Communiqués Archives - https://urgencepalestine.quebec/category/communiques/ Thu, 12 Mar 2026 02:03:24 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://urgencepalestine.quebec/wp-content/uploads/2025/02/cropped-Coalition-du-Quebec-Urgence-Palestine-LOGO_RGB-32x32.png Communiqués Archives - https://urgencepalestine.quebec/category/communiques/ 32 32 Israël doit être arrêté! https://urgencepalestine.quebec/israel-doit-etre-arrete/ Thu, 12 Mar 2026 02:03:24 +0000 https://urgencepalestine.quebec/?p=1322 Communiqué de presse Tiohtià:ke/Mooniyang/Montréal, le 10 mars 2026 – Depuis le 28 février dernier, Israël, avec le soutien militaire et

L’article Israël doit être arrêté! est apparu en premier sur .

]]>
Communiqué de presse

Tiohtià:ke/Mooniyang/Montréal, le 10 mars 2026 – Depuis le 28 février dernier, Israël, avec le soutien militaire et politique de son allié étasunien, s’est lancé dans une guerre sans merci contre l’Iran, un des seuls pays de la région à soutenir activement la création d’un État palestinien.

Depuis le début de cette année, Israël prépare le terrain à une déportation massive de la population de Gaza pour faire place nette au projet pharaonien de Riviera de son allié Trump. Le gouvernement israélien a aussi mis en place toute une série de mesures législatives visant à rendre possible l’annexion pure et simple des territoires palestiniens occupés de Cisjordanie.

Profitant du changement de régime en Syrie, le gouvernement israélien a aussi étendu son territoire illégalement occupé sur le plateau du Golan. Bref, tout faire pour empêcher la création d’un État palestinien. Tout cela témoigne de son mépris du droit international.

Maintenant, c’est au tour du Liban d’être dans le collimateur israélien. Israël veut agrandir la zone tampon à sa frontière nord et éliminer le Hezbollah au Liban en bombardant le sud du pays et la banlieue sud de Beyrouth où vivent de nombreux Palestinien.nes en exil, souvent depuis 1948. Près de 400 mort.es, des blessé.es et des déplacements massifs de population civile, comme à Gaza. Ce qui est visé, ce n’est plus seulement le Grand Israël, mais Israël XXXL !

L’influence régionale de l’Iran avait déjà été fortement ébranlée par les frappes israélo-étasuniennes de juin 2025, par les attaques israéliennes contre le Hezbollah au Liban en 2024 et 2025 et par l’offensive israélienne contre le Hamas à Gaza depuis la guerre génocidaire qui a débuté sur ce territoire palestinien occupé en octobre 2023.

Le prétexte de cette guerre : empêcher l’Iran de se doter de l’arme atomique! Pourtant, la notion de guerre préventive contre un État souverain est contraire à la Charte des Nations-Unies, au droit international et au droit de la guerre. En outre, cela permet opportunément à Israël de maintenir son statut de seul détenteur de l’arme nucléaire dans la région. Et on a déjà goûté au mensonge des « armes de destruction massive » lors de l’offensive étasunienne contre l’Irak en 2003. Parfois, on a l’impression que l’histoire bafouille.

De plus, cela permettra au gouvernement Trump de contrôler indirectement la production de pétrole en Iran et de s’approprier illégalement les ressources d’un autre pays, comme il l’a fait précédemment au Venezuela, dans la relative indifférence de la communauté internationale.

Cette guerre a déjà été trop coûteuse pour la population civile iranienne (1 200 mort.es, 10 000 blessé.es). Rappelons qu’elle a presque commencé avec le bombardement d’une école de filles, présenté cyniquement comme un « dommage collatéral ». Parmi les cibles « militaires » d’Israël, des hôpitaux, d’autres écoles, des stades de sport ou des dépôts de pétrole! L’offensive israélo-étasunienne doit cesser immédiatement.

Le soutien accordé par le premier ministre Carney à cette offensive israélo-étasunienne est honteux non seulement parce qu’elle contrevient au droit international auquel le Canada se dit attaché mais parce qu’il accentue le tournant militariste du gouvernement canadien qui n’exclut pas de participer à cette opération. Son refus de s’en expliquer lors du débat au Parlement d’Ottawa doit nous inquiéter.

Citations

« Nous devons nous opposer à cette nouvelle guerre d’expansion d’Israël, de même qu’à la reprise des guerres impériales des États-Unis pour le contrôle du pétrole. Le Canada ne doit pas en être complice. » Diane Lamoureux, porte-parole, Coalition du Québec URGENCE Palestine

« La complicité du Canada dans les crimes d’Israël et des États-Unis en Palestine et au Moyen-Orient est scandaleuse. La supposée résistance du premier ministre Carney à l’intimidation de Trump ne concerne que l’accès des grandes entreprises canadiennes au marché des États-Unis. Tout le reste – droit international, autodétermination et droits des peuples – est sans importance. » Raymond Legault, porte-parole, Coalition du Québec URGENCE Palestine.

L’article Israël doit être arrêté! est apparu en premier sur .

]]>
Le Canada doit agir pour empêcher Israël d’annexer la Cisjordanie https://urgencepalestine.quebec/le-canada-doit-agir-pour-empecher-israel-dannexer-la-cisjordanie/ Tue, 17 Feb 2026 16:11:30 +0000 https://urgencepalestine.quebec/?p=1314 Communiqué de la Coalition du Québec URGENCE Palestine Tiohtià:ke/Mooniyang/Montréal, le 17 février 2026 – La Coalition du Québec URGENCE Palestine

L’article Le Canada doit agir pour empêcher Israël d’annexer la Cisjordanie est apparu en premier sur .

]]>
Communiqué de la Coalition du Québec URGENCE Palestine

Tiohtià:ke/Mooniyang/Montréal, le 17 février 2026 – La Coalition du Québec URGENCE Palestine dénonce les mesures prises récemment par le gouvernement israélien, qui préparent le terrain à l’annexion illégale des Territoires palestiniens occupés de Cisjordanie, et demande aux gouvernements canadien et québécois de poser immédiatement des actions fortes pour dénoncer de telles politiques et exiger qu’elles soient renversées.

Le Cabinet de sécurité israélien a pris, le 8 février 2026, une série de décisions qui soustraient des portions importantes du Territoire de la Cisjordanie à l’Autorité palestinienne. Rappelons que les Accords d’Oslo de 1993 divisaient la Cisjordanie en trois zones (A, sous contrôle palestinien; B, sous contrôle sécuritaire israélien et administratif palestinien et C, sous contrôle exclusif israélien; la zone C représentant 60 % du territoire). Au nombre des mesures adoptées : l’autorisation pour les Israélien.nes d’acheter des terres en Cisjordanie sans avoir à demander un permis de transaction à l’Autorité palestinienne, l’extension du pouvoir décisionnel israélien dans les zones A et B, ce qui pourrait accélérer la destruction de maisons palestiniennes, et la prise de contrôle israélienne du Caveau des patriarches à Hébron et du Tombeau de Rachel à Bethléem.

Le 15 février 2026, le gouvernement israélien a aussi approuvé une proposition visant à enregistrer de vastes zones de la Cisjordanie occupée comme « propriété de l’État », une première depuis le début de l’occupation du territoire en 1967.

De plus, le parlement israélien étudie actuellement un projet de loi visant à transférer la gestion des sites archéologiques de Cisjordanie au ministère israélien du Patrimoine.

Tout ceci s’ajoute à l’expulsion de 694 Palestinien.nes de leur domicile pour le seul mois de janvier 2026 et aux attaques incessantes des colons qui empêchent les Palestinien.nes de cultiver leurs terres et tuent plusieurs d’entre eux.

Ces mesures rendent possible l’annexion pure et simple de la Cisjordanie, comme s’en sont vantés le ministre des Finances, Bezalel Smotrich, et le ministre de la Défense, Israël Katz. Une telle politique est contraire à la Charte de l’ONU (qui interdit l’acquisition de territoires par la force), aux conventions de Genève (qui interdisent le transfert de population d’une puissance occupante dans le territoire occupé), aux résolutions de l’Assemblée générale de l’ONU, de même qu’à l’avis de la Cour internationale de justice de juillet 2024 qui déclarait illégales l’occupation et la colonisation israéliennes des Territoires palestiniens conquis en 1967.

La Coalition du Québec URGENCE Palestine demande au gouvernement canadien, qui a reconnu l’État palestinien, d’adopter immédiatement des sanctions à l’encontre d’Israël, dont la révocation de l’Accord de libre-échange Canada-Israël. Elle demande aussi au gouvernement québécois de fermer son bureau à Tel Aviv. Le Canada et le Québec doivent marquer fermement leur désaccord avec la volonté clairement exprimée de l’État d’Israël de s’emparer de l’ensemble du territoire de Palestine et ainsi s’associer aux divers pays qui accentuent leurs pressions politiques et économiques sur Israël afin d’exiger le respect du droit international et du droit à l’autodétermination du peuple palestinien.

– 30 –

Citations :

« Il est important que le Canada concrétise son engagement en faveur d’un État
palestinien et agisse immédiatement pour empêcher Israël de procéder à
l’annexion de la Cisjordanie, après avoir rasé Gaza ».

  • Diane Lamoureux, Coalition du Québec URGENCE Palestine

« Par son inaction, le Canada est complice non seulement du génocide à Gaza,
qui est toujours en cours, mais aussi de la dépossession violente du peuple
palestinien en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, qui s’est grandement accélérée
depuis octobre 2023 ».

  • Raymond Legault, Coalition du Québec URGENCE Palestine

Pour entrevue avec un.e porte-parole de la Coalition : 514-919-7249 (Martine
Eloy)


Photo: Le camp de réfugié.es palestinien.nes de Shu’fat, bordé par le mur israélien de Cisjordanie, fait face à la colonie israélienne de Pisgat Ze’ev. Jérusalem-Est, Cisjordanie occupée, 2023 @ Hagai Agmon-Snir حچاي اچمون-سنير חגי אגמון-שניר, CC BY-SA 4.0 via Wikimedia Commons

 

L’article Le Canada doit agir pour empêcher Israël d’annexer la Cisjordanie est apparu en premier sur .

]]>
Encore une fois, le Conseil de sécurité de l’ONU consacre la loi du plus fort https://urgencepalestine.quebec/encore-une-fois-le-conseil-de-securite-de-lonu-consacre-la-loi-du-plus-fort/ Thu, 20 Nov 2025 03:11:03 +0000 https://urgencepalestine.quebec/?p=1231 Communiqué pour diffusion immédiate Tiohtià : ke/Mooniyang/Montréal, le 19 novembre 2025 — lundi, le 17 novembre, par un vote de 13 pour et

L’article Encore une fois, le Conseil de sécurité de l’ONU consacre la loi du plus fort est apparu en premier sur .

]]>
Communiqué pour diffusion immédiate

Tiohtià : ke/Mooniyang/Montréal, le 19 novembre 2025 — lundi, le 17 novembre, par un vote de 13 pour et 2 abstentions (Chine et Russie), le Conseil de sécurité de l’ONU a approuvé les grandes lignes du «plan de paix» du président Trump pour Gaza. Ce faisant, il a consacré la faillite grandissante du système onusien à assurer un soi-disant «ordre mondial basé sur des règles».

Le «plan de paix» du président Trump

Rappelons d’abord que le «plan de paix» du président Trump prévoit la mise en place d’une «force internationale de stabilisation» qui verra à la sécurité du territoire et au désarmement du Hamas et des autres forces armées présentes à Gaza, sous la supervision d’un «Comité de la paix», présidé par le président Trump lui-même (!) qui serait le maître d’œuvre de la reconstruction de Gaza et de sa gouvernance. Tout cela en faisant fi du droit du peuple palestinien à l’autodétermination.

La force l’emporte sur la justice et le droit

Alors que les organes juridiques du système international (Cour internationale de justice et Cour pénale internationale) ont clairement statué sur la commission de crimes par Israël et ses dirigeants à l’endroit du peuple palestinien et appelé tous les pays à prendre leurs responsabilités à cet égard, le Conseil de sécurité, lui, appuie un plan qui ne prévoit aucune imputabilité pour Israël, aucune obligation de rétablir la vérité, la justice et de fournir des réparations.

Alors que l’Assemblée générale de l’ONU avait fixé pour échéance le 18 septembre 2025 pour qu’Israël mette complètement fin à son occupation et sa colonisation du Territoire palestinien occupé (TPO, comprenant Gaza, Jérusalem-Est et la Cisjordanie), le Conseil de sécurité appuie un plan qui reporte à un avenir indéterminé l’exercice du droit à l’autodétermination du peuple palestinien.

Alors que la colonisation et la violence des colons et de l’armée israélienne se sont intensifiées en Cisjordanie depuis le début du génocide à Gaza — et encore plus, depuis le début du simulacre de cessez-le-feu actuel — le Conseil de sécurité appuie un «plan de paix» qui dissocie Gaza du reste du TPO et laisse libre cours à la colonisation israélienne en Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est.

Ironiquement, en appuyant le «plan de paix» de Trump, le Conseil de sécurité appuie un plan qui ne donne aucun rôle significatif à l’ONU comme telle, consacrant son impuissance dans une conjoncture mondiale où les tensions s’intensifient de manière inquiétante au plus grand mépris du droit international et de la volonté de maintenir la paix.

En effet, le Conseil de sécurité ne fait que donner carte blanche à la superpuissance étasunienne, celle-là même qui a armé Israël tout au long du génocide à Gaza et qui décidera maintenant de la composition de la «force internationale de stabilisation», de ses règles d’engagement, des modalités du désarmement du Hamas, des progrès de l’Autorité palestinienne en matière de bonne gouvernance, etc.

Et maintenant que va-t-il arriver?

Après six semaines d’un cessez-le-feu qu’Israël a violé tant par ses bombardements meurtriers que par son blocage persistant de l’aide humanitaire — sans que le président Trump s’en formalise — on peut dire que le génocide se poursuit maintenant sous couvert d’un «plan de paix».

Le Hamas ayant clairement indiqué que la décision du Conseil de sécurité ne respectait pas les droits du peuple palestinien et qu’il ne désarmerait pas, la «force internationale de stabilisation» risque fort de devenir une nouvelle force d’occupation à Gaza, sous contrôle étasunien, si jamais elle se met en place. Car il est loin d’être acquis qu’Israël acceptera ce scénario et qu’il n’invoquera pas plutôt le refus de désarmer du Hamas comme obstacle insurmontable au «plan de paix» justifiant qu’il poursuive sans entrave son génocide à Gaza et l’occupation et la colonisation violentes de la Cisjordanie.

Pour entrevue avec un. e porte-parole de la Coalition : 514-919-7249 (Martine Eloy)

L’article Encore une fois, le Conseil de sécurité de l’ONU consacre la loi du plus fort est apparu en premier sur .

]]>
COMMUNIQUÉ : Manifestation à Montréal, le dimanche 26 octobre https://urgencepalestine.quebec/communique-manifestation-a-montreal-le-dimanche-26-octobre/ Mon, 27 Oct 2025 01:50:06 +0000 https://urgencepalestine.quebec/?p=1225 Génocide à Gaza : la complicité du Canada doit cesser! Manifestation à Montréal, le dimanche 26 octobre à 13 h Tiohtià:ke/Montréal,

L’article COMMUNIQUÉ : Manifestation à Montréal, le dimanche 26 octobre est apparu en premier sur .

]]>
Génocide à Gaza : la complicité du Canada doit cesser!
Manifestation à Montréal, le dimanche 26 octobre à 13 h

Tiohtià:ke/Montréal, le 26 octobre 2025 – Quelques centaines de personnes ont manifesté cet après-midi dans les rues de Montréal pour dénoncer la complicité du Canada dans le génocide à Gaza. Elles exigent un changement radical de la politique canadienne, rompant avec son soutien à Israël et appuyant l’autodétermination immédiate du peuple palestinien, en conformité avec le droit international. D’autres manifestations, portant les mêmes revendications, ont eu lieu en même temps à Rouyn-Noranda et à Rimouski.

À Montréal, la manifestation était animée par le rappeur et historien Ali Ndiaye, alias Webster. Des représentant.es de plusieurs organisations ont pris la parole : Coalition du Québec URGENCE Palestine, Mouvement de la jeunesse palestinienne, Flotille pour Gaza (délégation canadienne), Conseil central du Montréal métropolitain (CSN), Ligue des droits et libertés.

Lors des prises de parole, le supposé « Accord de paix » en 20 points du président Trump a été dénoncé en tant que nouveau mandat néocolonial sur Gaza, conçu pour reléguer aux oubliettes l’autodétermination palestinienne de même que la responsabilité centrale de l’ONU face aux réfugié.es palestiniens à Gaza. Le non-respect d’Israël pour ses engagements en vertu de l’Accord, tant en ce qui concerne le cessez-le-feu que la libre circulation de l’aide humanitaire, a également été souligné : ses bombardements se poursuivent et ont tué une centaine de Palestinien.nes; moins de 1000 camions d’aide ont pu entrer en 15 jours, alors qu’il devait y en avoir au moins 600 par jour.

Bref, nous assistons à la poursuite du génocide sous couvert de la première phase d’un « Accord de paix ». Par son appui à cette tragique mascarade, le Canada poursuit sa complicité avec les crimes d’Israël. L’auteur critique de la politique étrangère canadienne, Yves Engler, a fait ressortir dans son intervention à la manifestation que cette complicité a amené le Canada à violer plusieurs de ses propres lois.

Pour l’ensemble des participant.es à la manifestation d’aujourd’hui à Montréal, une chose était claire : il est important de continuer à dénoncer les crimes d’Israël et la complicité canadienne et québécoise, et de le faire sur tous les terrains. La campagne québécoise « Sortons la Caisse des crimes en Palestine » et la campagne locale Montréal, une ville anti-apartheid, ont été cités en exemples à cet égard.

 

Citations

« La complicité du Québec et du Canada avec le génocide doit cesser! Défendre les droits et la survie du peuple Palestinien est un appel à défendre notre commune humanité. Nous devons apprendre de l’histoire et le peuple palestinien doit pouvoir enfin décider seul de son avenir ».

Amélie Nguyen, porte-parole, Coalition du Québec URGENCE Palestine

« Après le cessez-le-feu, notre engagement est plus crucial que jamais. Les élections municipales ont montré que la question palestinienne se joue ici, sur le terrain – et que c’est la volonté populaire, pas l’ingérence sioniste, qui doit façonner notre ville et notre gouvernement ».

Sarah Shamy, militante du Mouvement de la jeunesse palestinienne (PYM)

« Tant que l’occupation durera, la lutte continuera et nous ne lâcherons pas les rues ».

Nimâ Machouf, épidémiologiste, participante à la Flotille pour Gaza

« Après deux ans d’horreurs inimaginables à Gaza, le gouvernement canadien refuse toujours d’appliquer ses propres lois envers Israël : en limitant les ventes d’armes, en retirant le statut d’organisme de bienfaisance aux groupes qui aident l’armée israélienne et en poursuivant ceux qui ‘incitent’ les Canadiens à rejoindre une armée étrangère et qui ont commis des crimes de guerre à Gaza ».

Yves Engler, auteur critique de la politique étrangère canadienne, candidat à la chefferie du NPD

« Le projet de loi C-9, qui assimile antisémitisme et antisionisme, vise à criminaliser le mouvement de solidarité avec le peuple palestinien, restreignant encore l’espace civique et les libertés démocratiques ».

Diane Lamoureux, Ligue des droits et libertés

– 30 –

63 photos de la manifestation publiées par André Querry

L’article COMMUNIQUÉ : Manifestation à Montréal, le dimanche 26 octobre est apparu en premier sur .

]]>
Le « plan de paix de Trump » au Moyen-Orient : Une paix éternelle qui durera combien de jours? https://urgencepalestine.quebec/1218-2/ Thu, 16 Oct 2025 13:20:04 +0000 https://urgencepalestine.quebec/?p=1218 Le « plan de paix de Trump » au Moyen-Orient : Une paix éternelle qui durera combien de jours? Tiohtià:ke/Mooniyang/Montréal,

L’article Le « plan de paix de Trump » au Moyen-Orient : Une paix éternelle qui durera combien de jours? est apparu en premier sur .

]]>
Le « plan de paix de Trump » au Moyen-Orient :
Une paix éternelle qui durera combien de jours?

Tiohtià:ke/Mooniyang/Montréal, le 16 octobre 2025 – Au-delà de la vaste mise en scène à laquelle nous avons assisté autour du « plan de paix en 20 points » du président Trump, sur quoi pouvons-nous fonder des espoirs d’une solution juste pour le peuple palestinien? Hélas, rien. Nous ne devons surtout pas nous bercer d’illusions quant à ce qui se passe en ce moment. C’est une nouvelle mise en scène pour blâmer les victimes des horreurs que leurs bourreaux continueront à leur infliger.

Pourquoi toute cette mise en scène?

Il y a trois semaines à peine, la famine et le génocide à Gaza occupaient le devant de la scène internationale, confirmés par des experts indépendants de l’ONU. S’ensuivaient un concert de condamnations d’Israël, la reconnaissance symbolique de l’État de Palestine par plusieurs pays occidentaux et un Sommet de l’ONU – parrainé par la France et l’Arabie saoudite – pour relancer la solution à deux États. Les États-Unis et Israël étaient de plus en plus isolés. Mais ils se préparaient déjà à reprendre le haut du pavé avec un nouveau scénario dont Trump est le héros, qui a culminé le 13 octobre en Égypte par un grand événement protocolaire de signature dudit « plan de paix » en présence d’une bonne vingtaine de dirigeants du monde arabo-musulman et des pays occidentaux, dont le Canada. Conviés à la toute dernière minute, ces dirigeants n’y étaient plus que de simples figurants d’une unité retrouvée autour du plan salvateur de Trump.

Un nouveau mandat néocolonialiste qui absout le génocide et évacue l’autodétermination palestinienne

À la Knesset, juste avant de se rendre en Égypte, Donald Trump a vanté l’armée israélienne comme l’une des plus fortes au monde et a félicité Israël pour sa victoire éclatante à Gaza. Son plan de paix ne prévoit donc aucune imputabilité d’Israël pour ses crimes, aucune obligation de réparations, aucune justice pour le peuple palestinien. Il évacue aussi totalement son droit à l’autodétermination – c’est un véritable mandat néocolonialiste rappelant le mandat britannique de 1920, à la source de la Nakba (catastrophe) palestinienne de 1948. Il n’appartient pas à la puissance occupante de déterminer des termes de l’indépendance d’un peuple.

Le cinq février, le président Trump avait semé la stupéfaction en déclarant que c’est aux États-Unis que devrait revenir la Bande de Gaza, pour en faire une « Riviera du Moyen-Orient », débarrassée de sa population autochtone qui trouverait paix et bonheur ailleurs! Sauf pour le nettoyage ethnique alors assumé ouvertement, c’est en bonne partie cette vision qu’on retrouve dans le « plan de paix en 20 points » de Trump.
En effet, le contrôle réel de Gaza serait entre les mains (1) d’un « Comité de la paix qui sera dirigé et présidé par le président Donald Trump, avec d’autres membres et chefs d’État qui seront annoncés » et (2) d’une Force internationale de stabilisation, établie par les États-Unis « avec des partenaires arabes et internationaux ». Ledit « Comité de la paix » mettrait en œuvre « un plan Trump de développement économique », des « projets immobiliers excitants », une « zone économique spéciale (…) avec des droits de douane préférentiels et un taux d’accès qui doit encore être négocié avec les pays participants ».

Quel espoir entretenir?

Sur le fond, le « plan de paix » de Trump n’offre aucune perspective quant à la fin de l’occupation et de la colonisation israéliennes. C’est un nouveau plan de mainmise étrangère – des États-Unis cette fois-ci – sur Gaza. Le plus que l’on puisse espérer dans les circonstances c’est une trêve la plus longue possible, qui permette à la population de Gaza un maximum de répit et d’accès à l’aide humanitaire. Mais même cela pose problème, Israël n’appliquant pas l’accord qui prévoit l’entrée minimum de 600 camions par jour et violant aussi le cessez-le-feu.
Vraisemblablement, la capitulation et le désarmement du Hamas – et de toutes les autres composantes de la résistance armée palestinienne, car il ne s’agit pas que du Hamas – ne seront pas acceptés et le blâme sera rejeté sur le Hamas pour la poursuite du génocide.

Notre devoir de solidarité

Nous sommes toujours face aux mêmes crimes monstrueux d’Israël perpétrés contre le peuple palestinien, visant sa dépossession finale. Nous sommes toujours face à la même complicité du Canada, jusque dans son endossement servile du « plan de paix » de Trump. Notre devoir est de dénoncer ces crimes et la complicité du Canada et de continuer à demander des sanctions envers Israël pour qu’ils prennent fin.

C’est dans cette perspective que la Coalition organise une manifestation à Montréal le 26 octobre prochain.

– 30 –

L’article Le « plan de paix de Trump » au Moyen-Orient : Une paix éternelle qui durera combien de jours? est apparu en premier sur .

]]>
La déclaration du Canada reconnaissant l’État de Palestine https://urgencepalestine.quebec/la-declaration-du-canada-reconnaissant-letat-de-palestine/ Tue, 23 Sep 2025 12:53:14 +0000 https://urgencepalestine.quebec/?p=1178 La déclaration du Canada reconnaissant l’État de Palestine : Une reconnaissance sans effet qui nie même le droit à l’autodétermination

L’article La déclaration du Canada reconnaissant l’État de Palestine est apparu en premier sur .

]]>
La déclaration du Canada reconnaissant l’État de Palestine :

Une reconnaissance sans effet
qui nie même le droit à l’autodétermination

Tiohtià:ke/Mooniyang/Montréal, le 23 septembre 2025 – Le dimanche, 21 septembre, le premier ministre Carney a publié une déclaration reconnaissant l’État de Palestine. Cette reconnaissance s’harmoniserait « pleinement avec les principes d’autodétermination et les droits fondamentaux de la personne inscrits dans la Charte des Nations Unies ». Mais dans les faits, elle les nie par les conditions qu’elle prescrit. De plus, elle restera sans effet car, même après deux ans de génocide, le Canada ne donne toujours aucune indication de vraiment vouloir remplir ses obligations internationales à l’égard du peuple palestinien.

Une autodétermination… déterminée par des puissances occidentales

La déclaration du Canada ne fait aucune mention du cadre de référence de l’ONU, la véritable « communauté internationale », concernant la Palestine. Aucune mention des résolutions historiques de l’ONU, ni de celle du 18 septembre 2024 donnant un délai maximum d’un an à Israël pour mettre fin à son occupation et sa colonisation illégales. Aucune mention des décisions de la Cour internationale de justice, qui reconnaissait dès janvier 2024 qu’il était plausible qu’un génocide soit en cours à Gaza, ni des mandats d’arrêt émis par la Cour pénale internationale contre Benjamin Netanyahou, le Premier ministre d’Israël, et Yoav Gallant, l’ancien ministre de la Défense d’Israël.

La déclaration du Canada fait quelques constats incriminants envers Israël mais ne lui adresse aucune demande. Elle détermine que c’est l’Autorité palestinienne – considérée comme collaboratrice de l’occupation israélienne par bon nombre de Palestinien·nes – qui prendra les rênes de l’État palestinien, moyennant des « réformes essentielles » qu’elle s’est engagée à mener « directement auprès du Canada et de la communauté internationale ». Elle détermine finalement que l’État palestinien sera démilitarisé.

Toutes ces questions, c’est aux Palestiniens et Palestiniennes d’en décider. Or il semble que le seul choix qu’on leur laissera sera celui de choisir, parmi des partis et des candidats qui seront jugés acceptables par la « communauté internationale », quels seront les gestionnaires palestiniens de leur nouveau carcan néocolonial et néolibéral.

Une reconnaissance pour tenter de sauver la face

La déclaration d’indépendance de la Palestine a eu lieu le 15 novembre 1988. Un mois plus tard, l’Assemblée générale des Nations Unies en prenait acte et reconnaissait son droit d’exercer sa souveraineté sur son territoire occupé par Israël depuis 1967 (Gaza, Cisjordanie incluant Jérusalem-Est).

C’est donc 37 ans plus tard que le Canada en arrive à cette reconnaissance, mais surtout après deux ans d’un génocide toujours en cours, qu’il n’a jamais reconnu comme tel, et dont il demeure complice de diverses façons jusqu’à aujourd’hui.

Depuis quelques mois, le nouveau ton plus incisif du Canada et de certains autres pays occidentaux vis-à-vis Israël, tout comme leur reconnaissance symbolique actuelle de l’État de Palestine, ne visent qu’à tenter de faire oublier qu’ils ont laissé Israël commettre toutes ses horreurs et qu’ils en ont été complices.

Des sanctions à long-terme, sévères et concertées contre Israël sont nécessaires

Aucune déclaration ne lèvera le blocus israélien, n’arrêtera le génocide et la colonisation du peuple palestinien. Aucune déclaration ne mettra fin à l’occupation militaire israélienne. Seules des sanctions à long-terme, sévères et concertées contre Israël peuvent réalistement contribuer à atteindre ces objectifs.

Si le Canada ne veut pas demeurer complice des crimes d’Israël, c’est là le chemin à emprunter immédiatement en déployant tous les moyens d’action politique et économique à sa disposition, en tant qu’État.

Mais la teneur de sa déclaration reconnaissant l’État de Palestine montre que sa démarche est encore essentiellement guidée par les intérêts d’Israël et de sa propre alliance avec cet État voyou et non par le droit international et la défense des droits du peuple palestinien. Seule une mobilisation populaire beaucoup plus grande au Québec et au Canada pourront forcer un changement de politique.

– 30 –

Citation

« Les sanctions personnelles imposées par le Canada à quelques colons et à deux ministres israéliens sont insignifiantes. Ce ne sont pas quelques individus, mais bien l’État d’Israël qui est responsable de l’occupation militaire et de la colonisation illégales du territoire palestinien depuis 1967, et du génocide en cours depuis deux ans. C’est contre l’État d’Israël qu’un maximum de sanctions doit être appliqué immédiatement. »

– Raymond Legault, Coalition du Québec URGENCE Palestine

L’article La déclaration du Canada reconnaissant l’État de Palestine est apparu en premier sur .

]]>
La complicité de la CDPQ dénoncée dans un nouveau rapport d’enquête de la Rapporteuse spéciale de l’ONU https://urgencepalestine.quebec/de-leconomie-doccupation-a-leconomie-de-genocide-de-la-rapporteuse-speciale-de-lonu-me-francesca-albanese-y-denonce-la-cdpq/ Wed, 02 Jul 2025 18:48:50 +0000 https://urgencepalestine.quebec/?p=1080 Communiqué de presse – pour publication immédiate «De l’économie d’occupation à l’économie de génocide» La complicité de la Caisse de

L’article La complicité de la CDPQ dénoncée dans un nouveau rapport d’enquête de la Rapporteuse spéciale de l’ONU est apparu en premier sur .

]]>
Communiqué de presse – pour publication immédiate

«De l’économie d’occupation à l’économie de génocide»

La complicité de la Caisse de dépôt et placement du Québec dénoncée dans un nouveau rapport d’enquête de la Rapporteuse spéciale de l’ONU, Me Francesca Albanese

Tiohtià : ke/Mooniyang/Montréal, le 2 juillet 2025 — Ce jeudi 3 juillet, la Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la situation des droits humains dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967, Me Francesca Albanese, tiendra une conférence de presse diffusée en direct en ligne dans le cadre du lancement officiel de son troisième rapport, De l’économie d’occupation à l’économie de génocide (en anglais), rendu public le 1er juillet.

Dans ce rapport d’enquête, Me Albanese examine «le rôle des entreprises (corporate entities) dans le maintien de l’occupation israélienne illégale et de sa campagne génocidaire en cours à Gaza» en violation du droit international. Celles-ci sont des entreprises commerciales, des sociétés multinationales, des entités à but lucratif et non lucratif, qu’elles soient privées, publiques ou parapubliques.

Ce rapport pointe du doigt la complicité d’une institution québécoise importante : la Caisse de dépôt et placement du Québec (La Caisse). La rapporteuse spéciale souligne explicitement (par. 77) l’augmentation des investissements de La Caisse dans l’entreprise d’armement Lockheed Martin, qui vend des avions de chasse F-35 à l’armée israélienne, et dans les entreprises Caterpillar et HD Hyundai, qui fournissent de l’équipement et de la machinerie utilisés depuis longtemps par Israël pour la destruction systématique des habitations et des infrastructures civiles palestiniennes, y compris dans la mise en œuvre du génocide actuel. Concernant la complicité de ces compagnies, voir les paragraphes 32, 45, 46 et 50 du rapport.

Ce rapport fait voler en éclat les prétentions du président et chef de la direction de La Caisse, Charles Émond, à l’effet que le bas de laine des Québécois·es respecterait «les plus hauts standards de gouvernance, de conformité, d’éthique» dans toutes ses activités.

Questionné par la députée Alejandra Zaga Mendez le 6 avril 2025, Charles Émond avait refusé de rendre publique l’analyse de conformité des investissements de la Caisse dans Lockheed Martin à la lumière de sa politique de droits humains. M. Émond a plutôt choisi de se cacher honteusement derrière des supposées consultations avec des «experts de classe mondiale» en droit international dont il refuse de divulguer l’identité aux Québécois·es.

Citations

«Au 31 décembre 2024, la CDPQ investissait 27,4 milliards $ dans 76 entreprises complices des crimes d’Israël en Palestine, dont Lockheed Martin, Caterpillar et HD Hyundai. Alors que leurs avions, bulldozers et autres équipements servent directement à la mise en œuvre du génocide à Gaza, ces compagnies choisissent de maintenir, voire d’accroître leurs contrats avec Israël. Et la CDPQ, avec l’argent de l’épargne collective des Québécois·es, choisit honteusement d’augmenter ses investissements dans ces compagnies. C’est notre responsabilité commune de sortir notre argent, que gère la Caisse, des crimes en Palestine!» déclare Raymond Legault, porte-parole de la Coalition du Québec URGENCE Palestine.

Faits saillants

Rapport, «’From economy of occupation to economy of genocide», 30 juin 2025, Conseil des droits humains, 57e session, A/HRC/59/23 (en anglais)

Conférence de presse de Me Francesca Albanese (livestream), jeudi 3 juillet 2025, 13 h (Central European Time)/7 h heure de Montréal (Heure avancée de l’Est) : https://webtv.un.org/en/asset/k1a/k1a90qctnz

Conseil des droits de l’homme des Nations unies, dialogue interactif avec Francesca Albanese (livestream), jeudi 3 juillet 2025, 10 h CET (Central European Time)/4 h heure de Montréal (Heure avancée de l’Est) : https://webtv.un.org/en/asset/k14/k14llo591t

Analyse du rapport 2024 de la Caisse de dépôt et placement du Québec, réalisée par la Coalition et Just Peace Advocates, 30 avril 2025

Vidéo 6 mai 2025 — Étude des crédits budgétaires 2025-2026 du ministère des Finances, volet Finances — Caisse de dépôt et placement du Québec

Extraits du rapport

77. Sovereign wealth and pension funds are also significant financiers. […] The Caisse de dépôt et placement du Québec, which manages Can$ 473.3 billion (328,9 billions $) in pension funds for six million Canadians, has almost Can$ 9.6 billion (6,67 billions $) invested in companies named in the present report, despite its sustainable investment policy and human rights policy. From 2023 to 2024, it almost tripled investment in Lockheed Martin, quadrupled investment in Caterpillar and increased 10-fold the investment in HD Hyundai.

– 30 –

À propos de la Coalition

La Coalition du Québec URGENCE Palestine s’est formée en février 2024 pour rendre visible l’indignation de la société civile québécoise devant le génocide perpétré par Israël à Gaza et pour soutenir la lutte palestinienne contre l’occupation, la colonisation et la dépossession. Elle rassemble 52 groupes syndicaux, communautaires et citoyens partout au Québec.

Site Web de la Coalition
urgencepalestine. quebec

Site Web de la campagne
cdpq-palestine.info

L’article La complicité de la CDPQ dénoncée dans un nouveau rapport d’enquête de la Rapporteuse spéciale de l’ONU est apparu en premier sur .

]]>
The time for words is over, the time for action is now https://urgencepalestine.quebec/the-time-for-words-is-over-the-time-for-action-is-now/ Thu, 22 May 2025 14:29:22 +0000 https://urgencepalestine.quebec/?p=1010 About the joint statement by Canada, France and the UK on the situation in Gaza and the West Bank Tiohtià:ke/Mooniyang/Montreal, May

L’article The time for words is over, the time for action is now est apparu en premier sur .

]]>
About the joint statement by Canada, France and the UK on the situation in Gaza and the West Bank

Tiohtià:ke/Mooniyang/Montreal, May 21, 2025 – On Monday, May 19, Canada, France and the United Kingdom issued a joint statement that marked a departure from past positions, taking a much more critical tone towards Israel. Now that they are seeing the logical culmination of Israel’s plans in all its horror, they want to distance themselves from what has become an embarrassing situation. But their statement is just words. For the Palestinian people, it is one minute to midnight. Only strong action—immediate, multilateral and sustained action—can make Israel back down.

Together for 19 months of genocide

It must be borne in mind that prior to this statement, Canada, France and the UK were unwavering supporters of Israel for decades. They maintained close ties with Israel at every level: economic, political, diplomatic, military and cultural. Those ties extended to complicity in the Israeli occupation and colonization of the Occupied Palestinian Territories (Gaza and the West Bank, including East Jerusalem) and the current genocide.

Since October 2023, while Israel has killed or maimed 200,000 Palestinians (at least), starved an entire population and destroyed all of its infrastructure, these countries have gone from initially defending Israel’s “right to defend itself” to expressing “concern” and finally calling for a ceasefire. But they DID NOTHING. They did not impose meaningful sanctions or take any steps to end the atrocities.

Demands fall far short of international law

This is the first time these countries have used terms such as “abhorrent language” or “egregious actions” in relation to Israel. But the limited nature of their demands is striking.

Canada, France and the United Kingdom oppose “the expansion of Israel’s military operations in Gaza” and “any attempt to expand settlements in the West Bank” (emphasis added). What they should be demanding is an immediate halt to all Israeli military operations in Gaza, the complete withdrawal of its army from all of the Occupied Territories, and the dismantling of all settlements in the West Bank, including East Jerusalem. This would bring their demands into line with the opinion issued by the International Court of Justice on July 19, 2024 and the subsequent resolution passed by the United Nations General Assembly, which set September 17, 2025 as the deadline for Israel to end its occupation and colonization of the Occupied Territories.

Saving face—with the same fake solutions

Even as the Palestinian people are being dismembered in Gaza and Israel wants to finish them off, Canada, France and the UK are talking about “a long-term political solution” (emphasis added) and reaffirming their support for the “efforts led by the United States, Qatar and Egypt,” although Egypt has consistently cooperated with Israel in maintaining the blockade and, as is well known, the United States continues to arm Israel and its president says the U.S. should take over Gaza and turn it into the Riviera of the Middle East.

Canada, France and the UK also want to exclude Hamas from talks about the future of Palestine, as if this were their decision to make. They state: “We will continue to work with the Palestinian Authority, regional partners, Israel and the United States to finalize consensus on arrangements for Gaza’s future.” Is this how they understand the right of peoples to self-determination—deciding who should represent them and asking them to reach a consensus with a genocidal state?

It is time to act!

If Canada does not want to remain complicit in Israel’s crimes, it must immediately apply all means of political and economic pressure at its disposal. There are many things it could do, including immediate recognition of the State of Palestine, applying a real two-way embargo on military equipment, joining in actions before the international courts, terminating economic and military agreements, imposing sanctions and breaking off diplomatic relations.

Canada should also urge all its allies do likewise and work for the maintenance of real international pressure until the following conditions are met:

  • the immediate and permanent lifting of the Israeli blockade and the resumption of aid distribution by the relevant UN agencies, beginning with UNRWA;
  • an immediate and permanent ceasefire;
  • full compliance with international law by Israel, which would entail dismantling the settlements and ending the occupation;
  • the rapid and unconditional realization of the Palestinian people’s right to self-determination.

New orders from the International Court of Justice and more UN resolutions won’t make Israel back down. Unfortunately, neither will another UN conference in June. Only the immediate implementation of maximum sanctions could make Israel change course.

When international law is openly, even proudly, flouted by many countries—led by the United States and Israel—this is the only way that Canada, a country that claims to uphold international law, can truly defend it and fulfil its obligations under the Convention on the Prevention and Punishment of the Crime of Genocide.

The very possibility of a future for the Palestinian people is at stake.

L’article The time for words is over, the time for action is now est apparu en premier sur .

]]>
Ce n’est plus le temps des paroles, c’est le temps d’agir ! https://urgencepalestine.quebec/ce-nest-plus-le-temps-des-paroles-cest-le-temps-dagir/ Wed, 21 May 2025 16:36:10 +0000 https://urgencepalestine.quebec/?p=991 Réaction concernant la déclaration conjointe du Canada, de la France et du Royaume-Uni sur la situation à Gaza et en Cisjordanie du 19 mai 2025. Si le Canada ne veut pas demeurer complice des crimes d’Israël, il doit immédiatement déployer tous les moyens d’action politique et économique à sa disposition.

L’article Ce n’est plus le temps des paroles, c’est le temps d’agir ! est apparu en premier sur .

]]>
Réaction concernant la déclaration conjointe du Canada, de la France et du Royaume-Uni sur la situation à Gaza et en Cisjordanie

Communiqué de presse
Pour diffusion immédiate

LIRE EN PDF

Tiohtià:ke/Mooniyang/Montréal, le 21 mai 2025 — Le lundi 19 mai, le Canada, la France et le Royaume-Uni ont émis une déclaration conjointe qui marquait un revirement en haussant nettement le ton à l’endroit d’Israël. Maintenant qu’ils assistent à l’horrible aboutissement logique des plans israéliens, la situation est devenue tellement embarrassante qu’ils tentent de s’en dissocier. Il s’agit là de paroles. Il est minuit moins une pour le peuple palestinien. Seules des actions d’une grande force — appliquées immédiatement, multilatéralement et dans la durée — peuvent faire reculer Israël.

Une collaboration maintenue à travers 19 mois de génocide

N’oublions pas qu’avant de faire cette déclaration, le Canada, la France et le Royaume-Uni ont appuyé Israël de façon indéfectible depuis des décennies. Ils ont tissé avec ce pays des liens très étroits à tous les plans : économique, politique, diplomatique, militaire, culturel. Des liens jusque dans la complicité avec l’occupation et la colonisation israéliennes du Territoire palestinien occupé (Gaza et Cisjordanie, incluant Jérusalem-Est) et avec le génocide en cours.

Depuis octobre 2023, alors qu’Israël tuait et estropiait 200 000 Palestinien·nes (au moins), amenait toute une population vers la famine et détruisait l’ensemble de ses infrastructures, ces pays ont d’abord défendu le « droit d’Israël de se défendre », puis ont exprimé des « préoccupations » et finalement demandé un cessez-le-feu. Mais ils n’ont RIEN FAIT. Ils n’ont adopté aucune sanction significative, ils n’ont pris aucun moyen pour que cet enfer cesse.

Des demandes nettement sous la barre du droit international

C’est la première fois que ces pays utilisent face à Israël des termes comme « discours odieux » ou « actes honteux ». Mais c’est le peu d’envergure de leurs demandes qui frappe.

Le Canada, la France et le Royaume-Uni s’opposent « à l’élargissement des opérations militaires menées par Israël à Gaza » et « à toute tentative d’expansion des colonies en Cisjordanie » (c’est nous qui soulignons). Ces trois pays doivent plutôt exiger la fin immédiate de toutes les opérations militaires d’Israël à Gaza et le retrait complet de son armée de tout le Territoire palestinien occupé (TPO). Et ils doivent exiger le démantèlement de toutes les colonies en Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est. Ils aligneraient ainsi leurs demandes sur l’avis qu’a donné la Cour internationale de justice le 19 juillet 2024 et sur la résolution subséquente de l’Assemblée générale des Nations Unies, qui a fixé le 17 septembre 2025 comme échéance à la fin de l’occupation et de la colonisation israéliennes du TPO.

Sauver la face… avec les mêmes fausses solutions

Alors que le peuple palestinien est sacrifié à Gaza et qu’Israël veut l’achever, le Canada, la France et le Royaume-Uni envisagent « une solution politique à long terme » (c’est nous qui soulignons). Et ils réaffirment leur appui aux « efforts déployés par les États-Unis, le Qatar et l’Égypte », alors que l’Égypte a toujours coopéré avec Israël pour maintenir le blocus et qu’il est connu du monde entier que les États-Unis continuent d’armer Israël et que leur président préconise la prise de possession de Gaza par les États-Unis et son développement en Côte d’Azur moyen-orientale !

Comme si cela relevait d’eux, les trois pays réitèrent leur volonté d’écarter le Hamas de toute discussion sur l’avenir de la Palestine. Et ils ajoutent : « Nous poursuivrons notre collaboration avec l’Autorité palestinienne, des partenaires régionaux, Israël et les États-Unis afin de parvenir à un consensus sur les dispositions à prendre concernant l’avenir de Gaza ». Est-ce ainsi que ces pays conçoivent le droit à l’autodétermination des peuples : décider qui les représente et leur demander d’arriver à un consensus avec un État génocidaire ?

C’est le temps d’agir !

Si le Canada ne veut pas demeurer complice des crimes d’Israël, il doit immédiatement déployer tous les moyens d’action politique et économique à sa disposition, en tant qu’État. Et ils sont nombreux : reconnaître immédiatement l’État de Palestine, appliquer un réel embargo bilatéral sur tout matériel militaire, se joindre à des actions devant les cours internationales, résilier des ententes économiques et militaires, imposer des sanctions, rompre les relations diplomatiques, pour n’en nommer que quelques-uns.

Le Canada devrait aussi œuvrer à ce que tous ses alliés fassent de même et que cette pression internationale réelle soit maintenue jusqu’à ce que soient obtenus :

  • la levée immédiate et permanente du blocus israélien, et la reprise de la distribution de l’aide par les agences de l’ONU dûment mandatées pour cela, à commencer par l’UNRWA ;
  • un cessez-le-feu immédiat et permanent ;
  • le respect intégral du droit international par Israël et donc le démantèlement des colonies et la fin de l’occupation du TPO ;
  • la réalisation, rapide et sans condition, du droit à l’autodétermination du peuple palestinien.

De nouvelles ordonnances de la CIJ, de nouvelles résolutions de l’ONU, ne feront pas reculer Israël. Une nouvelle conférence à l’ONU en juin prochain, malheureusement non plus. Seul un maximum de sanctions appliquées sans délai peut faire reculer Israël.

Dans une période où le droit international est ouvertement, voire fièrement, bafoué par de nombreux pays — États-Unis et Israël en tête — c’est uniquement de cette façon que le Canada, qui prétend s’en réclamer, pourrait réellement prendre sa défense et s’acquitter de ses obligations en vertu de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide.

Ce qui est en jeu, c’est la possibilité même d’un avenir pour le peuple palestinien.

– 30 —

À propos de la Coalition

La Coalition du Québec URGENCE Palestine s’est formée en février 2024 pour rendre visible l’indignation de la société civile québécoise devant le génocide perpétré par Israël à Gaza et pour soutenir la lutte palestinienne contre l’occupation, la colonisation et la dépossession. Elle rassemble 51 groupes syndicaux, communautaires et citoyens partout au Québec.

L’article Ce n’est plus le temps des paroles, c’est le temps d’agir ! est apparu en premier sur .

]]>
Charles Émond à l’Assemblée nationale – La CDPQ refuse d’examiner sa responsabilité dans le génocide en Palestine https://urgencepalestine.quebec/communique-charles-emond-assemblee-nationale_2025/ Wed, 07 May 2025 17:35:56 +0000 https://urgencepalestine.quebec/?p=954 En commission parlementaire le 6 mai 2025, le PDG de la Caisse de dépôt, Charles Émond, a tenté de justifier l’injustifiable : une hausse de 70 % des investissements dans 24 entreprises militaires complices du génocide à Gaza.

L’article Charles Émond à l’Assemblée nationale – La CDPQ refuse d’examiner sa responsabilité dans le génocide en Palestine est apparu en premier sur .

]]>
Communiqué de presse
Pour diffusion immédiate

LIRE EN PDF

Tiohtià:ke/Mooniyang/Montréal, le 7 mai 2025 – Interrogé hier par la députée de Verdun Alejandra Zaga Mendez à l’occasion de l’étude des crédits budgétaires du ministère des Finances, Charles Émond, président et chef de la direction de la CDPQ, tente de justifier l’injustifiable : une hausse de 70 % des investissements dans 24 entreprises militaires complices du génocide à Gaza.

La CDPQ est complice du génocide en Palestine et elle l’assume

L’an dernier, lors du même exercice, M. Émond avait été spécifiquement interrogé par le député Haroun Bouazzi concernant Lockheed Martin, une entreprise étasunienne qui fournit les avions de chasse de l’armée israélienne. En conclusion de sa réponse, M. Émond avait déclaré qu’il allait « regarder tout ce qui doit être regardé dans la lumière de la lentille que vous fournissez. Si on juge qu’une société ne rencontre pas notre politique des droits […] on prendrait les mesures qui s’imposeraient, le cas échéant ». Or, en 2024, la CDPQ a doublé ses investissements dans Lockheed Martin. M. Émond tente de faire croire qu’investir dans des compagnies qui fournissent à Israël les armes de son génocide est conforme à la politique des droits humains de la Caisse !

Pourtant, hier, M. Émond a déclaré du même souffle que la CDPQ n’investit pas et n’investira pas dans des entreprises livrant des armes à la Russie. Pour Charles Émond et la CDPQ, le respect des droits humains est donc à géométrie variable selon les jeux politiques occidentaux.

Alstom : Charles Émond induit la population en erreur

Charles Émond, tout en reconnaissant l’investissement de plus de 2 milliards $ de la CDPQ dans Alstom, a affirmé que l’entreprise n’avait plus d’activités à Jérusalem. Or, selon les documents de l’entreprise (page 137), Alstom détient toujours 20 % des parts de Jerusalem City Light Rail (JCL), la société qui exploite le tramway reliant des colonies illégales en violation du droit international. La CDPQ ne peut prétendre ignorer cette réalité, cette information lui ayant été présentée le 7 août dernier par des représentant·es de la Coalition lors d’une rencontre. Un mensonge inacceptable qui soulève des questions sur la transparence de l’institution.

Politique de droits de la personne : un refus de transparence

Charles Émond a refusé de rendre publique l’analyse de conformité des investissements de la Caisse dans Lockheed Martin à la lumière de sa politique de droits humains et du droit international. De plus, M. Émond se cache derrière des consultations avec des « experts de classe mondiale » en droit international dont il refuse de divulguer l’identité aux Québécois·es.

Pour la Coalition, il est clair que les investissements dans Lockheed Martin et les 23 autres entreprises du secteur militaire ne respectent ni les droits humains, ni le droit international. La CDPQ a choisi l’opacité car elle sait que ces choix d’investissements sont indéfendables.

Citations

« À la députée Alejandra Zaga Mendez qui lui souligne que les compagnies qui arment Israël participent à un génocide, Charles Émond répond que “le secteur de la défense est la sécurité des populations” ! Visiblement, la vie des Palestinien·nes n’entre jamais dans ses calculs » déclare Raymond Legault, porte-parole de la Coalition du Québec URGENCE Palestine.

« Le message de Charles Émond est clair : il n’a aucun problème à financer un génocide, du moment que c’est rentable. La seule question, c’est de savoir combien d’autres personnes la Caisse de dépôt est prête à laisser mourir dans sa quête sanglante de profits? » s’indigne Benoît Allard, porte-parole du collectif Désinvestir pour la Palestine.

Faits saillants

Vidéo 6 mai 2025 (0:47:28 à 1:01:20) — Étude des crédits budgétaires 2025-2026 du ministère des Finances, volet Finances — Caisse de dépôt et placement du Québec

Vidéo 24 avril 2024 (1 :22 :09 à 1:27 :32) — Étude des crédits budgétaires 2024-2025 du ministère des Finances, volet Finances — Caisse de dépôt et placement du Québec

Alstom : Document d’enregistrement universel 2023/24 concernant le rapport financier annuel (la plus récente version, voir l’enregistrement de Jerusalem City Light Rail à la page 137)

Analyse du rapport 2024 de la CDPQ, réalisée par la Coalition et Just Peace Advocates

cdpq-palestine.info : campagne Sortons la Caisse des crimes en Palestine

-30-

À propos de la Coalition
La Coalition du Québec URGENCE Palestine s’est formée en février 2024 pour rendre visible l’indignation de la société civile québécoise devant le génocide perpétré par Israël à Gaza et pour soutenir la lutte palestinienne contre l’occupation, la colonisation et la dépossession. Elle rassemble 50 groupes syndicaux, communautaires et citoyens partout au Québec.

Pour informations et entrevues :
cell. media : (514) 690-5113

Site web : urgencepalestine.quebec

 

L’article Charles Émond à l’Assemblée nationale – La CDPQ refuse d’examiner sa responsabilité dans le génocide en Palestine est apparu en premier sur .

]]>