquête de l’ONU accuse Israël de commettre un génocide depuis 2023 et qu’un rapport de l’ONU accuse la Caisse de dépôts et placements (CDPQ) de participer à l’économie du génocide ;
  • Considérant qu’Israël mène des offensives militaires en violation du droit international dans plusieurs pays voisins, comme le Liban, la Syrie et l’Iran ;
  • Considérant l’appel de plus de 30 syndicats palestiniens à cesser d’armer Israël et à mettre fin à toute complicité avec ses crimes, dont le génocide à Gaza ;
  • Considérant les liens économiques et politiques entre le Québec et Israël, notamment par la présence d’un bureau du Québec à Tel-Aviv ;
  • Considérant qu’au 31 décembre 2024, la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), gestionnaire de fonds de pension de travailleuses et travailleurs du Québec, a investi 27,4 milliards de dollars dans 76 entreprises liées à l’occupation, à la colonisation israélienne et au génocide du peuple palestinien ;
  • Considérant que le Régime des rentes du Québec (RRQ) et la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST), auxquels participent toutes les travailleuses et les travailleurs du Québec, constituent parmi les plus gros déposants de la CDPQ ;
  • Considérant que le Régime de retraite du personnel employé du gouvernement et des organismes publics (RREGOP), qui gère notre fond de retraite, est le troisième plus important déposant de la CDPQ ;

Il est proposé que le SFPQ :

  • Demande à la CDPQ de se désengager immédiatement des entreprises identifiées comme complices du génocide, de l’occupation et de la colonisation israéliennes des Territoires palestiniens, et de mettre en œuvre un processus transparent de contrôle afin de garantir qu’aucune entreprise dans laquelle elle investira à l’avenir ne soit associée à des violations des droits humains et du droit international ;
  • Mandate ses représentants au Comité de retraite et au Comité de placement du RREGOP et à ses représentants au Conseil d’administration de Retraite Québec de porter au sein de ces instances les demandes de désinvestissement susmentionnées ;
  • Demande à Québec de fermer immédiatement son bureau à Tel-Aviv, un bureau consacré au maintien et à l’intensification de liens économiques et politiques avec Israël ;
  • Demande au Canada de mettre fin immédiatement à la vente de tout matériel militaire à Israël, incluant les composantes de ce matériel militaire, même si cela n’est pas transigé directement avec Israël ;
  • Exerce une pression sur le RRQ et la CNESST pour que la CDPQ se désinvestisse des entreprises impliquées dans des violations des droits humains et du droit international en Palestine ;
  • Invite l’ensemble du milieu syndical québécois à prendre une position semblable et à diffuser, partout où c’est possible, un refus catégorique de toute forme de complicité avec un État génocidaire et participe à la formation d’un mouvement élargi pour cet enjeu.

Il est proposé que la section 207 du SFPQ présente une motion en ce sens dans les instances régionales et nationales.

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Résolution de la section C-15 du SPGQ https://urgencepalestine.quebec/resolution-de-la-section-c-15-du-spgq/ Wed, 01 Oct 2025 13:19:16 +0000 https://urgencepalestine.quebec/?p=1187 Nous publions ci-dessous la résolution adoptée le 24 septembre 2025 par la section C-15 du Syndicat de professionnelles et professionnels

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Nous publions ci-dessous la résolution adoptée le 24 septembre 2025 par la section C-15 du Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ), demandant au SPGQ « de se positionner en faveur du désinvestissement de la CDPQ de toutes les entreprises associées à des violations des droits humains et du droit international en Palestine » et d’intervenir en ce sens auprès de la CDPQ, de Retraite Québec, de la CNESST et du RREGOP. La résolution demande aussi au SPGQ d’intervenir auprès du gouvernement du Québec pour la fermeture du bureau du Québec à Tel-Aviv, et auprès du gouvernement du Canada pour que cesse la vente de tout matériel militaire à Israël.

La section C-15 regroupe des employé.es de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) et de l’Office québécois de la langue française (OQLF).


SPGQ-C-15

 Résolution pour le désinvestissement de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ)
en solidarité avec le peuple palestinien

 

Considérant que plusieurs organisations internationales majeurs dont l’ONU, Amnesty International, l’association internationale des chercheurs en génocide, ainsi que des organisations israéliennes telles que B’Tselem ont déclaré qu’un « Génocide est en cours à Gaza »

Considérant qu’Israël mène une politique de famine contre les habitants de Gaza en imposant un blocus total de l’aide humanitaire et de l’accès à l’eau et aux médicaments et que l’ONU a déclaré « l’État de famine » le 22 août 2025;

Considérant que l’occupation israélienne des Territoires palestiniens viole le droit international, la IVe Convention de Genève et la Résolution 2334 du Conseil de sécurité de l’ONU (2016) appelant à la fin des colonies ou exigeant « d’Israël qu’il arrête immédiatement et complètement toutes ses activités de peuplement dans le Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est »;

Considérant l’appel de plus de 30 syndicats palestiniens à cesser d’armer Israël et à mettre fin à toute complicité avec ses crimes, dont le génocide à Gaza (source : Workers In Palestine );

Considérant les liens économiques et politiques entre le Québec et Israël, notamment par la présence d’un bureau du Québec à Tel-Aviv;

Considérant qu’au 31 décembre 2024, la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), gestionnaire de fonds de pension de travailleuses et travailleurs du Québec, a investi 27,4 milliards de dollars dans 76 entreprises liées à l’occupation, à la colonisation israélienne et au génocide du peuple palestinien, raison pour laquelle, la caisse a été directement visée par le rapport de Mme Francesca Albanese, rapporteuse spéciale des Nations unies pour les territoires palestiniens occupés, rapport intitulé « De l’économie d’occupation à l’économie de génocide » et qui accuse la CDPQ de «Participer à l’économie du génocide » à Gaza;

Considérant que le Régime des rentes du Québec (RRQ), auquel participent toutes les travailleuses et les travailleurs du Québec, constituent parmi les plus gros déposants de la CDPQ;

Considérant que le Régime de retraite du personnel employé du gouvernement et des organismes publics (RREGOP), qui gère notre fond de retraite, est le troisième plus important déposant de la CDPQ;

 

Il est proposé que le SPGQ-C15:

Demande au SPGQ de se positionner en faveur du désinvestissement de la CDPQ de toutes les entreprises associées à des violations des droits humains et du droit international en Palestine;

Demande au SPGQ de demander à la CDPQ de se désengager immédiatement des entreprises identifiées comme complices du génocide, de l’occupation et de la colonisation israéliennes des Territoires palestiniens, et de mettre en œuvre un processus transparent de contrôle afin de garantir qu’aucune entreprise dans laquelle elle investira à l’avenir ne soit associée à des violations des droits humains et du droit international;

Demande au SPGQ d’exercer une pression sur le RRQ et la CNESST pour que la CDPQ se désinvestisse des entreprises impliquées dans des violations des droits humains et du droit international en Palestine;

Demande au SPGQ de mandater ses représentant.e.s au Comité de retraite et au Comité de placement du RREGOP et à ses représentant.e.s au Conseil d’administration de Retraite Québec de porter au sein de ces instances les demandes de désinvestissement susmentionnées;

Demande au SPGQ d’inviter l’ensemble du milieu syndical québécois à prendre une position semblable et à diffuser, partout où c’est possible, un refus catégorique de toute forme de complicité avec un État génocidaire et participe à la formation d’un mouvement élargi pour cet enjeu.

Demande au SPGQ de demander au gouvernement du Québec de fermer immédiatement son bureau à Tel-Aviv, un bureau consacré au maintien et à l’intensification de liens économiques et politiques avec Israël;

Demande au SPGQ de demander au gouvernement du Canada de mettre fin immédiatement à la vente de tout matériel militaire à Israël, incluant les composantes de ce matériel militaire, même si cela n’est pas transigé directement avec Israël.

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Résolution de la municipalité de Saint-Valérien https://urgencepalestine.quebec/resolution-de-la-municipalite-de-saint-valerien/ Sun, 14 Sep 2025 17:36:04 +0000 https://urgencepalestine.quebec/?p=1166 Nous publions ci-dessous la résolution adoptée le 8 septembre 2025 par le conseil municipal de Saint-Valérien demandant le retrait par

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Nous publions ci-dessous la résolution adoptée le 8 septembre 2025 par le conseil municipal de Saint-Valérien demandant le retrait par la Caisse de dépôts et placements du Québec des investissements complices des crimes de guerre d’Israël ainsi que la fermeture par le gouvernement du Québec de son bureau à Tel-Aviv.

EXTRAIT DU PROCÈSVERBAL de la séance ordinaire du conseil municipal, tenue le 8 septembre 2025, à la salle du conseil, 181, route Centrale à SaintValérien

Sont présents les conseillers suivants

  1. MM. Donald Dubé, Christian Beaulieu, Gilles SaintPierre, Ghislain Blais, Carl Desrosiers et Christian StPierre, conseillers, formant quorum sous la présidence du maire, Robert Savoie. Mmes MariePaule Cimon, directrice générale et greffièretrésorière et Magali Savoie, greffière- trésorière adjointe étaient aussi présentes

2025-146 

Retrait par la Caisse de dépôt et placements du Québec (CDPQ) des investissements complices des crimes de guerre d’Israël 

CONSIDÉRANT QU’Israël a tué plus de 60 000 personnes palestiniennes depuis octobre 2023, dont 70 % sont des femmes et des enfants

CONSIDÉRANT QUE des organisations de défense des droits humains comme Amnistie internationale et des expert es comme la rapporteuse spéciale des Nations Unies, Me Francesca Albanese, ont qualifié l’assaut israélien contre Gaza depuis octobre 2023 de génocide

CONSIDÉRANT QUE l’occupation israélienne des Territoires palestiniens viole le droit international, la IVe Convention de Genève et la Résolution 2334 du Conseil de sécurité de l’ONU (2016) appelant à la fin des colonies

CONSIDÉRANT QU’Israël mène des offensives militaires en violation du droit international dans plusieurs pays voisins, comme le Liban et la Syrie

CONSIDÉRANT QU’au 31 décembre 2024, la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) a investi 27,4 milliards de dollars dans 76 entreprises qui profitent de l’occupation israélienne et du génocide en Palestine

CONSIDÉRANT QU’il est contraire à nos valeurs humanitaires de paix et de justice que nos fonds publics contribuent à ce qui a été qualifié d’une « économie du génocide » par l’ONU

CONSIDÉRANT QUE la CDPQ gère l’argent des fonds de pensions de l’ensemble de la population du Québec, dont le Régime des rentes du Québec, du Fonds de la santé de la sécurité du travail (CNESST) et du Fonds d’assurance automobile du Québec (SAAQ)

CONSIDÉRANT QUE plus de 6 500 000 Québécois es contribuent ou bénéficient des fonds gérés par la CDPQ

CONSIDÉRANT QUE le gouvernement du Québec entretient des liens économiques et politiques avec le gouvernement israélien, entre autres à travers le bureau du Québec à Tel Aviv

EN CONSÉQUENCE, il est proposé par Carl Desrosiers, appuyé par Donald Dubé et résolu à l’unanimité que la municipalité de SaintValérien

Demande à la CDPQ de retirer immédiatement tous ses investissements des entreprises identifiées complices du génocide, de l’occupation et de la colonisation israéliennes en Palestine

Demande à la CDPQ de mettre en place un processus transparent de contrôle afin de garantir qu’aucune entreprise dans laquelle elle investira à l’avenir n’est associée à des violations des droits humains et du droit international

Demande aux membres du comité de retraite et du comité de placement du Régime de retraite des élus municipaux (RREM) ainsi qu’aux membres du conseil d’administration de Retraite Québec de porter au sein de ces instances les demandes de désinvestissement susmentionnées

Demande à la Fédération québécoise des municipalités (FMQ) de se positionner en faveur du désinvestissement de la CDPQ de toutes les entreprises associées à des violations des droits humains et du droit international en Palestine

Demande au gouvernement du Québec de fermer immédiatement son bureau à TelAviv, un bureau consacré au maintien de liens économiques et politiques avec Israël

Adopté avec dispense de lecture

(S) Magali Savoie 

(S) Robert Savoie 

Greffièretrésorière adjointe 

Maire 

Copie certifiée conforme le 10 septembre 2025 

af avoie 

Magali Savoie, Greffièretrésorière adjointe 

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RPC et PSP détiennent plus d’actions de Lockheed Martin que La Caisse selon La Presse Canadienne https://urgencepalestine.quebec/les-fonds-de-pension-investissement-rpc-et-psp-detiennent-plus-dactions-de-lockheed-martin-que-la-caisse-selon-la-presse-canadienne/ Wed, 03 Sep 2025 02:16:54 +0000 https://urgencepalestine.quebec/?p=1153 À l’instar de la Caisse de dépôt et placement du Québec qui investit dans la guerre génocidaire en Israël, des

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À l’instar de la Caisse de dépôt et placement du Québec qui investit dans la guerre génocidaire en Israël, des fonds de retraite fédéraux canadiens sont coupables d’investissement dans des entreprises qui continuent de fournir des armes à Israël. Un article publié récemment par La Presse Canadienne décrivant cette situation a été repris par plusieurs médias francophones. En voici une liste:

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Résolution du Conseil municipal de Saint-Germain-de-Kamouraska https://urgencepalestine.quebec/resolution-du-conseil-municipal-de-saint-germain-de-kamouraska/ Mon, 01 Sep 2025 16:22:15 +0000 https://urgencepalestine.quebec/?p=1141 Nous publions ci-dessous la résolution adoptée à la majorité, le 4 août 2025, par le conseil municipal de Saint-Germain-de-Kamouraska, à

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Nous publions ci-dessous la résolution adoptée à la majorité, le 4 août 2025, par le conseil municipal de Saint-Germain-de-Kamouraska, à la suite d’une démarche du Centre des travailleurs et travailleuses immigrants (CTTI) du Bas-Saint-Laurent inspiré par la campagne « Sortons la Caisse des crimes en Palestine ». Cette résolution a fait l’objet d’une publication sur le site de Radio-Canada : Une résolution au Kamouraska pour « la fin du génocide à Gaza »


Province de Québec

Municipalité de Saint-Germain-de-Kamouraska

[extrait du] Procès-verbal de la séance ordinaire du lundi 4 août 2025

Procès-verbal de la séance ordinaire du conseil municipal tenue le lundi 4 août 2025 à compter de 19 heures 30 à la salle municipale, située au 506, rue Jean-Baptiste-Moreau, à Saint-Germain-de-Kamouraska.

Sont présents :

  • Monsieur Roger Moreau, maire
  • Madame Julie Gagnon, conseillère
  • Madame Catherine Legault, conseillère
  • Monsieur Maxime Alexandre, conseiller
  • Madame Jacinthe Thiboutot, conseillère
  • Les membres du conseil forment quorum sous la présidence du maire.
  • Assiste également à la séance, Hélène B. Bernier, directrice générale et greffière-trésorière.

(…)

RÉSOLUTION NUMÉRO 2025-08-192

Résolution en solidarité avec le peuple palestinien

  • Considérant que nous croyons à l’État de droit et au respect de la vie humaine ;
  • Considérant que le Canada dit vouloir reconnaître l’État de la Palestine ;
  • Considérant que la population du Kamouraska s’est mobilisée à plusieurs reprises et de différentes façons dans les derniers mois pour apporter son soutien au peuple palestinien et demander l’action des gouvernements provincial et fédéral ;
  • Considérant que des organisations de défense des droits humains comme Amnistie internationale, B’Tselem et des expert·es comme la rapporteuse spéciale des Nations Unies, Me Francesca Albanese, ont qualifié l’assaut israélien contre Gaza depuis octobre 2023 de génocide ;
  • Considérant que l’occupation israélienne des Territoires palestiniens viole le droit international, la IVe Convention de Genève et la Résolution 2334 du Conseil de sécurité de l’ONU (2016) appelant à la fin des colonies ;
  • Considérant qu’Israël mène des offensives militaires en violation du droit international dans plusieurs pays voisins, comme le Liban et la Syrie ;
  • Considérant qu’au 31 décembre 2024, la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) a investi 27,4 milliards de dollars dans 76 entreprises qui profitent de l’occupation israélienne et du génocide en Palestine ;
  • Considérant que le gouvernement du Québec entretient des liens économiques et politiques avec le gouvernement israélien, entre autres à travers le bureau du Québec à Tel-Aviv ;
  • Considérant que par le fait même le Canada et le Québec contribuent au génocide actuel en Palestine ;

Il est proposé par Julie Gagnon et résolu à la majorité des conseillers que la Municipalité de Saint-Germain-de-Kamouraska :

  • Demande la fin immédiate du blocus d’aide humanitaire à Gaza, et la fin des attaques envers les civils ;
  • Demande la fin du génocide à Gaza ;
  • Demande à la CDPQ de retirer immédiatement tous ses investissements des entreprises identifiées complices du génocide, de l’occupation et de la colonisation israéliennes en Palestine ;
  • Demande à la CDPQ de mettre en place un processus transparent de contrôle afin de garantir qu’aucune entreprise dans laquelle elle investira à l’avenir ne soit associée à des violations des droits humains et du droit international ;
  • Demande à l’Union des municipalités du Québec (UMQ) et à la Fédération québécoise des municipalités (FMQ) de se positionner en faveur du désinvestissement de la CDPQ de toutes les entreprises associées à des violations des droits humains et du droit international en Palestine.

La conseillère Catherine Legault est contre ladite proposition.

 

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La Caisse et la Palestine : tenter de rassurer tout en évitant de répondre https://urgencepalestine.quebec/la-caisse-et-la-palestine-tenter-de-rassurer-tout-en-evitant-de-repondre/ Wed, 23 Jul 2025 16:12:55 +0000 https://urgencepalestine.quebec/?p=1131 Réponse à la lettre ouverte dans La Presse de Charles Émond, pdg de la Caisse Le 15 juillet, La Presse

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Réponse à la lettre ouverte dans La Presse de Charles Émond, pdg de la Caisse
Le 15 juillet, La Presse publiait une lettre ouverte du PDG de la Caisse, Charles Émond, intitulée “Nous nous préoccupons de la crise humanitaire en Palestine”. Dès le lendemain, nous avons contacté La Presse pour sonder leur intérêt à publier une réaction de la Coalition. Après quelques échanges, nous avons reçu la réponse suivante le 21 juillet : “La Presse a publié plusieurs textes sur cette question récemment, qui présentaient des points de vue différents, c’est pourquoi nous n’avons pas retenu le vôtre pour publication.” Il s’agit d’une réponse standard qu’on aurait pu nous faire dès le départ… Mais, en nous répondant ainsi après quelques jours de réflexion, La Presse prend surtout la décision de laisser le dernier mot à La Caisse, car elle n’a publié aucun texte de réponse à la lettre ouverte de Charles Émond.
Pour mieux comprendre cette décision, il faut savoir que c’est La Presse qui avait elle-même sollicité cette lettre ouverte de La Caisse dans des circonstances, disons, un peu troubles, autour de la publication d’un autre article intitulé “Sortez nos caisses de retraite de « l’économie du génocide »”, initialement soumis le 7 juillet et paru le 15 juillet, sous la signature de Rafaëlle Sinave et 124 autres personnes. Cette lettre avait fait l’objet de longues discussions et de nombreux ajustements de contenu entre son autrice principale et la section “Dialogue” de La Presse, qui avait indiqué, tour à tour, que la lettre pourrait être publiée le 9, puis le 10, puis le 11 juillet. Puis, coup de théâtre, l’autrice apprend le 10 juillet que La Presse décide de ne pas publier! Et enfin, dernier revirement, face aux protestations plus que légitimes de Rafaëlle Sinave, La Presse offrait une nouvelle date de publication, le 15 juillet, à condition que La Caisse – qu’ils avaient eux-mêmes pris l’initiative de solliciter entretemps – accepte de publier une lettre ouverte en même temps. Que la publication d’une lettre de citoyen.nes dépende de la publication d’une lettre d’une institution publique qui jouit de multiples forums pour faire connaître sa position est plutôt renversant!
Notons finalement que Le Devoir a décidé de ne pas publier le texte de la Coalition, en invoquant qu’une “réplique” devait être faite dans le même média que le texte critiqué. Et que Le Soleil n’a pas répondu à notre demande.

La Caisse de dépôt et placement du Québec (La Caisse) est nommément pointée du doigt dans le rapport du 30 juin de la Rapporteuse spéciale de l’ONU, Me Francesca Albanese, intitulé « De l’économie d’occupation à l’économie de génocide ». En réponse à la couverture médiatique significative de ce rapport, le PDG de La Caisse, Charles Émond, a adressé une lettre ouverte à tous les Québécois.es, parue dans La Presse le 15 juillet. Sa lecture révèle une simple opération de sauvetage de l’image de La Caisse, évitant systématiquement d’aborder les enjeux véritables tout en appelant à « continuer d’avoir un dialogue constructif ».

Quel est le fond de la question ?

Le droit international interdit de fournir des armes, de la machinerie, de l’équipement, des matériaux, des produits et des services de quelque nature que ce soit qui contribuent au génocide à Gaza, à l’établissement, au maintien ou à l’expansion des colonies israéliennes, au régime d’apartheid israélien et à l’occupation militaire en Palestine.

Ce que le rapport de Me Albanese démontre, c’est que les grandes entreprises et institutions financières de partout dans le monde ont systématiquement ignoré leurs obligations à cet égard, y compris jusqu’au génocide actuel. Le rapport de Me Albanese indique que la CDPQ investit 9,6 milliards $ dans la quarantaine de compagnies qui y sont nommées. Me Albanese indique qu’il ne s’agit que de la pointe de l’iceberg. Une analyse plus détaillée de la Coalition du Québec URGENCE Palestine et du Mouvement pour une paix juste, en avril 2025, montre en effet qu’il s’agit plutôt de 27,4 milliards $ dans 76 entreprises. C’est sur cette base que se mène la campagne panquébécoise « Sortons la Caisse des crimes en Palestine ».

La Caisse déforme ou minimise ce qui lui est reproché

D’entrée de jeu, la Caisse se disculpe et se veut rassurante. Elle ramène les critiques qui lui sont adressées à des « allégations ». Elle se défend par la simple réaffirmation de sa bienveillance. Et elle prétend qu’elle a déjà agi, en bloquant tout nouvel investissement en Israël et dans le Territoire palestinien occupé (TPO).

Or, comme nous l’avons fait savoir plusieurs fois à la Caisse, ce qui nous préoccupe, ce ne sont pas principalement ses investissements en Israël, mais bien ses investissements dans des compagnies de partout dans le monde, dont certaines activités s’inscrivent dans l’économie d’occupation et l’économie de génocide, dénoncées par Me Albanese. M. Charles Émond nomme bien quelques-unes de ces compagnies, mais il prend soin de ne jamais mentionner ce qui leur est reproché.

Concernant Lockheed Martin, qui fournit à Israël la majorité des avions servant à bombarder Gaza, largement responsables pour les 62 000 morts et 112 000 blessés depuis le début du génocide, M. Émond ramène le problème à « une exposition de 0,025 % » dans « des actions déjà en circulation sur les marchés, qui font partie de paniers de titres standards ». En quoi ce jargon financier exonère-t-il La Caisse ?

Concernant Caterpillar, M. Émond affirme qu’il « est extrêmement difficile de tracer une ligne entre les entreprises qui ont des politiques pourtant claires et l’utilisation finale de leurs produits par leurs clients ». Or l’utilisation des bulldozers D9 de Caterpillar par l’armée israélienne pour démolir des dizaines de milliers de maisons palestiniennes est documentée depuis des décennies et a fait l’objet de nombreuses campagnes de dénonciation, notamment par Human Rights Watch (2004) et Amnesty International (2010). Dans le génocide en cours à Gaza, les bulldozers D9 de Caterpillar ont joué et continuent de jouer un rôle central dans la destruction impitoyable de toutes les infrastructures civiles de Gaza. M. Émond mentionne aussi que Caterpillar « fabrique des machines pour usage dans la construction, dont de grands projets d’infrastructure ». Nous lui rappelons qu’en plus des démolitions, cette entreprise a notamment participé aux « grands projets d’infrastructure » des colonies où plus de 700 000 Israélien.nes vivent illégalement dans le TPO, et du mur de séparation de plus de 700 kilomètres qui a servi à annexer près de 10 % de la Cisjordanie.

Pour qu’un dialogue soit possible, il faut un réel attachement aux droits

Les activités des compagnies mentionnées ci-haut et de dizaines d’autres dans lesquelles la Caisse investit participent à des crimes commis par Israël. De répéter qu’il ne s’agit que d’une petite partie de leurs activités dans le monde démontre le peu d’importance qu’accorde la Caisse au droit international et, particulièrement, aux  violations des droits du peuple palestinien.

La Caisse décrit la situation en Palestine avec des termes vagues comme « conflit » et « crise humanitaire », alors que c’est d’occupation militaire, de colonisation, d’apartheid et de génocide qu’il s’agit, comme le démontre bien le rapport de Me Albanese. Il documente abondamment la participation de nombreuses entreprises à travers le  monde, dont la CDPQ, à la commission de ces crimes.

C’est notre argent que gère la Caisse et elle doit le faire de manière responsable, éthique et transparente. S’assurer qu’aucun de ses investissements ne contribue, de manière directe ou indirecte aux crimes commis contre le peuple palestinien fait partie de ses obligations. À mesure que la population québécoise est mise au courant, son  indignation croît. Le déni total de la Caisse ne passera pas !

 

  • Bruce Katz (Palestiniens et Juifs Unis — PAJU)
  • Martine Eloy (Collectif Échec à la guerre)
  • Raymond Legault (porte-parole de la Coalition du Québec URGENCE Palestine)
  • Amélie Nguyen (Centre international de solidarité ouvrière — CISO)
  • Catherine Pappas (Alternatives)
  • Glenn Rubenstein (Voix juives indépendantes — Montréal)

membres du Comité de coordination de la Coalition du Québec URGENCE Palestine

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Sortez nos caisses de retraite de « l’économie du génocide » https://urgencepalestine.quebec/sortez-nos-caisses-de-retraite-de-leconomie-du-genocide/ Wed, 16 Jul 2025 19:55:29 +0000 https://urgencepalestine.quebec/?p=1118 Un collectif de 125 cosignataires demande que la CDPQ se libère de tout actif contribuant à la colonisation, l'occupation et le génocide palestinien.

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Cette lettre ouverte a été publiée dans La Presse le 15 juillet 2025, à 21 h.

Un collectif de 125 cosignataires demande que la Caisse de dépôt et placement du Québec se libère de tout actif contribuant à la situation actuelle à Gaza

par Rafaëlle Sinave
Enseignante en techniques de travail social, membre du Syndicat des professeures et professeurs du cégep du Vieux Montréal (SPCVM), déléguée au CCMM-CSN, l’autrice signe au nom d’un collectif de 125 cosignataires*

Nous, enseignants, syndicalistes, étudiants et citoyens de tout horizon sommes consternés que la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) engage la population québécoise dans les crimes commis en Palestine par l’investissement de ses principaux fonds de retraite dans des entreprises ayant des activités liées à la colonisation et au génocide palestinien.

Un préposé d’un hôpital de Rouyn-Noranda épargne chaque mois pour sa retraite, sans savoir que cet argent pourrait financer le bombardement d’hôpitaux à Gaza. Une enseignante de maternelle à Montréal cotise pour ses vieux jours, sans imaginer que son argent pourrait contribuer à détruire des écoles palestiniennes.

Chaque Québécois de 65 ans et plus touchera des prestations de retraite du Régime de rentes du Québec (RRQ), le plus gros déposant de la CDPQ (125,9 milliards de dollars).

Comme des millions de Québécois, ces deux travailleurs contribuent également au Régime de retraite du personnel employé du gouvernement et des organismes publics (RREGOP), troisième déposant en importance (91,4 milliards) de la CDPQ.

Le mur du silence est maintenant rompu. Le fracassant rapport de la rapporteuse spéciale des Nations unies, Francesca Albanese, révélait le 30 juin dernier la complicité de sociétés d’État et d’entreprises mondiales bénéficiant « d’un système économique du génocide » en Palestine… La CDPQ figure parmi les institutions montrées du doigt dans le rapport.

Rappelons que la CDPQ est un héritage de la Révolution tranquille, un modèle qui fait l’envie du monde entier. Une société d’État qui veille à la bonne santé financière du bas de laine de la société québécoise. Nous savons maintenant que la CDPQ engage les Québécois et les Québécoises dans un système de complicité bien malgré eux.

À Gaza, selon l’UNRWA, l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens, on compte aujourd’hui le plus grand nombre d’enfants amputés par habitant dans le monde. Selon un rapport d’avril 2025 du Bureau central palestinien des statistiques⁠, 39 384 enfants ont perdu un de leurs parents ou les deux depuis octobre 2023.

Ces chiffres ne sont pas abstraits. Ce sont les conséquences concrètes de bombes, de drones, d’armes, fabriquées par Lockheed Martin, Boeing ou General Dynamics – des entreprises dans lesquelles la CDPQ investit.

La valeur de ses investissements dans 24 entreprises du secteur militaire impliquées dans des violations du droit international en Palestine est passée de 2 milliards à 3,4 milliards entre 2023 et 2024.

La CDPQ tire profit des bombes qui explosent sur Gaza, et avec elle, tous les Québécois et toutes les Québécoises deviennent complices du génocide, de l’occupation et de la colonisation de la Palestine. Nous refusons de participer à ce que Francesca Albanese qualifie de « l’un des génocides les plus cruels de l’histoire moderne ».

Alors que le monde s’enfonce dans une ère d’instabilité géopolitique, les pays occidentaux – dont le Canada – prennent un virage militariste inquiétant. Le Québec ne fait pas bande à part, avec sa volonté de se tailler une place dans la lucrative industrie militaire. La Chambre de commerce du Montréal métropolitain et la CDPQ ont, quant à elles, déjà affirmé y voir une intéressante occasion d’affaires en soulignant l’opportunité pour la société québécoise d’y investir.

Face à cette offensive assumée, un contre-discours s’impose. Rappelons-nous que derrière chaque promesse de rendement dans le secteur militaire se cache une réalité sanglante. L’industrie de la mort ne peut et ne doit pas être le socle de notre avenir collectif.

 

Pas en notre nom

Nous refusons que nos retraites soient bâties sur la souffrance du peuple palestinien qui lutte depuis plus de 77 ans pour sa liberté, ni celle d’aucun autre peuple. En mars 2025, le lancement de la campagne Sortons la Caisse des crimes en Palestine⁠, chapeautée par la Coalition Québec URGENCE Palestine, a permis le déploiement d’une mobilisation à l’échelle de la province pour exiger que la CDPQ désinvestisse immédiatement dans des entreprises liées à l’occupation, à la colonisation et aux violations du droit international.

Indignées et indignés d’apprendre que la CDPQ investit 27,4 milliards dans 76 entreprises complices, plusieurs syndicats locaux et nationaux (FAE, FNEEQ-CSN, CCMM-CSN) ont déjà adopté une résolution commune pour exiger le désinvestissement.

Partout au Québec, des syndicats, des groupes communautaires, des étudiantes et étudiants, des élues et des élus se lèvent. La mobilisation s’amplifie.

La CDPQ a les moyens d’agir autrement. Elle a déjà retiré ses investissements de l’industrie du tabac et de la production de pétrole. Charles Emond, PDG de la CDPQ, a lui-même déclaré devant la Commission des finances publiques de l’Assemblée nationale le 6 mai dernier que la Caisse n’a pas d’investissement dans des entreprises qui arment la Russie. Pourquoi persiste-t-elle alors à investir dans des crimes de guerre en Palestine ?

Si l’État québécois a désigné la CDPQ comme gestionnaire de notre portefeuille collectif, celle-ci a l’obligation de faire preuve d’une transparence exemplaire et de rendre des comptes à la population québécoise.

 

* Ces personnes ont signé la lettre aux côtés de plus de 100 autres cosignataires : Safa Chebbi, porte-parole du Collectif Désinvestir pour la Palestine (D4P) et étudiante à la maîtrise en sociologie de l’UQAM ; Gérald Larose, professeur associé à l’École de travail social de l’UQAM, président de la CSN 1983-1999 ; Martine Delvaux, écrivaine ; Luc Picard, auteur et réalisateur ; Amir Khadir, médecin et ancien député de l’Assemblée nationale du Québec ; Amélie Nguyen, coordonnatrice du Centre international de solidarité ouvrière (CISO) ; Michel Seymour, professeur honoraire du département de philosophie, membre du Syndicat général des professeurs et professeures de l’Université de Montréal (SGPUM) ; Mireille Tawfik, enseignante en francisation à la formation générale aux adultes, membre de l’Alliance des professeures et professeurs de Montréal (APPM – FAE) ; Ricardo Peñafiel, professeur associé, département de science politique, membre du Syndicat des professeures et professeurs enseignants de l’UQAM (SPPEUQAM/FNEEQ-CSN) ; Maude Ménard-Dunn, enseignante en techniques de travail social, membre du Syndicat du personnel enseignant du Cégep de Sherbrooke (SPECS-CSN) ; Jonathan Durand Folco, professeur à l’Université Saint-Paul ; François Saillant, militant pour le droit au logement et auteur ; Paul Eid, professeur, département de sociologie, UQAM ; Stephan Reichhold, directeur général de la Table de concertation des organismes au service des personnes immigrantes et réfugiées (TCRI) ; Rachad Antonius, professeur associé, UQAM.

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La complicité de la CDPQ dénoncée dans un nouveau rapport d’enquête de la Rapporteuse spéciale de l’ONU https://urgencepalestine.quebec/de-leconomie-doccupation-a-leconomie-de-genocide-de-la-rapporteuse-speciale-de-lonu-me-francesca-albanese-y-denonce-la-cdpq/ Wed, 02 Jul 2025 18:48:50 +0000 https://urgencepalestine.quebec/?p=1080 Communiqué de presse – pour publication immédiate «De l’économie d’occupation à l’économie de génocide» La complicité de la Caisse de

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Communiqué de presse – pour publication immédiate

«De l’économie d’occupation à l’économie de génocide»

La complicité de la Caisse de dépôt et placement du Québec dénoncée dans un nouveau rapport d’enquête de la Rapporteuse spéciale de l’ONU, Me Francesca Albanese

Tiohtià : ke/Mooniyang/Montréal, le 2 juillet 2025 — Ce jeudi 3 juillet, la Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la situation des droits humains dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967, Me Francesca Albanese, tiendra une conférence de presse diffusée en direct en ligne dans le cadre du lancement officiel de son troisième rapport, De l’économie d’occupation à l’économie de génocide (en anglais), rendu public le 1er juillet.

Dans ce rapport d’enquête, Me Albanese examine «le rôle des entreprises (corporate entities) dans le maintien de l’occupation israélienne illégale et de sa campagne génocidaire en cours à Gaza» en violation du droit international. Celles-ci sont des entreprises commerciales, des sociétés multinationales, des entités à but lucratif et non lucratif, qu’elles soient privées, publiques ou parapubliques.

Ce rapport pointe du doigt la complicité d’une institution québécoise importante : la Caisse de dépôt et placement du Québec (La Caisse). La rapporteuse spéciale souligne explicitement (par. 77) l’augmentation des investissements de La Caisse dans l’entreprise d’armement Lockheed Martin, qui vend des avions de chasse F-35 à l’armée israélienne, et dans les entreprises Caterpillar et HD Hyundai, qui fournissent de l’équipement et de la machinerie utilisés depuis longtemps par Israël pour la destruction systématique des habitations et des infrastructures civiles palestiniennes, y compris dans la mise en œuvre du génocide actuel. Concernant la complicité de ces compagnies, voir les paragraphes 32, 45, 46 et 50 du rapport.

Ce rapport fait voler en éclat les prétentions du président et chef de la direction de La Caisse, Charles Émond, à l’effet que le bas de laine des Québécois·es respecterait «les plus hauts standards de gouvernance, de conformité, d’éthique» dans toutes ses activités.

Questionné par la députée Alejandra Zaga Mendez le 6 avril 2025, Charles Émond avait refusé de rendre publique l’analyse de conformité des investissements de la Caisse dans Lockheed Martin à la lumière de sa politique de droits humains. M. Émond a plutôt choisi de se cacher honteusement derrière des supposées consultations avec des «experts de classe mondiale» en droit international dont il refuse de divulguer l’identité aux Québécois·es.

Citations

«Au 31 décembre 2024, la CDPQ investissait 27,4 milliards $ dans 76 entreprises complices des crimes d’Israël en Palestine, dont Lockheed Martin, Caterpillar et HD Hyundai. Alors que leurs avions, bulldozers et autres équipements servent directement à la mise en œuvre du génocide à Gaza, ces compagnies choisissent de maintenir, voire d’accroître leurs contrats avec Israël. Et la CDPQ, avec l’argent de l’épargne collective des Québécois·es, choisit honteusement d’augmenter ses investissements dans ces compagnies. C’est notre responsabilité commune de sortir notre argent, que gère la Caisse, des crimes en Palestine!» déclare Raymond Legault, porte-parole de la Coalition du Québec URGENCE Palestine.

Faits saillants

Rapport, «’From economy of occupation to economy of genocide», 30 juin 2025, Conseil des droits humains, 57e session, A/HRC/59/23 (en anglais)

Conférence de presse de Me Francesca Albanese (livestream), jeudi 3 juillet 2025, 13 h (Central European Time)/7 h heure de Montréal (Heure avancée de l’Est) : https://webtv.un.org/en/asset/k1a/k1a90qctnz

Conseil des droits de l’homme des Nations unies, dialogue interactif avec Francesca Albanese (livestream), jeudi 3 juillet 2025, 10 h CET (Central European Time)/4 h heure de Montréal (Heure avancée de l’Est) : https://webtv.un.org/en/asset/k14/k14llo591t

Analyse du rapport 2024 de la Caisse de dépôt et placement du Québec, réalisée par la Coalition et Just Peace Advocates, 30 avril 2025

Vidéo 6 mai 2025 — Étude des crédits budgétaires 2025-2026 du ministère des Finances, volet Finances — Caisse de dépôt et placement du Québec

Extraits du rapport

77. Sovereign wealth and pension funds are also significant financiers. […] The Caisse de dépôt et placement du Québec, which manages Can$ 473.3 billion (328,9 billions $) in pension funds for six million Canadians, has almost Can$ 9.6 billion (6,67 billions $) invested in companies named in the present report, despite its sustainable investment policy and human rights policy. From 2023 to 2024, it almost tripled investment in Lockheed Martin, quadrupled investment in Caterpillar and increased 10-fold the investment in HD Hyundai.

– 30 –

À propos de la Coalition

La Coalition du Québec URGENCE Palestine s’est formée en février 2024 pour rendre visible l’indignation de la société civile québécoise devant le génocide perpétré par Israël à Gaza et pour soutenir la lutte palestinienne contre l’occupation, la colonisation et la dépossession. Elle rassemble 52 groupes syndicaux, communautaires et citoyens partout au Québec.

Site Web de la Coalition
urgencepalestine. quebec

Site Web de la campagne
cdpq-palestine.info

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Charles Émond à l’Assemblée nationale – La CDPQ refuse d’examiner sa responsabilité dans le génocide en Palestine https://urgencepalestine.quebec/communique-charles-emond-assemblee-nationale_2025/ Wed, 07 May 2025 17:35:56 +0000 https://urgencepalestine.quebec/?p=954 En commission parlementaire le 6 mai 2025, le PDG de la Caisse de dépôt, Charles Émond, a tenté de justifier l’injustifiable : une hausse de 70 % des investissements dans 24 entreprises militaires complices du génocide à Gaza.

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Communiqué de presse
Pour diffusion immédiate

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Tiohtià:ke/Mooniyang/Montréal, le 7 mai 2025 – Interrogé hier par la députée de Verdun Alejandra Zaga Mendez à l’occasion de l’étude des crédits budgétaires du ministère des Finances, Charles Émond, président et chef de la direction de la CDPQ, tente de justifier l’injustifiable : une hausse de 70 % des investissements dans 24 entreprises militaires complices du génocide à Gaza.

La CDPQ est complice du génocide en Palestine et elle l’assume

L’an dernier, lors du même exercice, M. Émond avait été spécifiquement interrogé par le député Haroun Bouazzi concernant Lockheed Martin, une entreprise étasunienne qui fournit les avions de chasse de l’armée israélienne. En conclusion de sa réponse, M. Émond avait déclaré qu’il allait « regarder tout ce qui doit être regardé dans la lumière de la lentille que vous fournissez. Si on juge qu’une société ne rencontre pas notre politique des droits […] on prendrait les mesures qui s’imposeraient, le cas échéant ». Or, en 2024, la CDPQ a doublé ses investissements dans Lockheed Martin. M. Émond tente de faire croire qu’investir dans des compagnies qui fournissent à Israël les armes de son génocide est conforme à la politique des droits humains de la Caisse !

Pourtant, hier, M. Émond a déclaré du même souffle que la CDPQ n’investit pas et n’investira pas dans des entreprises livrant des armes à la Russie. Pour Charles Émond et la CDPQ, le respect des droits humains est donc à géométrie variable selon les jeux politiques occidentaux.

Alstom : Charles Émond induit la population en erreur

Charles Émond, tout en reconnaissant l’investissement de plus de 2 milliards $ de la CDPQ dans Alstom, a affirmé que l’entreprise n’avait plus d’activités à Jérusalem. Or, selon les documents de l’entreprise (page 137), Alstom détient toujours 20 % des parts de Jerusalem City Light Rail (JCL), la société qui exploite le tramway reliant des colonies illégales en violation du droit international. La CDPQ ne peut prétendre ignorer cette réalité, cette information lui ayant été présentée le 7 août dernier par des représentant·es de la Coalition lors d’une rencontre. Un mensonge inacceptable qui soulève des questions sur la transparence de l’institution.

Politique de droits de la personne : un refus de transparence

Charles Émond a refusé de rendre publique l’analyse de conformité des investissements de la Caisse dans Lockheed Martin à la lumière de sa politique de droits humains et du droit international. De plus, M. Émond se cache derrière des consultations avec des « experts de classe mondiale » en droit international dont il refuse de divulguer l’identité aux Québécois·es.

Pour la Coalition, il est clair que les investissements dans Lockheed Martin et les 23 autres entreprises du secteur militaire ne respectent ni les droits humains, ni le droit international. La CDPQ a choisi l’opacité car elle sait que ces choix d’investissements sont indéfendables.

Citations

« À la députée Alejandra Zaga Mendez qui lui souligne que les compagnies qui arment Israël participent à un génocide, Charles Émond répond que “le secteur de la défense est la sécurité des populations” ! Visiblement, la vie des Palestinien·nes n’entre jamais dans ses calculs » déclare Raymond Legault, porte-parole de la Coalition du Québec URGENCE Palestine.

« Le message de Charles Émond est clair : il n’a aucun problème à financer un génocide, du moment que c’est rentable. La seule question, c’est de savoir combien d’autres personnes la Caisse de dépôt est prête à laisser mourir dans sa quête sanglante de profits? » s’indigne Benoît Allard, porte-parole du collectif Désinvestir pour la Palestine.

Faits saillants

Vidéo 6 mai 2025 (0:47:28 à 1:01:20) — Étude des crédits budgétaires 2025-2026 du ministère des Finances, volet Finances — Caisse de dépôt et placement du Québec

Vidéo 24 avril 2024 (1 :22 :09 à 1:27 :32) — Étude des crédits budgétaires 2024-2025 du ministère des Finances, volet Finances — Caisse de dépôt et placement du Québec

Alstom : Document d’enregistrement universel 2023/24 concernant le rapport financier annuel (la plus récente version, voir l’enregistrement de Jerusalem City Light Rail à la page 137)

Analyse du rapport 2024 de la CDPQ, réalisée par la Coalition et Just Peace Advocates

cdpq-palestine.info : campagne Sortons la Caisse des crimes en Palestine

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À propos de la Coalition
La Coalition du Québec URGENCE Palestine s’est formée en février 2024 pour rendre visible l’indignation de la société civile québécoise devant le génocide perpétré par Israël à Gaza et pour soutenir la lutte palestinienne contre l’occupation, la colonisation et la dépossession. Elle rassemble 50 groupes syndicaux, communautaires et citoyens partout au Québec.

Pour informations et entrevues :
cell. media : (514) 690-5113

Site web : urgencepalestine.quebec

 

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Analyse du rapport 2024 de la CDPQ https://urgencepalestine.quebec/analyse-rapport-cdpq-2024/ Wed, 30 Apr 2025 13:45:22 +0000 https://urgencepalestine.quebec/?p=875 En 2024, la CDPQ a considérablement augmenté ses investissements dans des entreprises complices des crimes d’Israël en Palestine.

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En 2024, la CDPQ a considérablement augmenté ses investissements dans des entreprises complices des crimes d’Israël en Palestine

Une analyse conjointe de la Coalition du Québec URGENCE Palestine et de Just Peace Advocates/Mouvement pour une paix juste publiée le 30 avril 2025.

Version française PDF – cliquez ici
PDF English version – click here


 

Table des matières

Résumé

Présentation

1. Les crimes actuels d’Israël en Palestine et les activités économiques complices

2. Nos sources d’information concernant la CDPQ et les entreprises complices

3. Principaux résultats

4. Évolution des investissements depuis le rapport annuel 2023

4.1.  Retrait de certains investissements

4.2.  Nouveaux investissements complices

4.3. Une hausse marquée des investissements dans le secteur militaire

4.4. Amazon

4.5. WSP et Alstom

5. Conclusion


Résumé

Une analyse détaillée du rapport annuel 2024 de la CDPQ révèle que le bas de laine des Québécois·es investit, au 31 décembre 2024, 27,4 milliards $ dans 76 entreprises complices des crimes d’Israël en Palestine. Cela représente une augmentation de 24 % par rapport à l’année précédente et 5,8 % du total des investissements qui s’élèvent à 473,3 milliards $.

Ces entreprises se retrouvent dans une ou plusieurs des six listes d’entreprises identifiées comme complices de crimes contre le peuple palestinien : base de données des Nations Unies, projet AFSC Investigate, Canada : Stop Arming Israel, Who Profits, Don’t Buy Into Occupation et Campaign Against Arms Trade.

Présentation

La présente analyse du rapport annuel 2024 de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) a été réalisée conjointement par la Coalition du Québec URGENCE Palestine et Just Peace Advocates/Mouvement pour une paix juste.

La Coalition est un regroupement de 50 organisations syndicales, communautaires et citoyennes qui a lancé, le 17 mars 2025, la campagne panquébécoise Sortons la Caisse des crimes en Palestine, dans la foulée de l’installation du campement populaire Al-Soumoud au Square-Victoria à Tiohtià:ke/Montréal en juin 2024 par le collectif Désinvestir pour la Palestine. Le Mouvement pour une paix juste est une organisation indépendante de défense des droits humains. Il a réalisé des analyses similaires des investissements de la CDPQ pour les années 2021, 2022 et 2023, en collaboration avec Palestiniens et Juifs unis et Canadian BDS Coalition.

L’analyse vise à mettre en lumière le fait troublant et inacceptable que la CDPQ continue d’investir l’argent des Québécois·es dans des entreprises ayant des activités complices des crimes actuels commis par Israël en Palestine : génocide, occupation, colonisation, apartheid et toutes formes de violations des droits humains des Palestinien·nes et du droit international associées à ces crimes.

1.   Les crimes actuels d’Israël en Palestine et les activités économiques complices

Les colonies israéliennes dans le Territoire palestinien occupé (TPO), qui comprend la bande de Gaza et la Cisjordanie (incluant Jérusalem-Est), ont été déclarées contraires au droit international par la Cour internationale de justice (CIJ) en 2004. En 2016, le Conseil de sécurité des Nations unies a réaffirmé que l’établissement de ces colonies par Israël constituait une violation flagrante du droit international.

Le 19 juillet 2024, la CIJ a confirmé de nouveau l’illégalité de l’occupation et de la colonisation israéliennes des territoires palestiniens occupés depuis 1967 et a ordonné qu’elles cessent dans les plus brefs délais. La Cour a déclaré que tous les États – ce qui inclut le Canada et le Québec – doivent « prendre des mesures pour empêcher les échanges commerciaux ou les investissements qui aident au maintien de [l’occupation illégale] » (par. 278), ce qui inclut les investissements de la CDPQ.

Le 18 septembre 2024, l’Assemblée générale des Nations Unies a donné à Israël un maximum d’un an pour mettre un terme à son occupation et sa colonisation illégales du TPO. Deux mois plus tard, la Cour pénale internationale (CPI) a lancé des mandats d’arrêt contre Benjamin Netanyahou et Yoav Gallant pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité à Gaza.

Le 26 janvier 2024, la CIJ a rendu une ordonnance dans une affaire intentée par l’Afrique du Sud contre Israël pour ses violations de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide de 1948 dans le cadre de son assaut militaire contre Gaza. La CIJ a reconnu qu’il existe un risque plausible de génocide à Gaza et a ordonné des mesures conservatoires qu’Israël n’a pas respectées. La CIJ continuera d’entendre l’affaire au cours des prochaines années. Il revient aux États, dont le Canada et le Québec, de poser des actions immédiates pour faire cesser le génocide en cours à Gaza.

Le droit international interdit de fournir des armes, de la machinerie, de l’équipement, des matériaux, des produits et des services de quelque nature que ce soit qui contribuent au génocide à Gaza, au maintien ou à l’expansion des colonies israéliennes, au régime d’apartheid israélien et à l’occupation militaire en Palestine. Toute forme de complicité avec les crimes d’Israël doit cesser immédiatement.

2.   Nos sources d’information concernant la CDPQ et les entreprises complices

Le rapport annuel 2024 de la CDPQ a été rendu public le 24 avril 2025. Notre analyse  a porté spécifiquement sur la liste des investissements sur les marchés publics et privés au 31 décembre 2024 que l’on retrouve dans le document Renseignements additionnels au Rapport annuel 2024 (p. 31 à 133).

Nous avons comparé la liste des investissements de la CDPQ avec six sources crédibles et reconnues qui fournissent des informations concernant des entreprises ayant des activités économiques en lien avec les crimes commis par Israël en Palestine : génocide, occupation, colonisation, apartheid et toutes formes de violations des droits humains des Palestinien·nes et du droit international associées à ces crimes.

Il est à noter que la majorité des entreprises se retrouvent dans plusieurs de ces listes.

3.   PRINCIPAUX RÉSULTATS

Le rapport annuel  pour l’exercice se terminant au 31 décembre 2024 indique que la CDPQ a investi 27,4 milliards $ dans 76 entreprises complices de crimes d’Israël en Palestine. Cela représente 5,8% du total des actifs de la CDPQ, qui s’élèvent à 473,3 milliards $.

Le tableau suivant (Tableau 1) fournit la liste de ces entreprises, ainsi que le nombre d’actions que la  CDPQ y détient et la valeur de ces actions en millions de dollars (M$ ).

TABLEAU 1
Liste des investissements de la CDPQ au 31 décembre 2024 dans 76 entreprises complices

Entreprises Actions Valeur (M$)
ABB Ltd (2) (4) 2 231 117 173,7
Airbnb Inc (1) (2) (4) (5) 350 242 66,2
Airbus SE (6) 184 600 42,6
Alphabet Inc (2) (3) Classe A 6 229 650 1696
Classe C 2 949 649 807,9
Alstom SA (1) (2) (5) 80 930 484 2 598,4
Amazon.com Inc (2) (3) 6 507 699 2 053,4
Ametek Inc (6) 158 185 41
Amphenol Corp (6) 2 508 458 250,6
Apollo Global Management Inc (2) 1 500 0,4
Asseco Poland SA (2) 57 573 1,9
Atlas Copco AB (2) (4) Classe A 1 604 378 35,3
Classe B 859 192 16,7
BAE Systems PLC (2) (3) (6) 1 339 693 27,7
Boeing Company, The (2) (3) (4) (6) 405 517 103,2
Booking Holdings Inc (1) (2) (4) (5) 35 942 256,8
BRP Inc (2) Actions 977 000 71,5
Valeurs convertibles (est.) 200
CAE Inc (3) Actions 30 917 402 1 128,5
Obligations 78,1
Canon Inc (2) 260 748 12,3
Carrefour SA (2) (4) (5) 173 000 3,5
Caterpillar Inc (2) (3) (4) (5) 592 944 309,4
Cemex SAB de CV (2) (4) (5) 6 012 926 4,9
Cisco Systems Inc (2) (3) (4) (5) 8 349 863 710,9
CNH Industrial NV (2) (4) (5) 367 900 5,9
Curtiss-Wright Corp (3) (6) 13 696 7
Dell Technologies Inc (2) (4) 342 800 56,8
Doosan Bobcat Inc (2) 112 401 4,6
Doosan Co Ltd (2) 5 608 1,4
Expedia Group Inc (1) (2) (4) (5) 27 884 7,5
FANUC Corp (3) 540 100 20,6
*First Solar Inc (2) (4) 223 0,1
General Dynamics Corp (2) (3) (6) 222 109 84,2
General Electric Co (3) (4) (6) 899 620 215,8
General Motors Co (2) (3) (4) 1 022 991 78,4
HD Hyundai Heavy Industries Co Ltd (2) (4) (5) 45 519 12,8
Heidelberg Materials AG (2) (5) 103 493 18,4
Héroux-Devtek Inc (3) 4 807 395 152,8
Hewlett Packard Enterprise Co (2) (3) (4) (5) 3 346 799 102,8
Hitachi Ltd (2) (4) 2 197 907 79,2
Honeywell International Inc (2) (3) (6) 768 332 249,6
Howmet Aerospace Inc (3) 477 244 75,1
Hyundai Heavy Industries Co Ltd (2) (4)  (5) 75 761 16,9
Intel Corp (2) 870 368 25,1
International Business Machines Corp (2) (4) (5) 262 954 83,1
Kongsberg Gruppen ASA (2) 773 157 125,3
*L3Harris Technologies Inc (2) (3) 75 000 22,7
Leidos Holdings Inc (2) (3) 96 578 20
Lockheed Martin Corp (2) (3) (6) 228 692 159,8
Mercedes-Benz Group AG (2) 917 468 73,5
Meta Platforms Inc (2) 2067014 1740,6
Microsoft Corp (2) (3) (4) 5 818 054 3 526,9
*Minerals Technologies Inc (2) (4) 30400 3,3
Mitsubishi Corp (2) (4) 1 836 100 43,7
Motorola Solutions Inc (1) (2) (4) (5) 271 917 180,8
Northrop Grumman Corp (2) (3) (6) 79 695 53,8
NVIDIA Corp (2) 16 286 112 3 145,4
Orbia Advance Corp SAB de CV (2) (5) 7 602 500 7,9
Palantir Technologies Inc (2) (3) 73 025 7,9
*PayPal Holdings Inc (2) 1178046 144,6
Rheinmetall AG (3) (6) 28 868 26,4
*RTX Corp (2) (3) 800 0,1
Rolls-Royce Holdings PLC (2) (6) 11 230 038 115
Safran SA (3) (6) 241 314 76,2
Siemens AG (2) (4) (5) 227 208 63,8
Sony Group Corp (2) (4) 4 944 743 152,4
Solvay SA (2) (4) 232 473 10,8
Syensqo SA (5) 20 400 2,1
Tata Motors Ltd (2) 3 397 850 42,2
Teledyne Technologies Inc (6) 294 101 196,3
Tempur Sealy International Inc (2) (4) 216 196 17,6
*Terex Corp (2) (4) 256 0
*Teva Pharmaceutical Industries Ltd (2) (4) 616 753 19,7
Textron Inc (2) (3) (6) 91 300 10
Thales SA (2) (3) (6) 519 882 107,3
Toyota Motor Corp (2) (4) 4 090 232 117,7
Volvo AB (2) (4) (5) Classe A 787 0
Classe B 140 375 4,9
Woodward Inc (2) 87 566 21
WSP Global Inc (2) (4) (5) 20 585 727 5 207,4
TOTAL 27 436,1
*Nouveaux investissements en date du 31 décembre 2024 comparativement au 31 décembre 2023.

Sources: (1) ONU (2) AFSC (3) World Beyond War (4) Who Profits (5) Don’t Buy Into Occupation (6) Campaign Against Arms Trade

 

4.   Évolution des investissements depuis le rapport annuel 2023

L’analyse du rapport annuel 2023 réalisée par le Mouvement pour une paix juste faisait état de 14,2 milliards $ investis dans 87 entreprises complices des crimes d’Israël en Palestine. On ne peut cependant pas faire une comparaison directe avec les données de l’année 2024 (27,4 milliards $ dans 76 entreprises).

En effet, la base de données utilisée pour effectuer l’analyse a été mise à jour afin de cibler de manière plus précise les investissements problématiques, et d’inclure de nouvelles sources de données. De plus, certaines entreprises ont été retirées, car elles ont depuis cessé leurs activités complices de violations de droits humains ou du droit international.

En refaisant maintenant l’analyse du rapport annuel 2023 à partir de notre nouvelle base de données mise à jour, on arrive plutôt au résultat que la CDPQ investissait 22,1 milliards $ dans 77 entreprises complices en date du 31 décembre 2023. Les chiffres pour 2024 représentent donc une hausse de  24 %, soit 5,3 milliards $.

On note cependant une augmentation beaucoup plus marquée des investissements dans les 5 entreprises citées dans la base de données de l’ONU, soit Airbnb, Alstom, Booking Holdings, Expedia et Motorola Solutions. Entre 2023 et 2024, le total des actifs de la CDPQ dans ces entreprises a plus que doublé, passant de 1,5 à 3,1 milliards $.

4.1.     Retrait de certains investissements

En comparant les rapports annuels 2023 et 2024, on constate que la CDPQ a retiré ses investissements de 8 entreprises présentées ci-dessous (Tableau 2), qui représentaient, en 2023, un total de 229,9 millions $.

TABLEAU 2
Liste des entreprises dans lesquelles la CDPQ n’investit plus au 31 décembre 2024

Entreprises 2023 2024
Actions Valeur (M$) Actions
A. P. Moller Maersk (2) 25 694 61 0
Bank Hapoalim (1) (2) (4) (5) 62 079 0,7 0
Bank Leumi Le-Israel (1) (2) (4) (5) 6 220 0,1 0
Colt CZ Group (2) (3) 1 860 0,1 0
ICL Group (2) (4) (5) 625 257 4,2 0
Leonardo (2) (3) (4) (6) 294 100 6,4 0
Schaeffler (6) 257 000 2,1 0
Volkswagen (2) (4) 953 550 155,3 0
TOTAL 229,9 0
Sources : (1) ONU (2) AFSC (3) World Beyond War (4) Who Profits (5) Don’t Buy Into Occupation (6) Campaign Against Arms Trade

On note la présence de trois entreprises israéliennes : Bank Leumi Le-Israel, Bank Hapoalim et ICL Group. En 2023, la CDPQ avait aussi retiré ses investissements de trois autres entreprises israéliennes figurant sur la liste de l’ONU : Bezeq the Israel Telecommunication Corp, Israel Discount Bank et Mizrahi Tefahot Bank.

Cependant, en l’absence d’explications de la CDPQ, il n’est pas possible de connaître les raisons derrière ce désinvestissement, ni s’il est temporaire ou définitif.

4.2.     Nouveaux investissements complices

 En 2024, la CDPQ a investi dans certaines entreprises dans lesquelles elle n’avait aucun investissement au 31 décembre 2023.

TABLEAU 3
Liste des nouveaux investissements complices de la CDPQ au 31 décembre 2024

Entreprises Actions – 2024 Valeur (M$) – 2024
First Solar Inc 223 0,1
L3Harris Technologies Inc 75 000 22,7
Minerals Technologies Inc 30400 3,3
PayPal Holdings Inc 1178046 144,6
RTX Corp 800 0,1
Terex Corp 256 0
Teva Pharmaceutical Industries Ltd 616 753 19,7
TOTAL 190,5

 

4.3.     Une hausse marquée des investissements dans le secteur militaire

Depuis le 31 décembre 2023, la valeur des investissements de la CDPQ dans 24 entreprises du secteur de militaire, complices du génocide à Gaza, est passée de 2 milliards $ à 3,4 milliards $. Le tableau suivant présente l’évolution des actifs de la CDPQ dans ces entreprises (Tableau 4).

TABLEAU 4
Variation des investissements dans des entreprises du secteur militaire, entre le 31 décembre 2023 et le 31 décembre 2024

Entreprises Nombre d’actions

Variation 2023-2024

Valeur (M$) Variation 2023-2024
Airbus SE –          69 352 –          9,1
Ametek Inc +         157 024 +         40,7
Amphenol Corp +         2 069 768 +         193,3
BAE Systems PLC –          8 166 982 –          149,8
Boeing Company, The +         358 453 +         87
CAE Inc Actions +         6 313 165 +         424,8
Obligations +         0 +         0,9
Curtiss-Wright Corp –          15 886 –          1,7
General Dynamics Corp +         213 652 +         81,3
General Electric Co +         1 049 +         64,6
Héroux-Devtek Inc +         0 +         79,7
Honeywell International Inc +         590 867 +         200,5
Howmet Aerospace Inc +         428 256 +         71,6
Kongsberg Gruppen ASA +         749 675 +         123,9
*L3Harris Technologies Inc +         75 000 +         22,7
Lockheed Martin Corp +         124 602 +         97,6
Northrop Grumman Corp –          32 742 –          15,6
Rheinmetall AG –          63 +         14,3
Rolls-Royce Holdings PLC –          2 551 756 +         45,6
*RTX Corp +         800 +         0,1
Safran SA –          413 267 -75,8
Teledyne Technologies Inc +         286 498 +         191,8
Textron Inc +         88 800 +         9,7
Thales SA –          660 587 –          123
Woodward Inc +         38 081 +         12,1
*Entreprise dans laquelle la CDPQ ne détenait aucun actif en date du 31 décembre 2023.

Dans l’ensemble, la CDPQ a augmenté le nombre d’actions qu’elle détient dans 15 entreprises d’armements.

  • 2 fois plus d’actions de Lockheed Martin, fabricant des avions de chasse F-35 et F-16 utilisés par l’armée israélienne à Gaza.
  • 8 fois plus d’actions de Boeing, fabricant des avions F-15 et des hélicoptères de combat Apache utilisés par l’armée israélienne à Gaza.
  • 26 fois plus d’actions de General Dynamics, qui possède des usines au Québec et constitue un des principaux fournisseurs de munitions de l’armée israélienne.

Bien qu’il ne s’agisse pas d’une entreprise du secteur militaire à proprement parler, on note aussi que la CDPQ  détient 3 fois plus d’actions dans Caterpillar, ce qui représente une hausse de 231,8 millions $ de ses investissements. Caterpillar est la plus grande entreprise d’équipement de construction au monde. Elle fournit notamment à l’armée israélienne les bulldozers D9 qui sont utilisés dans la destruction illégale de milliers de maisons dans le Territoire palestinien occupé (TPO).

4.4.     Amazon

La CDPQ a acquis près d’un million d’actions supplémentaires dans Amazon, portant la valeur totale de ses investissements à 2 milliards $ au 31 décembre 2024.

Cette entreprise est complice des crimes israéliens en Palestine via son service Amazon Web Services (AWS), qui fournit une infrastructure infonuagique essentielle au gouvernement et à l’armée israélienne. Ces technologies soutiennent la surveillance, la répression des Palestinien·nes et le fonctionnement des colonies illégales, en violation du droit international. En hébergeant des données militaires et sécuritaires, Amazon participe directement à l’occupation et à l’apartheid.

Reconnu pour ses pratiques antisyndicales et son modèle d’exploitation, Amazon est aussi une entreprise visée par un large mouvement de boycott suite à la cessation subite de ses opérations au Québec en 2025 et au licenciement direct et indirect de 4 700 travailleurs et travailleuses.

4.5.     WSP et Alstom

WSP Global est une multinationale québécoise de génie-conseil, et Alstom est une multinationale française du secteur des transports, dont le siège pour la région des Amériques est situé au Québec. Au 31 décembre 2024, elles représentent toutes deux des investissements importants de la CDPQ, avec respectivement 5,2 milliards $ pour WSP et 2,6 milliards $ pour Alstom.

Ces deux entreprises sont complices de l’expansion et du maintien des colonies israéliennes illégales en Cisjordanie occupée, y compris à Jérusalem-Est.

Elles jouent notamment un rôle essentiel dans le projet de train léger de Jérusalem (Jerusalem Light Rail, JLR). Alstom a fourni les wagons pour le projet, et en assure l’entretien via sa filiale Citadis. En date du 15 mai 2024, Alstom possède également 20% de la société Jerusalem City Lightrail Ltd, qui exploite le JLR. WSP joue aussi un rôle essentiel dans le projet de train léger de Jérusalem, dont elle supervise la réalisation pour le compte de l’État israélien, en faisant notamment la révision des plans et le contrôle de qualité.  Ce faisant, Alstom et WSP facilitent le transfert de colons israéliens vers le Territoire palestinien occupé, en violation flagrante du droit international.

Toutes deux ont également participé à la construction de la ligne de train rapide A1 Jérusalem – Tel-Aviv. Ce train coupe à travers la Cisjordanie occupée et passe sur des terres palestiniennes publiques et privées, dont certaines ont été confisquées pour le projet. Ceci est illégal en droit international, d’autant plus que la ligne A1 est réservée aux citoyens israéliens et ne relie aucune ville en Palestine occupée.

Alstom a fait l’acquisition de Bombardier Transport en 2021. En tant que partie intégrante d’Alstom, Bombardier Transport fournit à Israël des trains et de l’équipement pour la ligne A1. De son côté, WSP a assuré l’électrification de la ligne Jérusalem – Tel-Aviv via sa filiale Parsons Brinckerhoff, acquise en 2014.

Cette complicité a valu à Alstom d’être incluse dans la base de données des Nations Unies et d’y demeurer lors de sa dernière mise à jour en juin 2023. En 2022, Just Peace Advocates et l’organisation palestinienne de défense des droits humains Al-Haq ont présenté une demande conjointe à l’ONU pour que WSP Global soit ajoutée à la base de données. En 2024, en réponse à un appel de la rapporteuse spéciale des Nations unies, Francesca Albanese, les deux organisations ont de nouveau soumis une demande d’ajout de WSP à la base de données des Nations unies sur les entreprises complices.

5.   Conclusion

Depuis plus de deux ans, divers acteurs de la société civile québécoise interviennent auprès de la CDPQ afin qu’elle reconnaisse le caractère hautement problématique, au plan légal et éthique, de toute activité économique qui contribue, d’une manière ou d’une autre, aux crimes d’Israël contre le peuple palestinien : génocide, occupation, colonisation, apartheid et tout le cortège de violations des droits humains et du droit international qui en découle. Ils ne demandent qu’une chose: que la CDPQ remette en question ses investissements dans des entreprises qui ont de telles activités, soit en désinvestissant, soit en faisant pression sur ces entreprises si cela peut mener à la fin rapide de ces activités.

L’analyse de son rapport annuel 2024  démontre clairement que la CDPQ n’applique pas sa propre politique concernant les droits de la personne dans le cas des Palestinien·nes, dont la violation des droits ne devrait plus faire de doute pour personne.

En effet, loin de cesser ou de diminuer, les investissements complices de la CDPQ ont augmenté de 24 % au cours de l’année 2024. Nous constatons même une croissance plus élevée encore des investissements de la CDPQ dans les entreprises militaires qui profitent du génocide à Gaza.

Le refus flagrant de la CDPQ d’agir en conformité avec le droit international est honteux et son indifférence aux violations des droits du peuple palestinien est révoltante. La CDPQ ne gère pas un portefeuille de milliardaires. Elle gère l’argent de 6,5 millions Québécois·es à qui elle doit des comptes.

De plus en plus de Québécois·es découvrent avec effroi que des investissements de la CDPQ les rendent complices des crimes contre le peuple palestinien et font connaître leur opposition, notamment à travers la campagne « Sortons la Caisse des crimes en Palestine ». Cette analyse se veut un outil de plus pour soutenir leur mobilisation.

 

 

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